I Still believe... encore et toujours

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Il existe des combats que personne ne voit, des combats que l’on mène en silence, sans témoin, sans repos, ceux qui s’installent en nous et finissent par tout envahir. Ce sont des luttes invisibles, qui ne laissent pas de traces, mais qui épuisent l’âme jusqu’à la rendre vacillante. Elles nous brisent lentement, sans bruit, et nous font douter de tout, même de nous-mêmes.


Il y a des jours où avancer devient une épreuve, où respirer semble déjà demander trop d’efforts. Et au milieu de tout ça, il y a cette solitude, profonde, persistante, celle que personne ne voit vraiment. On continue malgré tout, parce qu’il le faut, parce qu’abandonner ferait encore plus mal, mais au fond, quelque chose lutte pour ne pas s’effondrer complètement. Et parfois, dans ces moments-là, on se demande simplement combien de temps on pourra encore tenir.


Je connais ces combats. Je les ai traversés, parfois en silence, parfois avec l’impression de ne plus avoir la force de continuer. Il y a eu la maladie, bien sûr, ce combat invisible qui ne s’arrête jamais vraiment, mais il n’y a pas eu que ça.


Il y a eu les blessures laissées par les autres, les mots, les regards, le harcèlement, les trahisons qui marquent plus profondément qu’on ne voudrait l’admettre. Il y a eu l’abandon, l’absence, et ce vide que rien ne semble pouvoir combler. Et puis il y a eu ces moments plus sombres encore, ceux où tout devient trop lourd, où l’on se sent au bord de tout lâcher, où même l’idée de continuer semble insupportable.


Dans ces instants-là, on ne cherche plus à être fort, on cherche simplement à tenir.


Et puis, il y a eu une rencontre que je n’attendais pas. Pas une rencontre réelle, pas une présence que l’on peut toucher ou entendre, mais une histoire, une vie, un témoignage qui a trouvé un chemin jusqu’à moi au moment où j’en avais le plus besoin.


Elle s’appelait Melissa Lynn Henning-Camp.


C’était une jeune femme profondément croyante, animée d’un amour sincère pour Dieu. Atteinte d’un cancer des ovaires, elle a traversé la maladie avec une foi bouleversante, choisissant de faire confiance même dans la souffrance. Portée par l’amour et l’espérance, elle a toujours continué de croire, avant de s’éteindre quelques mois plus tard.


Mais au-delà de son histoire, c’est la paix et la force intérieure qu’elle dégageait qui continuent de toucher le cœur de ceux qui la découvrent.


Je ne l’ai jamais connue, et pourtant, quelque chose en elle m’a profondément bouleversée. Ce n’était pas seulement son courage face à la maladie, ni même la souffrance qu’elle a traversée.


C’était cette paix, cette foi inébranlable, cette manière d’aimer et de croire, même lorsque tout semblait s’effondrer. Là où j’aurais pu voir une fin, elle voyait encore une présence. Là où la peur aurait pu tout envahir, elle choisissait de faire confiance. Et sans même le savoir, elle a changé quelque chose en moi.


Rien n’a changé d’un coup. La douleur n’a pas disparu, les épreuves étaient toujours là, présentes, parfois même plus lourdes encore.


Mais quelque chose en moi a commencé à se transformer. J’ai compris que la foi n’était pas là pour nous protéger de la souffrance, mais pour nous apprendre à la traverser sans nous perdre. Que même au plus bas, il restait une lumière, fragile mais réelle, qui ne demandait qu’à être tenue.


J’ai compris que tomber ne signifiait pas échouer, que douter ne signifiait pas abandonner, et que même dans la colère ou la peur, il était encore possible de croire. Peu à peu, au milieu du chaos, j’ai commencé à retrouver une forme de paix, non pas parce que tout allait bien, mais parce que je n’étais plus seule pour affronter tout ça.


Alors si toi aussi tu traverses un de ces combats que personne ne voit, si tu te sens fatigué, perdu, au bord de tout lâcher, je veux simplement te dire de ne pas abandonner.


Même si tout semble sombre, même si la douleur te paraît trop grande, même si tu doutes, tu as encore le droit d’espérer. La souffrance ne détruit pas la foi, elle la façonne, elle l’affine, elle la rend plus profonde, plus vraie. Ce n’est pas un chemin facile, et parfois même, c’est un chemin qui fait peur, mais il mène quelque part.


Il mène vers une force que tu ne soupçonnais pas, vers une lumière que rien ne peut vraiment éteindre.


Aujourd’hui, je sais que je tomberai peut-être encore, que je serai peut-être à nouveau confrontée à l’obscurité, mais je sais aussi que je ne serai plus jamais complètement seule face à elle. Parce que la foi est là, toujours, même fragile, même vacillante, mais elle finit toujours par nous relever.


Alors continue d’y croire.


Melissa,


Je veux simplement dire merci. Merci de m’avoir redonné la foi alors que je pensais l’avoir perdue, merci de m’avoir montré que même au cœur de la souffrance, il est encore possible d’aimer, de croire et d’espérer.


Grâce à toi, je sais aujourd’hui que je ne renoncerai plus. Peu importe les tempêtes, peu importe les chutes, je continuerai d’avancer, je continuerai d’y croire. Et même si je vacille, je n’abandonnerai jamais cette lumière que tu m’as aidée à retrouver.

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