L’heure dragée
L’heure dragée saisit le passant des bords de l’eau. La garde baissée, les flots le cueillent. Dans l’interstice de la conscience et de l’abandon, s’échappent douleur et féérie.
Elles vont naviguer sur le miroir d’étain, tandis qu’il repose son regard, écoute le silence de l’envol, le cœur noué et les yeux embués.
Les arbres rosissent, leur pastel enveloppe toute peine et sublime chaque joie unique. L’équilibre est tant fragile, arrête-toi de courir, passant des bords de l’eau, trop longtemps éloigné des arbres roses et de leur sève féconde.
Ainsi assis dans l’instant, la respiration devient éternité, elle brode le fil d’Ariane à chaque printemps qui naît, à chaque soleil qui se lève.
Les rayons d’or ramènent les messages de la lune, de l’ombre, du caché, de l’invisible.
Un amour d’un jour est un amour de toujours.
Répète et crois, un amour d’un jour est un amour de toujours.

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