M’enfin
Pourquoi les agneaux sont-ils noirs ou blancs
Telles des touches de piano dans un champ ?
Pourquoi ne sont-ils pas carmin ?
Ils méprendraient tant de vauriens
Assoiffés de virgine naïveté
Caméléons, coquelicots de jardins
Ils paîtraient ex aequo dans les remous
Des vertes tiges sous des vents de vertige
Mais ils ne sont que tendresse d'avril
Alors qu'on les dépouille de leurs fils
Passant outre les avis ancestraux
D´aucun proverbe qui depuis a bu l'eau
Laissant bergère pluie et espoirs
Dégouliner d'anxiété lorsque tombe le soir
N'aie crainte bergère et écoute l'histoire
Conduis tes moutons hors d'atteinte
Dans des prairies d'autres teintes
D'or et de lumière, ils construiront boucliers
Pour aveugler les sanguinaires bouchers
Et célébrer leur vaillante liberté
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