Le retour de Dieu ?

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Certes l’existence de milliards de Christ peut nous perturber.

Cependant, théologiquement, cela ne signifie pas que son rôle devient insignifiant.

Ce « scandale » peut, au contraire, nous inciter à repenser la figure du Sauveur et sans doute à comprendre que nous sommes bien loin d’en avoir saisi toute la complexité.

Paradoxalement, si nous restons dans le cadre limité de l’univers cosmologique, la Religion en général et Dieu en particulier font un des plus beaux come-back de l’histoire de la pensée.

Face à un scientisme positiviste, le premier coup de tonnerre est venu de la théorie du Big Bang qui a enthousiasmé le pape (plutôt conservateur) Pie XII en 1951.

Car l’autre scandale du judéo-christianisme c’est l’idée de création divine.

Or dans le cadre d’un univers cosmologique (qui peut être infini, car Dieu est tout puissant), il n’y a qu’un seul univers issu d’un seul Big Bang.

On peut comprendre la réaction de Pie XII : « Avec le même regard limpide et critique dont, il [l’esprit éclairé et enrichi par les connaissances scientifiques] examine et juge les faits, il y entrevoit et reconnaît l’œuvre de la Toute-Puissance créatrice, dont la vérité, suscitée par le puissant « Fiat » prononcé il y a des milliards d’années par l’Esprit créateur, s’est déployée dans l’Univers »

En 1965, la confirmation du Big Bang est actée par la découverte du fond diffus cosmologique : un flux ininterrompu de photons inonde l’ensemble de l’univers ( y compris l’infini multivers cosmologique). Ce rayonnement électromagnétique, apparu 380 000 ans après le Big Bang, est devenu une onde radio qui est présente dans tout l’univers.

Si nous laissons de côté le détail technique (qui est tout sauf un détail, cependant), qui consiste à savoir comment Dieu a créé l’Univers, force est de constater que Dieu a marqué un point majeur.

Or, plus nous comprenons l’histoire de l’Univers, plus nous comprenons que l’apparition de la matière, des étoiles, des galaxies, et, plus largement, d’un cadre favorable à la vie tient beaucoup plus d’une suite de hasards hautement favorable (voire de « miracles ») que d’une évolution inéluctable.

Les scientifiques les plus rétifs à tout « dessein intelligent » restent perplexe face à l’incroyable exactitude de la constante cosmologique, qui a permis l’apparition de la vie.

Citons le blog de Philippe Quéau : « La constante cosmologique s’écrit comme un 0 et une virgule, suivie de 123 zéros, puis d’une série de centaines de chiffres. La moindre variation dans cette série de chiffres de la constante cosmologique ferait exploser l’univers ou le rendrait totalement inapte à la vie. »

Donc Dieu a gagné ?

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