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Enfant, mon père, ce héros, me trainait avec lui, dans cette terre rouge ou poussait la vigne. Je dis bien poussait, car des primes européennes nous ont contraints à arracher ces vieux ceps qui donnaient un vin rustique qui autrefois fût même bon.

J’étais souvent accroché aux basques de mon paternel, pour ceuillir des champignons, aller à la chasse: de grives, lièvres et autres perdrix, mais aussi de nos ancêtres,dans les registres communaux. Il était fier d’avoir eu un ancêtre déporté en Algérie au temps de Napoléon III. Il ne savait pas trop lequel c'était, ni de quelle branche de nos ancêtres il était issu, mais qu’importe, la graine, les graines étaient jetées. j’ai moi même, plus tard, beaucoup plus tard, fait mon enquête. Oh, tout est devenu si simple avec la survenue du Web, plusieurs ancêtres auraient bien pu faire l’affaire, plusieurs ancêtres on dû faire l'affaire, lequel à été juste emprisonné, lequel à été déporté... J’ai echangé des prénoms, transformé des noms de familles, hop! le tour était joué.

Je me souvins alors, comment aurais-je pu oublier cela, il me disait, j’ai encore sa voix dans l’oreille même s’il n’est plus là aujourd’hui :

Pitcho escoute un paou, (Petit écoute un peu!). Le sais-tu à Barjols, il y a un monument à la gloire de Fernand Bidouré, un héros au temps du second empire. Ils sont partis de tous les cotés, les ancëtres, ils voulaient prendre la préfecture à Draguignan, il y en a un s'en était un de nos ancêtre, il l’ont foutu en prison, déporté en Algérie peut être, quand il est revenu à Saint Martin, ils lui ont donné un petit pécule, avec il a acheté Rubia, il y a planté de la vigne…

j'avais le titre, mon pére venait de me le donner, ne restait qu’a écrire l’histoire. Comme j’ai le rêve facile: Les mots s’envolent, tournent, tourbillonnent, la Californie, l’Irlande, Aups, Nice, la Piste de l’Orégon, l’Algérie...Toujours du coté des petites gens, des besogneux, des sans gloires, toujours du coté de ceux qui ont faim, mais sans vouloir changer le monde, sans même vouloir le comprendre pourquoi des centaines, voire des milliérs de varois se sont battus pour une république qui était condamnée…

Le plus dur étant de commençer, de jeter le premier mot, ensuite l’encre glisse sur le papier ( c’est une vue de l’esprit bien entendu, plus personne n’écrit avec un stylo en 2023 )

J’ai tiré sur un bout de fil, un prénom s’est imposé, Jean-Thomas, il avait des fréres, deux, et voila, c’est parti…

Il n’était pas l’ainé, non , il était le plus jeune, c’est sur ses épaules que sa mére a décidé de déposer un fardeau: La recherche du frére ainé, celui qui n’aime pas qu’on lui dise ce qu’il doit faire, celui qui met le mot Liberté en dessus de tout, celui qui trahit pour cela, celui qui ira chercher cette Liberté au bout du monde,dans ces montagnes de l’ouest des étas-unis, je révais de Westerns au départ, avec des indiens qui fonçaient sur des convois, des bisons et des chercheurs d’ors. Il y en aura, il y aura l’amour aussi, lorsqu’il rencontrera à Nice une jolie Irlandaise, que fait elle donc là ?

Lisez mon texte, vous verrez bien ?

Quand a ses deux fréres, Auguste-César, ( non ce n’est pas un empereur Romain, il a un prénom bien provençal, je trouves) et Victorin, celui qui a les pieds sur terre, celui qui ressemble le plus au pére, un homme du terroir, un homme de conviction…Celui qui vivra des aventures bien malgrés lui et qui n’est bien qu’avec les siens, dans son village

Oui, quand a ces deux là, ce n’est pas leur histoire, ou alors un tout petit peu, leur heure de gloire viendra pus tard dans d’autres tomes : Le pont de la chaine pour Auguste césar et la promesse du liseron pour Victorin

Vous l’avez compris, ce premier tome et peut être les quatres, je les dédie à ce grand homme, mon pére, sans qui rien n’aurait été possible

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