Attirance (Nouvelle -homo- érotique)

15 minutes de lecture

-Allez, respire et ferme les yeux. Ça va aller. 

Le jeune homme brun plissa ses yeux à ce conseil. Il tentait tant bien que mal de rester calme et serein, mais il haïssait ce genre d'événement. Depuis toujours. C'est sur ses poings serrés qu'il senti quelques instants plus tard, le contact d'une paume contre ses doigts. Régulant comme il le pouvait sa respiration démesurée, il empoigna cette prise nouvelle avant d'ouvrir grand ses paupières. Un blond tout aussi grand que lui se trouvait à ses côtés, et scruta avec précision les réactions stressées de son compère.

-Putain de merde, j'ai horreur de ces promotions télés. Et puis, devant cette bande d'enfoiré de cette émission de merde en plus... J'ai l'impression qu'ils font tous exprès d'être abruti. Lança le plus mat des deux, tout en se frottant le front de manière compulsive.

Son visage était en eaux, favorisé par un peur latente. Son camarde fit dans le même temps courir un mouchoir en papier sur ce visage huileux.

-Ça va bien se passer, fait ce que tu sais faire de mieux ; parler du synopsis qui t'a intéressé, du caractère de ton personnage, rembarrer les arguments des autres qui font passer ta performance pour celle d'un téléfilm à petit budget et tout se passera très bien. 

Sa voix se voulait rassurante et ses paroles cyniques, et elle eut l'effet escompté sur lui. Comme une coulée de miel qui se déverse dans une gorge douloureuse. Le blondinet se tourna vers lui après sa phrase, lui faisant face. Sans en rajouter, il ajusta le nœud de cravate devant lui. Ses iris noires scrutaient avec calme ses doigts se débattre autour du bout de tissu multicolore. Puis, il prit quelques instants pour mieux le contempler.

Après tant d'années de concubinage, il était toujours aussi ravissant. Il lui trouvait une beauté enchanteresse, rare chez les autres hommes qu'il avait pu fréquenter. Non pas qu'il avait eu beaucoup de conquête dans sa vie, mais il exerçait un tel envoutement qu'il n'en avait pas besoin. Il l'avait lui, c'était l'essentiel. 

Il tenta encore une fois de calmer son angoisse, soufflant et agitant ses bras de manière désabusée. C'était un comédien renommé mais il avait toujours eu une peur bleue de se trouver ridicule à chaque prise de parole. Il sentait cependant la présence rassurante de son ami à son flanc, ainsi que le bout de ces doigts lui caressant l'intérieur de la paume.

-Et puis, une fois l'enregistrement de l'émission terminé, on sera tous les deux... Juste tous les deux. Ça te donnera une raison de te détendre.

-Tu penses sérieusement que me dire ça m'aidera à me détendre ? Répondu l'hispanique, tout en croisant le regard de son compère qui lui-même s'était rapproché un peu plus. Si près que leurs deux torses se touchaient à présent légèrement.

-Peut-être pas, en effet... Mais en tous cas, tu as maintenant une idée de mes pensées. 

Il laissa échapper un rictus amusé à cette réponse alors que le parisien rapprochait son visage doucement. Le regard planté dans le sien, le cadet s'autorisa à amener sa main vers l'épaisse chevelure du plus vieux. Tendrement, il plaça une des mèches rebelles entre ses doigts avant de déposer ses lèvres sur cette bouche si tentante. Le plus typé ne bougea que plusieurs secondes plus tard, répondant au baiser avec douceur. Il senti une main venir se loger au creux de son dos alors que l'autre fut toujours fermement accrochée à la racine de ses cheveux. Puis finalement, il céda au désir de son partenaire. Rejoignant lui aussi de ses doigts ce cou découvert, il se permit de rejoindre de sa langue celle de son minot. 

L'acte fut passionné, déroutant. Comme disparu de toute réalité. Ils étaient tous les deux, sans personne autour. Personne pour les juger. Malheureusement pour eux, un toquement vint éclater leur bulle d'intimité. Le blondinet tenta de se dégager de l'emprise du plus vieux par réflexe, même si il ne put y arriver. L'étreinte qu'exerçait son acolyte contre lui était trop forte. Celui-ci d'ailleurs exprima un grognement de frustration quand le bruit recommença de plus bel.

-Allez Matt, on reprendra notre programme plus tard. Lança finalement le plus frêle avant de reposer un bref instant ses lèvres sur celles de son aîné.

Alors qu'il tentait de s'éloigner, il fut retenu par une poigne contre son bassin.

-Je te préviens. Tu as intérêt à m'attendre ici, pas question que tu t'envoles ce soir. Je ne te veux qu'à moi tout seul.

-Je travaille pas ce soir, tu sais bien. Et puis, je veux être présent lorsqu'il te poseront des questions sur ta vie sociale, amoureuse... Qu'elle sache que tu ne seras jamais à elles.  

La réplique fut suivie d'un regard malicieux à l'intention du plus massif qui ne put refréner un léger frisson. Ainsi, le dénommé Matt quitta la loge désormais silencieuse, laissant son acolyte seul avec ses songes. Celui-ci resta quelque temps immobile, ses iris faisant face à la porte à présent fermée. Et ce fut avec un sourire discret qu'il repensa avec nostalgie à leur histoire commune.

Cela avait commencé bien innocemment entre eux. Il se souvenait de sa première apparition télévisuelle, ainsi que cette première rencontre. Il venait d'arriver pour la première fois dans les coulisses de la production, devant mené une interview avec un des agents artistique du studio. À sa grande surprise, il avait tourné en rond une bonne demi-heure avant de trouver les bons locaux. Mais ce qu'il ne savait pas encore, ce fut qu'un des acteurs présents l'avait également repéré son air égaré. Cependant, pour une autre raison. Il avait rarement vu un garçon aussi beau.

Tapis dans l'ombre, Mathieu Logier -acteur montant et prometteur de sa génération- habitué de ce plateau de tournage le guettait aussi. Sans un mot, il le matât sans un brin de gène avant de s'avancer pour lui proposer son aide. Certes, il avait décerné le pouvoir charmant de l'homme en question, mais également le fait qu'il semblait tourner en rond sans oser demander son chemin. Et en discutant avec lui, il comprit que ce gars-là n'était clairement pas parisien. Et qu'il avait un charme, c'était indéniable. Comme une sorte d'aura hypnotisable. Mais il fit mine de rien, gardant ses songes pour lui-même et se contentant de l'emmener bien cordialement dans le bureau susnommé que l'autre cherchait.

En effet, qui aurait pu se douter que le soi-disant « nouveau sex-symbol de la génération Z» était homosexuel. D'ailleurs, il se disait que personne ne se devait d'être au courant non plus. Seuls ses collègues les plus proches étaient au parfum au sujet de ses relations charnelles. Il se souvenait d'ailleurs ce que sa mère lui avait rapporté après son Coming Out:

« Généralement, je ne connais pas beaucoup de personnes qui sont obligées d'avouer leur hétérosexualité. Alors pourquoi devoir le faire avec une orientation sexuelle différente ? Faire cette démarche est déjà le commencement pour caractériser une chose qu'on pense anormale. »

Ce fut donc tout bonnement qu'il avait attendu la fin de l'entretien pour aller faire plus ample connaissance avec le jeune journaliste, sachant enfin son nom. « Benjamin »

Pénétrant dans la pièce où celui-ci attendait, il se présenta et l'invita rapidement à venir à une de ses répétitions. L'autre en resta penaud, n'ayant pu jamais imaginer que le beau Mathieu ferait preuve de curiosité à son égard. Benjamin le connaissait bien sûr, il représentait pour lui le symbole de la persévérance. Son histoire personnelle, en tous cas de ce qu'il connaissait, le laissait ébahi. Il louait cette force de caractère dont faisait preuve son aîné. Ce fut donc avec entrain qu'il accepta cette proposition de venir le voir jouer en "directe", sans même penser à plus.

Voilà donc comment les deux jeunes hommes commencèrent à faire connaissance, allant un à un voir l'autre pendant plusieurs semaines. Se côtoyant pendant les jours de tournages ou d'autres circonstances. Puis, un soir où Mathieu l'invita chez lui afin de continuer la soirée, celui-ci osa enfin se rapprocher. L'autre en était resté surpris, mais pour le moins enchanté. Il avait beau avoir senti une certaine attirance, il ne pouvait s'autoriser à penser ce genre de chose. Mais depuis quatre ans elle durait, fait qu'il n'aurait jamais pu imaginer. Ce fut donc pourquoi il était toujours afin de veiller sur lui. Pour Mathieu, il était devenu le plus important. Et même si ils se laissaient une liberté nécessaire sur leur métier, l'avis de chacun était de rigueur. Ils veillaient l'un sur l'autre, en continu.

Benjamin suivit pendant l'après-midi de près l'interview de son petit ami. Il remercia silencieusement Le présentateur de ne pas poser plus de question que nécessaire sur sa vie privée. Ce dernier était respectueux de ses collègues, sachant lui-même à quel point cela pouvait être compliqué de devoir faire face à la vérité. Mathieu de son côté se contenta de faire sa promotion le plus sobrement possible. Il attendait avec une malicieuse impatience le premier ministre qui devait faire son entrée. On lui avait conseillé de ne pas trop en dire, de ne pas trop répliquer. L'image d'un chien à qui on dirait de ne pas prendre la viande à ses pattes lui vint instinctivement en tête. Comment pourrait-il s'empêcher de l'interpeller ? Il le savait, c'était peine perdue.

Et bien sûr, il ne fit rien de tout ça et rentra rapidement dans l'explication de ses interrogations contre l'homme politique. Celui-ci commençait à perdre patience face aux répliques cinglantes du jeune homme même si il tenta de ne rien laisser paraître. Et finalement, le parisien fut inénarrable durant une dizaine de minutes, pointant du doigts les problèmes du gouvernement et la réforme qu'elle tentait de mettre en place. Une sorte de renouveau de Balavoine. Et même si il semblait en rire sur le plateau de la désinvolture dont faisait preuve son interlocuteur, une fois les caméras coupées, se fut bien différent.

Benjamin rassemblait les affaires dans la loge quand Mathieu franchi le seuil de la porte après plus de trois heures d'enregistrement. Il vociféra une insulte dans l'air avant de prendre rapidement son blouson sans même un regard autour de lui. Il était tendu et ne semblait vouloir plus qu'une chose : Déserter de ce studio. Ce fut sans un mot que le blond s'approcha de l'homme et vint enrouler ses bras autour de son buste. Il put remarquer que celui-ci tremblait sous le coup de l'énervement. Mais son contact eu tout de même la force de calmer ses muscles tendus.

-Les gens sont tellement... Incompétents. Ça me fout les boules de voir que des mecs comme ça s'en foutre pleins les poches et des personnes comme mes parents qui ont toujours galérer pour arriver à...

-Cherche pas, tu as été brillant ce soir, ça va le remettre à sa place un petit temps. Tu étais parfait.

Ce dernier ne répondit pas à cette phrase, parvenant à se calmer de lui-même. Pour seule réponse, il exerça une pression autour de ce corps frêle, comme pour remercier en silence son homologue d'être présent. Finalement, il finit par se retourner vers lui avant de bloquer son visage entre ses paumes.

-Tu sais que tu ne dis pas que des conneries toi quelquefois ? Mais maintenant, c'est autre chose que je veux remettre en place.

☽ ☾

Allongé derrière lui, son corps collé au sien, Mathieu fit voyager le bout de ses doigts contre le flanc droit de son partenaire. Il aimait sentir la moindre parcelle de peau réagir à son contact, comme si il fut le seul à détenir ce pouvoir. L'autre ne bougeait pas, semblait si calme qu'on pouvait se demander si il n'était pas endormi à ses côtés. Seul sa virilité trahissait son état d'éveil. Il tourna nonchalamment la tête quand il sentit les lèvres de son amant se déposer sur son épaule. Et ce fut sans un mot que celui-ci l'embrassa, d'une tendresse infinie tout en resserrant son emprise autour de lui. Baignant dans la pénombre de leur petite chambre, à l'abri de tout avis extérieur. Plus rien ne comptait, plus rien existait.

Le baiser s'intensifia alors que la ceinture du plus jeune tomba au sol dans un bruit lourd. Le plus vieux déboutonna ensuite le jean de son partenaire sans jamais quitter ces lèvres tiédies par sa présence. Et alors que l'érection de sa victime fut à découvert, Mathieu cessa toute action. Les yeux perdus dans le regard de l'autre, il prit plusieurs secondes afin d'observer avec intérêt l'homme bloqué sous son corps. Sans un mot, il détaillait comme habituellement ces traits si caractéristiques. Personne n'avait autant chamboulé sa vie.

Benjamin de son côté se contenta de sourire à son conjoint, ne brisant pas ce silence pour autant. Il sentait le bout de ces ongles joncher à présent sa pomme d'Adam avant d'atterrir sous son T-Shirt que l'acteur retira habillement. Il ne put refréner un soupir d'extase avant de fermer ses paupières. La sensation qu'il éprouvait quand son amant le touchait était indescriptible. Tout son corps entier réagissait alors que son rythme cardiaque s'accentuait chaque seconde un peu plus. Puis, comme pour faire partager son impatience latente, le provincial s'autorisa à passer sa main sous le pantalon du plus vieux. Ce fut tout en caressant le postérieur de celui-ci qu'il revint à ses lèvres. Cette fois, un peu plus passionnément. Il n'en fallut pas plus au dominant pour accentuer ses gestes. 

Ce fut en se relevant et d'un coup sec qu'il retira le bas de sa victime. Celle-ci se cambra, envahie par une vague d'excitation brute. Mathieu le toisa quelques instants alors que tout son corps le surplombait complètement. Il le regardait se tortiller d'impatience alors qu'il se déplaça légèrement afin de pouvoir être dans l'axe de son bassin. Son boxer était gonflé, laissant imaginer une érection plus que réel. Se rapprochant un peu plus, il fit se rencontrer leurs deux intimités encore couvertes avant de passer sensuellement sa main sur le bas ventre de l'artiste.

-Tu as envie j'imagine ? Je veux t'entendre me le dire. Murmura-t-il tout en ne quittant pas des yeux son ami.

-J'ai envie de toi. La, maintenant, tout de suite... 

Ce ne fut qu'un chuchotement à peine audible qu'il s'était forcé à prononcer. Sa bouche était asséchée, ses muscles sous tensions. Le plus vieux s'en amusa, descendant dans le même temps ses doigts en dessous de l'élastique du sous-vêtement.

-Je pense ne pas avoir bien entendu. Tu sais que t'es plutôt baisable comme ça ? 

L'autre ne put répondre à cette question alors qu'il sentit une caresse le long de son pénis grandissant. Il se cambra un peu plus, envoyant inconsciemment son bassin vers l'avant. Toujours les paupières clauses, il sentit le torse de Mathieu se rapprocher. Un souffle chaud se propagea le long de son ventre alors que son agresseur traçait la ligne de son passage du bout de sa langue. Celui-ci remonta jusqu'à sa bouche béante avant de venir mordiller sa lèvre inférieure.

-Putain, ce que t'es excitant. C'est ça que tu veux ? 

Il accompagna sa question d'un nouveau mouvement sur ce membre dressé. L'autre homme ne put se retenir de laisser échapper un râle d'impatience. Il rouvrit cependant les yeux face au plus vieux, les joues empourprées du fait de la situation.

-Baise moi, s'il te plait. Conjura finalement le cadet, embrassant une nouvelle fois de toute sa fougue son conjoint.

Il n'en fallut pas plus au trentenaire pour ôter le dernier bout de tissu recouvrant la virilité de son compagnon. Ce fut alors qu'il commença pour de bon sa masturbation. De doux gémissements commencèrent à se faire entendre dans la pièce, camouflés cependant par une danse de leurs langues enflammées. Et ce furent à peine quelques minutes plus tard que Benjamin se permit de descendre le long de ce corps offert.

Dans un dernier regard complice, il prit en bouche le journaliste qui envoya sa tête valser en arrière dû au contact. Un halo de plaisir le prit en otage alors qu'il accompagnait les mouvements de cette bouche si assidue. Sa respiration se faisait saccadée, irrégulière alors qu'il profitait discrètement de la vue que lui offrait l'acteur. Voir ces lèvres et cette langue pendues à son sexe irrigué le rendait fou. Cela n'amplifiait qu'assidûment son désir profond. Il le laissa faire plusieurs minutes, se perdant lui-même dans l'abîme de son plaisir avant de sentir son ami remonter doucement. Sans un mot, il revint finalement l'embrasser à pleine bouche, lui permettant de se goûter par la même occasion.

Benjamin ne put s'empêcher de déshabiller rapidement son partenaire, profitant pour en découvrir une nouvelle fois ce corps robuste. Finalement, la chemise du plus vieux tomba au sol ainsi que le reste de ses affaires. Ils se retrouvèrent vite dénudés et enlacés ensemble, le plus jeune sur l'autre.

-Tu veux peut-être pas passer aux choses sérieuses tout de suite ? Demanda le parisien pendant qu'il continuait de stimuler son interlocuteur.

-Je ne veux plus attendre. J'ai envie de toi, pas juste de ta bouche. De toi. 

Ce fut assez explicite pour que ce dernier comprenne. C'est en rejoignant doucement ces lèvres qu'il se permit de descendre ses doigts vers l'entrée de son partenaire avant d'exercer doucement une pression autour. Le plus jeune s'occupa lui de prendre en main son concubin, jouissant par dépit de sa réaction. Il n'en fallut pas plus pour que celui-ci pénètre tendrement son intimité.

Le plus frêle se cambra un peu plus sur son aîné, réceptif à son action. Ce fut avec impatience qu'il emmena la virilité qu'il tenait entre ses doigts vers son entrée déjà ouverte. Enfin, dans un dernier regard complice, l'acteur entra en lui d'un mouvement lent avant de s'immobiliser.

Benjamin resta une poignée de seconde impassible, partagé entre son désir et sa douleur. Il remercia intérieurement son amant de la patience dont il faisait preuve alors que des incisives mordillaient sensuellement la peau blême de son cou. Puis, l'aîné commença de légers mouvements en lui, veillant à chacune de ses réactions afin d'en tenir rigueur par la suite. Se relevant tout en l'emmenant avec lui, Mathieu commença des pénétrations régulières. Son hôte semblait avoir atteint un stade de plaisir partagé.

Ce fut dans une tension globale que le couple continua de s'explorer. Le plus jeune à cheval sur son amant, il ne put s'empêcher de laisser échapper des gémissements de plus en plus puissants. Le dominant exécutait de lents aller et retours dans ce corps frêle, humant par ailleurs la douce odeur qui s'en dégageait. Il en était devenu accro.

L'atmosphère de la pièce et les réactions de son amant le forcèrent à accentuer ses gestes, décidant de se relever afin de l'avoir en dessous de lui. De cet axe, il avait un meilleur accès à cet antre si tentant. Se laissant aller à l'extase, il s'autorisa de plus amples mouvements tout en venant rencontrer le sexe durcit sous lui. Benjamin le regard faire, les iris troublent. Le plaisir était si intense qu'il en perdit la notion du temps. Il ne voyait plus que lui, ne pensant qu'à une chose.

Finalement, l'orgasme le gagna rapidement. Quand l'autre l'eut remarqué, il s'empressa de continuer plus rapidement sa masturbation. La combinaison des deux ne laissa guère de chance au cadet de garder sa concentration. Et se fut dans un râle puissant qu'il déversa sa semence entre leurs deux torses. Mathieu continua quelques temps ensuite son acte, se délectant de cet orgasme qu'on lui offrait.

Avant même qu'il ait pu finir dans le corps de son amant, celui-ci inversa la cadence. Il reprit l'avantage sur son partenaire, déposant tout son poids contre lui et le bloquant sur le matelas humide. Enfin, dans un dernier mouvement, il le prit violemment en bouche. L'autre ne put se préparer à se contact et se laissa emmener dans une frénésie déconcertante. Il coinça dans ses deux paumes le crâne de son persécuteur avant d'exercer de rapides vas et vient. Il ne mit pas longtemps à se déverser contre sa langue chaude, bien trop durcit par l'acte passé. Enfin, les deux amants se laissèrent tomber ensembles, épuisés.

Toujours enlacés, ils peinèrent à reprendre leurs esprits. Le plus jeune fut le plus rapide à reprendre conscience des choses, se retournant naturellement vers son partenaire. Sans un mot, il logea son visage au creux de son cou et inspira. Il ressenti l'emprise de ce dernier s'accentuer alors que le bruit perpétuel de la rue avait resurgi dans la pièce. Tout était redevenu calme alors que les deux amants restèrent immobiles. Perdus dans le silence et la pénombre, ils profitèrent chacun de la présence de l'autre. Sans tabou, sans honte. Ils étaient heureux, peu importe le jugement hâtif des autres.

Annotations

Vous aimez lire Grimm ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à l'Atelier des auteurs !
Sur l'Atelier des auteurs, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscription

En rejoignant l'Atelier des auteurs, vous acceptez nos Conditions Générales d'Utilisation.

Déjà membre de l'Atelier des auteurs ? Connexion

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de l'Atelier des auteurs !
0