1943 2/2
Je n’en reviens pas.
Je rêve, ce n’est pas possible : première mission et on tombe sur quoi ?
Un convoi de l’armée nazie...
Il s’arrête juste sous notre arbre, ce n’est pas possible. Je tourne la tête vers Hugo et Lucie, étrangement, ils sont calmes, les boches descendent de leurs véhicules.
Le stress monte d’un coup lorsque je vois deux gars qui se dirigent vers le champ, ils s’arrêtent à la barrière, d’où nous sommes, nous voyons qu’ils sont en train de pisser.
Une fois leurs vidanges de fait, ils repartent avec les autres...
On ne bouge pas, aucun bruit, je grave en mémoire, les moindres détails, les armes, les véhicules, d’où nous sommes, nous pouvons voir l’un des camions bachés, il y a des gens dedans, des enfants, des femmes.
Je sais que je ne devrais pas regarder.
L’histoire nous a appris que beaucoup de personnes qui ont pu être prises par ces monstres ont fini dans des camps de concentration, même si des gens, idiots, stupides, osent dire que cela n’a pas existé. Il faut vraiment être une merde pour penser de cette manière...
Après vingt minutes, leur convoi reprend la route, au moment où le dernier véhicule passe le virage, je décoince notre « tarzan ».
Moi : tout le monde va bien ?
Hugo : non, ça ne va pas... On aurait pu faire quelque chose...
Moi : non, nous ne devons pas changer le passé, nous ne devons rien modifier. J’aurais aimé aussi m’occuper de ce fils de pute, mais nous ne sommes pas là pour ça alors, tu prends deux secondes pour te calmer, pendant ce temps, Lucie, tu fonces vers le champ pour voir le reste de l’équipe.
Lucie : oui, cheffe.
Elle descend puis court vers le champ.
Pendant ce temps-là, Hugo se calme.
Moi : je sais que cela est triste, mais nous avons une mission, si nous devons éliminer un nazi, crois-moi, nous le ferons...
Hugo : oui Maelys, pardon de m’être énervé.
Moi : ne t’excuse pas, c’est normal, j’ai aussi envie de leur faire mal, mais...
Hugo : ouais, on ne peut rien changer.
Moi : oui.
Hugo : voilà l’équipe avec les voitures.
Moi : on descend, sinon ils vont s’imaginer que je te suce (sourire).
Hugo : hmmm, je ne dirais pas non.
Moi : gros cochon.
Hugo : oui, cheffe.
On descend, puis on rejoint nos coéquipiers.
Alan : j’ai vu leurs bites...
On rigole.
Lucie : comment sont-elles ?
Alan : poilues, on dirait une forêt.
Lou : horrible.
Antoine : en ce temps, c’était « normal ».
Moi : allez, on arrête de parler de leurs bites, nous avons de la route, nous sommes en retard par leur faute... Sales boches de merde...
Après deux mauvais démarrages, on quitte nos camps, pour une première mission, je ne suis pas près de l’oublier, il nous faut deux bonnes heures pour arriver non loin de la position du vaisseau.
Amir : c’est calme...
Lou : trop. (Elle porte la main sur son arme.)
Moi : arrêtez de faire les cowboys... Zen... Voiture A, vous restez ici, B de l’autre côté de la place, Antoine vient avec moi, on va regarder dans le coin...
Chacun prend position.
Ils gardent tous les yeux grands ouverts.
On rentre dans le restaurant.
Propriétaire : c’est pour ?
Antoine : bonjour, deux chicorées s’il vous plaît.
Propriétaire : installez-vous, je ramène ça. (Deux minutes après) Vous avez de l’argent, les jeunes ?
Antoine : oui, monsieur.
Propriétaire : montre.
Antoine : voici, monsieur.
Propriétaire : c’est ta petite copine ? Elle est bien mignonne.
Je glisse ma main au niveau de ma baïonnette, Antoine me prend dans les bras.
Antoine : Oui, monsieur, nous sommes fiancés.
Propriétaire : Tu as l’autorisation de son père ?
Antoine : Oui, monsieur.
Propriétaire : d’accord petit.
Il pose les cafés, on paie, il part rejoindre les piliers de comptoir.
Propriétaire : Jean, tu as entendu le bruit, il y a deux jours ?
Jean : Oui, j’ai cru que les Fritz étaient dans la cour de la ferme.
Propriétaire : C’est chez toi ?
Jean : non, je crois que c’est chez la Marguerite.
Propriétaire : Les Boches l’ont relâchée ?
Jean : Aucune idée...
Je regarde Antoine, pas besoin de parler, il comprend ce que je veux dire, on regarde le prénommé Jean, on attend qu’il finisse son cinquième verre, alors, il est à peine dix heures du matin.
Vingt minutes, après, il prend son pain puis sort, il manque les deux marche, il manque ton tomber, il part en direction de sa voiture.
Antoine : non, il va...
On voit la voiture que démarre, nous sortons quelques secondes derrière lui, Hugo nous prend au passage, on le suit, la voiture B, ce lancé aussi dans la filature.
Après plusieurs accidents qui ont réussi à éviter, il entre dans sa ferme.
Alan : c’est complètement fou...
Lou : un autre temps...
Sophia : on fait quoi ?
Moi : on fait le tour du coin, on cherche une ferme ou rien ne bouge, on sait que c’est dans le coin alors, on ne lâche pas, on doit se bouger le cul.
Après un bon moment...
Amir : je me trompe peut-être... Mais pas sûr (sourire)
Il montre du doigt le toit d’un bâtiment qui est ouvert en deux en son milieu.
Lou : dommage que nous n’avons pas un drone.
Moi : nous avons des jambes.
Antoine : derrière la maison... Attention, nous ne sommes pas seules peut-être.
Alan : on fait quoi ?
Moi : Antoine, Amir, Hugo, vous sortez la mitrailleuse, est vous prenez une position en hauteur, Sophia, Lou et Lucie, vous allez dans la ferme, vous l’inspecter, je vais voir derrière, prudence mes amours.
On se sépare, assez rapidement, je ne vois plus personne, je suis seule, je retire la sécurité de mon arme, on ne sait jamais, on sait que l’ennemi peut être dans le coin.
Arrive au coin du bâtiment, je prends le miroir, je le passe pour inspecter ce qui se passe là de l’autre côté, je ne vois rien... Enfin ci.
Une structure énorme, enfoncer dans le sol.
J’ attends que les filles aient fini, et qu'elle me rejoigne.
Lucie : putain de bordel.
Lou : je n'aurais pas dit mieux.
Moi : Lou et Sophia à droite, Lucie avec moi, à gauche, on bouge, si on croise quelqu’un, on nettoie... Pas de survivant.
Lucie : on sait quoi sur les pilotes ?
Moi : on ne sait rien, on s’occupe de la soute, goo mes amours.
On se sépare pour progresser vers notre objectif.
Je prends ma radio à onde courte.
Moi : H tu me reçois ?
Hugo : oui M.
Moi : prépare une lumière.
Hugo : bien reçu.
On rentre dans la soute, on explore rien, on dirait que nous sommes les premiers mieux, pour être franc je n’ai pas envie de faire une rencontre pour notre première mission.
Tranquille, rien d’autre.
Sophia : j’ai trouvé les boites...
Moi : tu prends les aimants en bas devant et derrière, tu appuies sur le bouton et tu pourras déplacer la boite... Pour tous, objectif trouver, on commence, on passe en face 2.
Il nous faut une bonne demi-heure, pour vider les caisses, une fois choses faites, la bombe est place au milieu de l’engin.
On prend nos distances, Hugo, regarde l’interrupteur.
Moi : respire un grand coup et lance-toi mon cœur.
Il me fait oui de la tête, il respire et souffle, puis appuie sur le bouton, nous sommes à 150 m et pourtant, on peut voir la lumière.
Alan : ça va nous péter la gueule ?
Antoine : non, l’engin va disparaître sur lui-même.
Alan : vous imaginez un théoricien du complot ici... Devant ça...
Moi : non, je ne préfère pas.
La lumière est de plus en plus forte, jusqu’au moment où nous voyant comme une min explosion, l’instant qui suit, plus rien, juste un grand trou.
Hugo : putain, il me faut ça pour la chambre.
On rigole tous.
Moi : aller, on dégage, j’ai envie d’une bière...
Une fois que nous sommes sortis de cette ferme, il nous a fallu deux jours pour rentrée a la maison, on pense que lorsque nous étions dans le café, on nous à balancer aux nazies, tout le coin a été bloquer.
Nous avons dû nous cacher pour ne pas risquer la mission.
Nous sommes tous rentrées sain et sauf.
Nos supérieurs sont heureux, nous le sommes encore plus.
Nous savons que l’aventure ne fait que commencer...
FIN...

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