23.6 * JAMES * MA MOITIÉ D'ORANGE

13 minutes de lecture

CHAPITRE 23.6

MA MOITIÉ D'ORANGE


* *

*


JAMES.L.CAMERON

30.10.22

15 : 52


♪♫ … — … ♪♫



J'écrase mon mégot contre un pas japonais, mais l'envie de rentrer s'est évaporée en même temps que la fumée. La météo est bien trop clémente cette après-midi pour rester cloîtré entre quatre murs, et le museau canaille de Milo — cette gueule de trouble-fête assumé — est une incitation à la mutinerie que je compte pas boycotter.

— Ready for some shenanigans?[1] On va faire un carnage ! Viens chercher le patron, viens ! Montre-moi ce que t'as dans le ventre, mon gros.

Mains sur les cuisses, je m'accroupis un peu, posture de défi, et tape deux coups secs dans mes paumes. Starter.

— Allez, amène-toi, ye daft beastie ! C'mon ! Fais pas ta fancy lassie, je sais que t'en crèves d'envie.

Je simule une percée sur le flanc, les appuis bien solides dans l'herbe grasse. Le monstre décolle, bloc de puissance et d'excitation brute qui manque de me balayer les quilles à pleine balle.

Aye, that’s my bonnie lad![2]

Avis de tempête sur les plates-bandes ! Cinglés, hargneux et fiers de l'être, on improvise une chorégraphie de débiles heureux au milieu des pieds de lavande qui demandaient rien à personne. Je l'esquive, il me charge. Je lui balance une bourrade fraternelle et le voilà qui part comme une boule de flipper, dérape, cavale en orbite, totalement hors de contrôle, soulevant des mottes de terre mouillée, des débris de paillis, sautant façon ressorts sous pattes, parfois sans aucune grâce — sa manière à lui pour m'arracher des rires, probablement — aboyant des ordres de guerre et autres insultes canines incompréhensibles, cependant très convaincantes. Délire le plus total. Vacarme de tous les diables. Je revis par les pores de la peau, littéralement. Le compteur ? À plat. Mes vieux démons restent au vestiaire — pour une fois qu’ils ferment leur gueule — le stress a été évacué sous la douche, on repart de rien. Y a plus qu'un ahanement de bœuf, le tambourinement de ses patounes sur le sol et mes encouragements braillés à pleins poumons qui rebroussent sur la façade. Mon côté coach de stade qui ressort. N'empêche, meilleure séance de psychanalyse au monde ! Et gratos. Qui dit mieux ? Au moins, le clébard te cuisine pas pour savoir si t'es sobre, juste si tu peux courir plus vite que lui. Spoiler : non.

Durant cette parenthèse, je décroche de mon statut d'otage sentimental — temporairement, hein, presque par effraction. Cinq minutes sans penser à la couleur de ses iris d'ambre, au son de sa voix quand elle me jettera — parce qu'elle le fera, pas d'illusion. Cinq minutes où je ne suis plus suspendu au retour de flamme de ma Toulousaine, pour redevenir un gars du Lochaber, shooté à l'oxygène et à la légèreté de l'instant, qui fait les cent pas — et les quatre cents coups — avec son complice à la truffe humide, partenaire officiel et accessoirement chef des opérations, squatteurs d'un bout de gazon qui est pas le nôtre. Fin, lui, il a pris ses quartiers depuis le temps. Moi, je suis juste toléré…

Milo, c'est le cheval de Troie d'Isla, fruit d'un complot gémellaire de haut vol. Elle me l'a refilé dans les bras au sortir de ma troisième cure. « T'as besoin d'un lièvre », qu'elle m'a soutenu. « Un lièvre qui ne te laissera pas tomber au milieu de la pampa. J'ai testé l'engin, il avale les bornes sans broncher. Par contre, je préfère te prévenir, il a le turbo qui s'enclenche à la moindre vue d'un écureuil ». C'est ça, aye. Et moi je suis né hier. Un moteur à pâtés avec une direction assistée. La vérité ? Yelly s'est offert la sentinelle de salon dont elle rêvait en me collant l'étiquette de proprio ! Elle savait pertinemment qu'avec mes allers-retours entre deux avions, la pile poilue se la coulerait douce les trois quarts de son existence en pension chez elle. Résultat : j'ai le titre de transport, mais, officieusement, je suis juste le parrain qui finance les croquettes Canagan pendant qu'elle profite des câlins. Du grand art de sorcière, non ? La signature Isla : elle te thérapeutise par l'engagement à intermittence pour être sûre que tu gardes un pied à la maison.

Yelly… Mon double, ma meilleure amie, ma confidente de toujours. L’ombre qui marche à mes côtés depuis le premier souffle. Si l’entrée à la fac a mis un coup de canif dans notre symbiose, Amy s'est chargée d'élargir la brèche, s'acharnant à me couper les vivres affectifs, promouvant Isla cible prioritaire dans son entreprise de démolition. On a débranché, ma jumelle et moi, un semestre entier, suite à une joute verbale sanglante où je l’ai insultée de rabat-joie jalouse et de douairière paranoïaque. Putain de transfert immonde : projeter sur ma cadette toute la noirceur que je commençais à percevoir chez Amy sans oser me l'avouer. Belle ordure que j'étais, huh ?

N’importe qui m’aurait rayé de son paysage, fin de l'histoire, mais Isla possède cette résilience qui dépasse l'entendement. Le silence a volé en éclats au lendemain du second plus grand drame de ma vie : la perte de mon enfant à venir. Yelly a accouru dès qu'elle a appris que le cœur de notre embryon s'était arrêté. Elle a ravalé sa fierté pour nous tendre la main, s'imposant un pacte de non-agression avec mon erreur de casting pour rester dans mon sillage. Isla a supporté Amy comme on supporte une tempête de grêle : en courbant le dos et en attendant que je me dessille. Elle a pas cherché à avoir raison ; elle a compté les jours pour réceptionner mon vol plané. Et sacré vol plané…

S'il faut trouver un seul mérite à la pandémie du COVID — et, lol, faut vraiment vraiment coller la truffe au sol pour en humer un — c’est d'avoir refondu notre alliage fraternel. Assigné à l'immobilité dans l'Hexagone, en cage dorée sanitaire, j'ai vu nos années d'insouciance nous revenir à la gueule, plein fer, sans casque. On a tout récupéré au centuple : les délires d'initiés, les cavalcades, les clashs pour un rien — prétextes bidons, réactions démesurées — et ces rires qui font mal au bide. La totale. Et au milieu de ce binôme retrouvé, on a fait de la place pour un troisième larron : Antoine, passé de rival à compagnon de route. Celui-là, j'avais d'abord caressé l'espoir de lui raboter les incisives. Bah, quoi ? Aye, je l'ai envié à mort, ce Monsieur Joyeux-Drille-Option-Inoxydable, en réalisant qu'il était le billet sans retour d'Isla, celui qui allait m'arracher ma paire pour l'installer en France et m'amputer d'une partie de moi-même à perpèt. Dorénavant, je m'échine à lui témoigner un respect éternel pour avoir été le dépositaire du sourire de ma sœur pendant que je me foutais en l'air. Ce gars est le frère que je n'ai plus et… Bon, Cameron, t'étais sur une vague ascendante là, pas le moment de boire la tasse.

Poumons en feu, je calme le jeu du chat et de la souris avec le bestiau et m'étale en carpette dans la pelouse, servi en pâture aux léchouilles frénétiques du Milo. Zéro respect de l'espace personnel, ce clebs. C'est dégueulasse, ça sent l'humus et le chien mouillé, mais c'est le remède parfait pour recalibrer mes coordonnées internes. Je parie qu'n transformant cette viscosité en carburant, je pourrais rentrer en Écosse à l'œil. Je relève la nuque, inspection des dégâts : aïe, aïe, aïe ! La frangine va nous faire la peau au sécateur… On est beaux à voir, tiens ! Entre les effluves terreux de Milo et ma propre odeur de tabac froid, on forme un duo de pouilleux assez convaincant. En plus, si mes souvenirs sont intacts, ce pro de l'entourloupe a déjà séduit une certaine petite blonde…

— Toi aussi, t'aimerais revoir Victoria, huh ? dis-je en lui flattant l'encolure.

Tandis que je m'égare dans le bleu du ciel moutonné, je pique un roupillon direction : l'été dernier.

Faut dire que Milo a un flair imbattable pour les jolies filles qui sortent du lot. Il a mis Vi dans sa poche le jour où elle nous a servi de chauffeuse pour une virée au lac de… de… Rah, je me souviens plus. Un truc perdu dans l'Ariège, à une heure de trajet, face aux Pyrénées. Drôlement beau. Eau laiteuse. Saules blancs et peupliers noirs sur fond de sommets enneigés. Berges couleur Colorado. Moi, j'ai l'habitude de dompter la houle, mais là, session « flat » en paddle. Trente kilos de charge pondérale poilue en proue. Maillot une pièce mandarine en ligne de mire. Un régal. La journée. Et mon accompagnatrice. Victoria a pas besoin de vagues pour faire chavirer mon embarcation.

Miss Barbotage cherchait un coin d'eau pour fuir la chaleur de Toulouse, et Milo cherchait une nouvelle victime à lécher. Il a suffi qu'elle le voie débouler dans le jardin d'Isla pour que le protocole finisse au tapis. « Oh ! James ! Il est trop mignon ! On dirait un gros nuage de… » De quoi, je saurais jamais : elle s'est accroupie, il a sprinté en mode buffle au galop. Pas eu la présence d'esprit de la prévenir — aye, cerveau en pause, spectacle prioritaire — que le « nuage de » était un missile sol-air. Zéro frein, ce chien, vraiment. Victoria, prise en traître sans bouée, a exécuté une marche arrière forcée avant de s'étaler comme une crêpe. Mémorable. Je me demande encore ce qu'Isla a imprimé d'elle en première : sa jolie frimousse, son sourire un peu sonné ou la vue panoramique sur son échancrage vitaminé ? Argument difficile à ignorer. Toujours est-il que Yelly a rappliqué fissa pour houspiller le torpilleur de rencards, fléau de la première impression, le temps pour moi de repêcher ma belle plante dans le trèfle. Ma sœur s'est confondue en excuse auprès de mon invitée. Mon invitée s'est confondue en gazouillis mi-amusés mi-gênés auprès de ma frangine. Le courant est passé. Les deux filles ont accroché. Le soir même, le barbecue fumait et j'étais le seul à m'occuper des merguez et des poivrons. Aye, j'ai terminé, non sans une petite dose de bougonnerie légèrement salée, en grillardin solo, bière en main, pendant que Fifi, Riri et Loulou se trouvaient des atomes crochus par transpalettes.

Le monde est un mouchoir de poche, surtout quand on gratte un tantinet l'écorce ancestrale. Entre deux fourchetées de mâche, le verdict est tombé : leurs arbres généalogiques des deux Audois confluent joyeusement quelque part dans les jupons d'une vénérable matriarche. Faut croire que la géographie est une science exacte. La famille de Victoria possède un domaine viticole du côté de… de… Arfff, je suis vraiment un manche en noms de patelins. Disons dans les Corbières. Celle d'Antoine joue du sécateur plus à l'ouest, dans la région limouxine. C'est là que le scénario a pris un virage improbable. Non seulement ils viennent du même coin, mais Antoine s'est avéré être un pote de longue date de Gabriel, l'ainé de Victoria. Le petit monde des vignes, vous savez… En trois questions, ils ont grillé qu'ils partageaient plus qu'un goût pour le vin : un lien de parenté vague et des souvenirs de jeunesse entremêlés. L'arnaque totale. Ce petit con d'Antoine a ses entrées dans la place. Déloyal, ça ! Moi, j'avais quoi ? Mon accent et mes tatouages ? Et deux trois skills discutables, en gym suédoise nocturne, pour ce que ça vaut…

J'étais vert, quand Vi m'a envoyé une photo d'eux trois au mariage du cousin Lambert en août dernier. Vert de jalousie d'avoir raté ce moment convivial, à écluser du blanc en débitant des conneries jusqu'à l'aube. Vert de jalousie parce que Victoria était ca-no-ni-ssime dans sa robe champagne et cette fente, qui n'en finissait plus… maman ! Attaque visuelle massive. Vert de jalousie de voir le club des privilégiés afficher complet et moi, seul à ramer en dehors du cadre. Me semble que… non, aucun doute : ce soir-là, premier… plan fibre entre elle et moi et c'était… du pur délire ! Une fois la mèche allumée, plus besoin du visuel. Le canal audio a fait tout le boulot — danger sous-estimé. Branchés sur une bande-son qui aurait fait fondre les câbles et les satellites, on s'est laissés guider par le bruit du désir et je… je… bref, inutile de détailler, je vous conseille d'essayer.

Beaucoup ergoteraient en grimaçant : prématuré. Depuis leur canapé. Aye, maybe. Sauf que je vis à l'intuition, et que, pour profiter du voyage, y a pas d'horaires imposés. Sinon, autant rester sur le quai. Et puis, je planais tellement sur un nuage que j'aurais carrément pu engager une visio avec les darons dans la foulée sans sourciller. Six jours et j'arrivais plus à la lâcher une seconde. Je voulais être avec elle tout le temps et l'envie de la faire exister dans mon monde était plus forte que la logique. On était en plein dans l'évidence. Inutile d'attendre trois mois — surtout, si ton vol pour Édimbourg te pend au nez — pour clamer ce bonheur-là. Lorsque tu tombes sur une perle inoubliable, tu l'exhibes fièrement, tu la caches pas. Surtout si ladite perle brille d'un éclat aussi dingue.

Très vite, la conversation avait dérivé vers nos terrains de chasse favoris. Côté Antoine et Victoria, paire de pointures viticoles : vendanges, secrets de cuvées, mariages de cépages, organolepsie, terroirisme, and the whole shebang[3]. Ils nous ont régalés avec des anecdotes de pressoir qui nous ont pliés en deux, notamment leurs histoires de foulage aux pieds — un carnage pour les panards, mais la clé d'un grand cru, paraît-il. Moi, évidemment, j'ai pas pu m'empêcher de ramener ma science sur le whisky. Emporté par la fougue, j'ai déballé tout le topo : l'orge sacrée, la légende du malt et le fûts qui matent le temps à l'ombre des chais. Et là, direct au foie : Victoria m'écoutait. Elle m'écoutait vraiment, ce qui change tout. Concentration totale — ou une envie sauvage de me croquer, je sais pas. Pupilles en feu, elle buvait chaque parole, acquiesçait, rebondissait, me décochait de ces sourires ! Pwooow. Alors, forcément, moi… j'ai pris la confiance. J'étais au sommet de mon art : le barde du Lochaber en tournée exclusive dans le 31. Je parlais fermentation pas pierre philosophale, mais, que voulez-vous, devant un auditoire pareil, j’étais prêt à narrer l'histoire de l'Écosse bouteille après bouteille.

Miss Cameron aussi a mordu à l'appât, surtout quand elles se sont mises à communier popote. Ironie du sort : ce soir-là, j'ai pas eu mon mot à dire, Isla m'a flanqué le tablier d'office, mais pour la reconnaissance, on repassera ! C'est elle qui a récolté tous les lauriers avec son gaspacho à la courgette mentholée, sorte de bain de bouche à la pelouse, là, et ses boulettes de pois chiche pour la caution green, les crevettes marinées à je sais plus quelle aromate de hipster, et les burratas dégoulinantes à la pêche rôtie, duo improbable, genre kilt avec des tongs, mais allez savoir pourquoi, ça matchait du tonnerre ! Et mes grillades dans tout ça : de la figuration ? Mes merguez restées extra-moelleuses, saisies juste ce qu'il faut sans virer fossilisées, sont tombées du ciel, peut-être ? Et les poivrons, qui c'est qui s'est farci le pelage chaud patate pendant que ces dames discouraient marmites et cornichons ? Aye, des cornichons parce que ma frangine a une sainte passion pour les cornichons si bien qu'on a eu droit à sa production maison. Elle s'est levée de table et, hop, est partie puis est revenue avec son bocal sous le bras… Je vous jure, on aurait cru qu'elle présentait son premier-né ! Et Victoria, petite, avec sa grand-mère, elle mitonnait de la confiture de figue, et de clémentine corse et de tomates vertes. Et Isla, c'était de la gelée de baie de sureau, une cuillère de trop et paf, tu te retrouves changé en menhir ou marié à une créature féérique. Et Victoria elle va lui lâcher en exclu la recette de la gardiane de taureau mais seulement si Isla partage le secret d'État de ses muffins salés au bacon et sirop d'érable. Et ça n'en finissait plus. De fines becs, jumelles de la gastronomie !

Au milieu de ce joyeux bordel d'alchimies gourmandes, flash : on est tous les quatre faits du même bois. Qu’on vienne du fin fond des Highlands ou de campagnes reculées de France, on parle la même langue, celle du terroir et de la famille, le même culte de la tradition, ce truc viscéral transmis sous le manteau entre deux cuillères en bois de génération en génération. Que ce soit pour les flacons d'exception ou les délices en pot, on est les rejetons d'une lignée de puristes qui respectent le temps et le produit. Une sorte de fraternité du bon vivant, très peu compatible avec l'ennui ou la modération..

Et pour me sentir vivant, ça oui, je me sentais vivant ! Chaque fois que nos regards se croisaient au-dessus d'un verre ou d'un coup de fourchette, je pétillais de l'intérieur. Et pas que de désir, de fierté, de complicité aussi. J'hallucinais devant l’aisance avec laquelle cette nana, aussi magnifique qu’attachante, s’incrustait dans mon décor. Elle riait avec Antoine, rebondissait sur les confessions d'Isla. Sa chaleur et sa curiosité, c’est pas du vent : elle rendait chaque instant plus authentique, plus épais. Je l'admirais se fondre dans notre dynamique familiale comme si elle en était la pièce manquante, et je me prenais déjà à rêver de faire durer le plaisir.

Alors, j'ai sauté sur l'occaz : sous prétexte qu'elle devait absolument tester la piscine pour juger de la qualité de l'eau, j'ai remis le couvert. Un nouveau dîner à quatre à la maison, puis un dernier en centre-ville, suivi d'une tournée des bars et j'avais l'impression que j'avais trouver ma moitié d'orange. Un truc de fou. Je savais même pas que j'étais un agrume avant de la rencontrer, c'est dire si la meuf est forte. Et pour un mec qui jure que par l'orge et le houblon, finir en salade de fruits, sacrée déchéance ! Mais je signe des deux mains.

Allez, on remballe. Faut que j'arrête avec les figures de style à deux balles, je déraille complet dès que je deviens sentimental. Avec tout ça, même Milo a jeté l'éponge : il pionce contre mon flanc, assommé par mon monologue interne de grand incompris. Je vais plutôt rentrer pour un café goudronné, bien raide, parce que la chaleur de cet automne en mode canicule est en train de m'hypnotiser les mirettes jusqu'à la fermeture définitive et qu'à ce rythme-là, dans cinq minutes, je termine en plein coma lyrique à comparer le sourire de Vi à un champ de chardons sous la rosée, et là, ce sera vraiment la fin des haricots.


[1] Prêt pour les conneries ?

[2] Ça, c'est mon champion ! 

[3] et tout le tralala

Annotations

Vous aimez lire D. D. Melo ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à l'Atelier des auteurs !
Sur l'Atelier des auteurs, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscription

En rejoignant l'Atelier des auteurs, vous acceptez nos Conditions Générales d'Utilisation.

Déjà membre de l'Atelier des auteurs ? Connexion

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de l'Atelier des auteurs !
0