L'enfant

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Chapitre I : La météorite

Une nuit paisible enveloppait le Pays des rêves.

Les arbres lumineux murmuraient doucement, les rivières chantaient comme des berceuses, et les étoiles brillaient comme à leur habitude.

Soudain…

Une météorite traversa le ciel.

Elle ne rugissait pas, ne brûlait pas…

Elle glissait, silencieuse, comme un souffle.

Puis, elle disparut derrière les collines.

Pas d’explosion.

Pas de lumière aveuglante.

Pas même un bruit.

Comme si… rien ne s’était passé.

Mais certains Gnomes qui veillaient très tard avaient tout vu.

Ils s'empressèrent d'aller réveiller la protectrice du Pays. Mais lorsqu'ils arrivèrent chez-elle, ils furent surpris de voir qu'elle était déjà sortie. Peut-être avait-t-elle vu ou ressenti ce qui s'était passé.

— Lady Naturia ! dirent les petits habitants du Pays des Rêves. Quelque chose est tombé du ciel !

Les Gnomes accompagnèrent Naturia sur le lieu où la météorite aurait dû s'écraser. Mais il n'y avait rien.

Chapitre II: Un matin comme les autres… ou presque

Le lendemain, Naturia se promenait près des Jardins Murmurants.

Ces jardins étaient remplis de fleurs qui chuchotaient des secrets à ceux qui prenaient le temps d’écouter. Certaines racontaient aussi des rêves oubliés, d’autres fredonnaient des souvenirs heureux.

Naturia effleurait les pétales du bout des doigts.

— Bonjour, petites rêveuses… murmura-t-elle en souriant.

Mais quelque chose attira son attention.

Un petit bruit.

Des pas hésitants.

Elle se retourna.

Un enfant se tenait là.

Un petit garçon, pas plus de quatre ans, les yeux grands ouverts, les vêtements un peu poussiéreux… mais sans aucune blessure.

Naturia se dirigea vers le petit garçon et s’agenouilla devant lui.

— Bonjour… dit-elle. Comment tu t’appelles ?

— Jo… répondit timidement le petit garçon.

— Tu es perdu ? lui demanda Naturia.

Il hocha la tête.

— Où on est ? Comment je suis venu ici ?

Chapitre III : Un enfant sans passé

Naturia consulta les Gnomes, les gardiens des archives, et même les lucioles messagères qui parcouraient le monde entier.

Mais personne ne connaissait Jo.

Aucun enfant disparu.

Aucune trace.

Aucune histoire.

Comme s’il était… apparu de nulle part.

Naturia leva les yeux vers le ciel.

Et pensa à la météorite.

Peut-être que certaines étoiles… apportent des surprises pensa-t-elle.

Elle revint vers Jo et lui tendit la main.

— Tu sais… ici, il y a beaucoup d’enfants qui ont été perdus un jour. Mais ils ont trouvé une nouvelle maison.

Jo la regarda.

— Je peux rester ?

Naturia sourit doucement.

— Oui. Si tu le souhaites… tu seras l’un de mes enfants perdus.

Chapitre IV : À la découverte du Pays des rêves

Naturia décida de lui faire visiter ce monde merveilleux.

— Viens, Jo. Il y a beaucoup de choses à voir ici.

Ils commencèrent par les Collines des Songes.

Ces collines étaient magnifiques et certains Gnomes aimaient y dormir. On racontait que les collines leur permettaient de faire de beaux rêves.

— C’est drôle ! s’écria le petit garçon.

— Ici, expliqua Naturia, les rêves prennent vie.

Ils traversèrent ensuite la Forêt des Murmures.

Les arbres y étaient immenses, leurs troncs parcourus de lumières. Quand Jo posa sa main sur l’un d’eux, il entendit une voix douce.

— C’est… quelqu’un qui parle ? demanda-t-il.

— On raconte que ce sont des rêves, répondit Naturia. Des rêves que les gens ont laissés derrière eux.

Jo resta silencieux, fasciné.

Plus loin, ils arrivèrent à une rivière scintillante.

— Voici la Rivière des Reflets.

Jo regarda l’eau… et sur sa surface, il vit une image.

Lui.

En train de rire.

— C’est moi !

— Oui, dit Naturia. Cette rivière ne montre pas ce que tu es… mais ce que tu ressens au fond de ton cœur.

Chapitre V : Les enfants perdus

Enfin, ils arrivèrent dans un endroit rempli de rires.

Des enfants jouaient, construisaient des cabanes, poursuivaient des papillons lumineux. Il y avait des tas d'ours en peluche de toutes les couleurs. Un nombre incalculable de jouets.

— Qui sont-ils ? demanda Jo.

— Ce sont les enfants perdus, comme toi, répondit Naturia. Certains viennent de très loin. D’autres… d’endroits qu’ils ont oubliés. Comme toi.

Un petit groupe s’approcha.

— Tu veux jouer avec nous ? proposa une fillette.

Jo regarda Naturia.

Elle hocha la tête.

— Vas-y.

Et pour la première fois depuis son arrivée…

Jo avait l'impression d'être chez lui.

Chapitre VI : Un mystère doux comme un rêve

Le soir venu, Naturia observa le ciel.

Les étoiles brillaient paisiblement.

Elle regarda ensuite Jo, qui s’était endormi parmi les autres enfants.

— D’où viens-tu, petit étoile ? murmura-t-elle.

Mais au fond d’elle, elle savait déjà une chose importante :

Parfois, le Pays des rêves n’explique pas tout.

Il accueille simplement. Comme il l'avait accueilli des années plus tôt. Comme il avait accueilli celui qui avait fini par lui tourner le dos. Comme il avait accueilli d'autres enfants avant Jo.

Et depuis ce jour…

Jo grandit au Pays des rêves.

Et certaines nuits…

Quand le ciel est particulièrement clair…

Une étoile file doucement, sans bruit.

Et Naturia sourit.

Repensant à sa rencontre avec le petit Jo.

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