Cuisson en détente
Une odeur d'eucalyptus flotte dans l'air,
Envahissant cet espace de douce détente.
L'eau flirte, chaude vapeur sur la pierre,
Le mercure grimpe, la sueur s'implante.
Une silhouette qui se met à son aise,
Toute allongée, recueillant la chaleur.
Lézardant, avec ce corps chaud comme la braise.
La clé du succès pour un instant rêveur.
Le four s'emballe, chaleur suffocante,
Réveil soudain, respiration haletante.
La cuisson est en marche dès à présent,
Le piège est activé, un cadenas malfaisant
La retient dans ce tombeau ardent.
Si c'est à point, c'est une question de temps.
La terreur vient alors s'immiscer,
Par réflexe, les deux mains sont posées
Sur cette poignée faite d'acier.
Des lambeaux de peau y sont restés collés.
Le temps paraît suspendu, incalculable,
Durant tout cet incroyable instant,
Sa vie défile, tant de moments mémorables,
Balayés comme un tas de poussière insignifiant.

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