Rappel des faits (1)

3 minutes de lecture

Petit récapitulatif (pour ceux qui n'auraient pas tout suivi)

Ça a commencé quand Fillon a refusé de se retirer des élections présidentielles après sa mise en examen, même s'il avait promis de le faire. On s'est retrouvé à devoir choisir entre la peste noire et un banquier qui a inventé son parti de toutes pièces. Parti avec un nom bidon et qui mourra sûrement avec lui. Quitte à choisir entre la peste et le choléra, on a choisi le choléra. Voilà le Manu qui parade au Louvres le jour son élection, avec sa prof qu'il a chopé en terminal. Sauf qu'il est dépensier et adepte de la start-up nation. Du coup il fait de L’Élysée un business, fait construire une piscine pour ses vacances et s'offre une vaisselle qui coûte un bras. Arrive alors un autre scandale. Son copain Benalla, qui adore la castagne et qui nous a privé des Bleus, se fait salement choper. C'est là qu'on découvre, entre autres, que le plus haut sommet de L’État protégeait ce gars et couvrait d'autres saloperies de ce genre. "Venez me chercher" scandait-il bien planqué et entouré de fidèles.

Loin de se démonter, le petit Manu gifle un gamin pour faire le dur et décrète qu'il suffit de traverser la rue pour trouver du boulot. Puis il décide d'augmenter le prix du carburant. Et là c'est la goutte d'eau qui fait déborder toute la Seine. Ni une ni deux, le peuple se met en colère et commence à faire grève tous les samedis. C'est là que le festival de la mauvaise foi commence. Castaner envoie la police, puis l’armée quand les LBD ne suffisent plus, et s’attaque même au droit de manifester. On découvre que les médias ne savent pas faire la différence entre manifestants, casseurs et fachos. Le mouvement prend de l’ampleur dans le pays et ailleurs, malgré les inlassables "ça s’essouffle" martelés par les infos les jours de manifs. Pendant que nous on regarde le nombre de blessés et d'œils éborgnés se multiplier par dix, les Champs-Élysées se faire saccager, des vitres se faire péter et des voitures cramer, Manu se planque, ignore superbement la populace sans bouger une oreille et ne veut rien lâcher.

Pour clamer le jeu, il se lance en campagne et organise un "débat national" qu'il termine en apothéose avec un monologue sous forme de conférence de presse. Comme prévu, il n'annonce rien de nouveau et martèle inlassablement son fameux "garder le cap" qui ne convainc personne. Loin de calmer la populace, le Castaner fait interdire les manifs pour dissuader les réfractaires. Tout devient un prétexte pour durcir le ton et on fait chialer les commerçants à la télé.

Alors qu'un gamin disparaît mystérieusement après une intervention policière pendant la fête de la musique, on découvre que DeRugy mange du homard, organise des dîners sous couverts de repas d'affaires et retape son appart de fonction aux frais du contribuable. Cette affaire fait un scandale en moins de deux jours. Après une superbe démonstration de ses talents de comédien en guise d'explications, DeRugy refuse de démissionner, mais finit par le faire quand il voit que ça chauffe de plus en plus. À peine sorti du DeRugy Gate, le corps de Steve, 24 ans, est repêché 38 jours après sa disparition, pile à l'endroit où l'opération policière avait dégénéré et précipité une quinzaine de jeunes dans la Loire. Évidemment les mensonges et les manipulations se succèdent pour expliquer ce terrible drame et dédouaner totalement ces pauvres policiers. On assiste donc à une instrumentalisation à peine déguisée où tout est bon pour décrédibiliser le camp d'en face.

Et maintenant on se retrouve en pleine guerre civile, au milieu d'un conflit entre des combattants en jaune qui ne lâcheront pas et des mecs en costards qui ont le pouvoir de changer les choses mais qui ne veulent rien savoir. On parlait souvent d'anniversaire de Mai 68. Là c'est plus que réussi.

En bref, merci Penelope !

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