9 - Retrouvailles

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C'est Paul qui les tire de leur paradis.

Le marié semble s'être volatilisé mais il va bien revenir. Il faudrait quitter les lieux avant d'avoir des ennuis.

A contre-cœur Josepha quitte les bras de Marie par un dernier baiser, se rhabille et laisse son numéro de téléphone sur le chevet.

Les trois amis quittent la maison non sans avoir pris quelques bouteilles de champagne, pour la route.

A peine partis, ils voient une voiture se garer devant la maison et en sortir un homme.

Le marié ? Pourquoi est-il habillé alors ? Une interrogation qu'ils ne se posent pas bien longtemps.

C'est Nicolas qui arrive en éclaireur.

Il entre rapidement dans la maison, trouve la chambre nuptiale et découvre Marie allongée sous le drap.

Celle-ci, en entendant les bruits de pas, s'attendait à voir Théo !

C'est la surprise.

La panique aussi. Il est arrivé quelque chose à Théo !

Nicolas lui explique rapidement que Théo a été embarqué par la police pour atteinte aux bonnes mœurs.

Atteinte aux bonnes mœurs ! Marie trouve l'histoire abracadabrante. Et amusante.

Tout en parlant, Nicolas soulève le drap et trouve la mariée, nue, bien appétissante. Spontanément Marie cache sa poitrine de ses mains. Un réflexe qui lui paraît bien futile après ce qu'elle vient de vivre sans déplaisir. Bien au contraire.

Nicolas se souvient que Marie n'est pas restée insensible à ses caresses sous la table, ni dans ses bras lors de la danse.

Le marié est au poste, il se dit que c'est son jour de chance. Depuis tout ces mois qu'il désire Marie. Elle lui a préféré ce nigaud de Théo !

Le temps est compté.

Faire vite mais sans précipitation.

Il écarte doucement les mains de Marie, qui ne résiste pas, et caresse ses seins avec douceur, en s'attardant sur les tétons.

Elle frémit.

Il ne s'est pas trompé. Elle n'est pas indifférente.

Il prolonge ses caresses et descend vers le ventre.

Oui, il a raison. Le corps de Marie trop longtemps contraint pas la morale, la bienséance, la raison, l'éducation, se réveille et ne demande qu'à vivre et jouir.

Il se penche pour l'embrasser et elle l'accueille sans réticence.

Nicolas bande instantanément.

Il se sent comme un explorateur qui découvre une terre vierge. C'est l'euphorie.

Il se déshabille rapidement, expose sa queue dressée à Marie et il s'allonge sur elle.

Après la levrette, le missionnaire.

Marie écarte les jambes et Nicolas la pénètre rapidement.

Trop rapidement ? Elle n'est pus celle qu'il croyait ?

Il trouve la petite Marie pas si vierge que cela. Il coulisse vraiment très facilement.

Le Théo aurait-il eu le temps de la déflorer avant d'être embarqué ?

Nicolas est perplexe mais ses réflexions disparaissent rapidement. Il sent que Marie est en demande. il y répond avec vigueur.

Jusqu'à la jouissance de concert.

Plus le morceau est long et plus le con sert dur, pense bêtement Nicolas. Et Marie a vraiment une belle voix.

Si Théo est un nigaud, Nicolas est bas de plafond.

Il ne faut pas abuser des bonnes choses quand d'une minute à l'autre le marié peut surgir.

Aussi Nicolas se rhabille et gagne le salon.

Prudent, il conseille à Marie d'aller prendre une douche.

---

Au poste de police, il n'a pas été simple de débloquer la situation. Il a fallu palabrer pour qu'on les laisse partir, accompagnés par une voiture de police.

Aussitôt arrivé, Théo se précipite dans la maison, voit Nicolas avachi dans un canapé l'air goguenard. Et cela ne le rassure pas du tout.

Il fonce dans la chambre retrouver Marie. Elle est nue, allongée sur le lit, détendue. Avec Nicolas dans la pièce voisine cela amplifie ses craintes.

Voir Théo débouler en petite culotte la surprend puis la fait rire. Atteinte à la pudeur. Bien sûr !

Alors qu'il s'apprête à parler, il est emporté par un tsunami. Marie n'a pas l'intention de culpabiliser. Théo se retrouve dans les secondes qui suivent, et avant qu'il ait eu le temps de dire un mot, submergé sous un flot d'insultes et de reproches.

Marie, tel un pantin qui sort de sa boite, a bondi du lit pour lui demander avec agressivité ce qu'il a fait tout ce temps alors qu'elle, pauvre épouse abandonnée, croupissait dehors !

Que si c'est comme ça qu'il envisage la vie de couple, il va falloir qu'elle lui remette les pendules à l'heure.
Et tout de suite.
Théo est déboussolé.

Il a encore beaucoup à apprendre sur les femmes, et pas seulement sous l'angle sexuel !
Elles ont de la ressource, c'est indéniable.

Il se retrouve immédiatement dans le rôle d'accusé et est démuni.

Il prend quand même le temps de fermer la porte sur les curieux qui le suivaient.

Il tente de se défendre en lui disant qu'il était au poste de police.

Marie, qui joue l'ignorance, saisit la perche pour l'enfoncer.
A la police ! Alors qu'il lui suffisait de faire quelques mètres pour la retrouver dans le parc.

Et elle qui l'attendait pour s'excuser de sa fuite !
Il faut lui tenir la main pour chercher sa femme ! Elle est stupéfaite.

Il justifie son arrestation. Il était nu dehors. Et il prend un air tellement malheureux pour avouer cela que s'en est du pain béni pour Marie.

Il s'exhibe à poil dans la rue ! Il n'avait vraiment rien de mieux à faire que de montrer son matériel de reproduction à tous le voisinage.

Théo ne sait pas se battre face à une femme de mauvaise foi. La vie lui donnera peut-être les armes pour résister. Aujourd'hui il ne les a pas.
Il se sent fautif.

Il n'y a rien à faire pour déstabiliser Marie, qui est en très grande forme. Elle montée au septième ciel et si elle ne touche plus terre elle semble touchée par la grâce.

Ce n'est pas Théo, qui à peine marié, délaisse sa fraîche épousée dès la nuit de noces, qui va lui donner des leçons.
C'est du jamais vu.
Quel avenir il lui prépare !

En plus, il fait la risée de tout le monde en arrivant avec des invités.

Théo transpire.

Marie prend un drap sur le lit et s'en couvre la vertu, en forme de paréo. Elle sort de la chambre pour retrouver le groupe réuni dans le salon.

L'oncle ne comprend pas la présence de quatre verres sur la table du salon ainsi que deux bouteilles de champagne vides. Et dans le réfrigérateur il ne reste qu'une seule bouteille ! Il se promet de demander des éclaircissements à Marie. Pas aujourd’hui.

Le calme revient doucement.

Marie, qui voit qu'elle maîtrise la situation, donne le coup de grâce.
Pour arroser comme il se doit les retrouvailles, elle invite l'oncle à sortir les bouteilles qu'il avait préparées.

Enfin, la dernière, pense l'oncle.

C'est ce qu'il fallait pour que la joie revienne sur les visages.
Rassurée, la mine de la conquérante victorieuse, elle prend la main de Théo et lui propose de sceller leur réconciliation.

Ce n'est pas si déplaisant, une bite.

Théo en est ému.
Chien docile, la queue frétille déjà.

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