Thomas / Ilian (fin)

12 minutes de lecture

 Arthur oscille carrément entre un sourire désabusé et un soupir désespéré.

— Que va-t-on faire de lui, tu peux me le dire ?

— Eh les gars, je vous rappelle qu’il est juste là et qu’il a peut-être droit à des explications avant de le jeter dans le grand bain des crocodiles, fit remarquer Caitlin, acerbe.

— Tu mélanges les expressions, soupira Arthur pour noyer le poisson et l’instant mélo.

— Ah, pardon, ce n’est pas moi qui parle de balance.

— Oui, c’est une autre expression pour dire que tu… oh, laisse tomber, c’est bon.

Estimant l’affaire réglée d’un haussement d’épaules, Caitlin virevolta vers Lucas qui avait assisté à l’échange d’un air aussi ébahi qu’Ilian.

— Alors, patron, je le prends ou pas, ce dernier miroir ? Je dois lui arracher des mains ? Suffit de le demander, l’asticota-t-elle, une bouffée de fiel dans la voix.

Lucas grogna, excédé, mais préféra se taire ; Garance poussa un cri de souris.

— N’y touche pas !

— Tu rigoles, là. La seule façon de tous les réveiller, c’est de leur enlever les miroirs. Tu sais ce qu’ils ressentent, ce n’est pas agréable, alors fais pas l’idiote.

— Ne fais pas ça, pas maintenant, s’entêta Garance en agrippant son poignet. Ils vont vraiment déraper, surtout Rémi.

Caitlin la jaugea d’un air condescendant.

— Je vous avais prévenues. Mais tu le savais déjà, pas vrai ? Qu’ils voudraient le virer.

— Qu’ils essaient, gronde alors Lucas, les faisant tous sursauter, Ilian compris.

Ilian ne pigeait rien et ne voyait pas pourquoi ce type s’engageait soudain aussi sérieusement à le défendre. Il accrocha instinctivement les yeux d’Arthur tout aussi surpris de la position presque offensive de Lucas, et frissonna derechef, de nouveau piqué à l’âme.

Arthur décrocha le premier et rebondit vers Cate qui se tenait dans l’attente de son assentiment.

— Vas-y, confirma-t-il en ouvrant le poing.

Cate déporta son air adouci sur Ilian et lui adressa un bref sourire.

— Tu as déjà tes gardes du corps. Ne l’oublie pas.

Elle tendit sa main libre. Arthur desserra précautionneusement ses doigts du médaillon pour le laisser glisser entre les doigts de Caitlin. Dès que l’objet quitta la peau d’Arthur, un frémissement envahit la salle. Comme si des dizaines de poitrines retenaient enfin leur souffle pour le relâcher.

Il y eut un blanc. Angoissant.

 En un battement d’ailes, le papillon provoqua son effet. L’agglutinement soudainement silencieux vibra sous l’effet d’une brève plainte sourde et réprobatrice qui s’élevait d’une entité singulière mais visiblement portée par une résonance commune.

— Et merde, on est foutus !

De fait, personne ne chercha à atténuer cette assertion très subjective, mais indéniable. La foule éclata dans un grand flou artistique.

Ça gueulait, ça s’engueulait, ça pleurait même. Une épouvantable cacophonie broyait et étouffait Ilian, qui n’était pas assez con pour ne pas comprendre qu’il en était la cause principale. Cette fois, Garance ne faisait rien pour le rassurer dans sa demi-teinte bien particulière. Les autres ne réagissaient pas davantage, tous trop sonnés par le flot pour en trier la moindre nuance.

On ne bousculait pas Ilian, personne n’osait même s’approcher de leur demi-cercle frappé d’une malédiction de quarantaine, mais Ilian se sentait compressé dans ce tumulte au point d’entendre déjà ses os craquer sous la pression de leurs mains autour de son cou.

— Vos gueules !

Rémi n’eut aucun mal à se faire respecter. Tous le fixaient avec une intensité fébrile, comme s’ils s’attendaient au retour d’un messie prêt à tirer son épingle du jeu pour les dépêtrer de la mouise. Rémi passait par toutes les couleurs de la thérapie : colère, marchandage et dépression… l’acceptation de la rage se refléta sur son visage quand il toisa Ilian de toute sa hauteur. Étrangement, ce dernier ne se sentait plus dominé, comme si l’ascendant qu’avait eu Rémi avait été mystérieusement aspiré par le miroir et relégué dans les replis du chiffon que Caitlin avait précipitamment enfoui contre son pull. Rémi le toisait avec une claire envie de le mettre en pièces et Ilian ne ressentait aucune peur.

— Virez- moi ce gars de là ! Tout de suite !

Pour parer à la menace, Lucas et Arthur se déployèrent aux côtés d’Ilian. Arthur se déporta directement face à Rémi, dans l’intention évidente de le détourner d’Ilian. Lucas poussa l’audace de se poster en garde-fou devant Caitlin et Garance, de manière si peu subtile qu’il fût étonnant que ni l’une ni l’autre ne proteste. À la place, elles se dissimulèrent davantage derrière le rempart improvisé, essayant de se faire plus petites que possible.

— Le premier qui le touche, je le démâte ! gronda Arthur.

— J’imagine que moi aussi, conforta Lucas, prêt à en découdre.

Mais il n’y avait rien à en découdre. La tension retombait dans un flottement d’un soufflé raté. La chape oppressante qui pesait sur leurs têtes, échauffant les sens, s’était évaporée à l’instant même où Rémi avait tranché dans sa décision arbitraire. Un murmure indécis parcourut l’assemblée. On se concertait de concert mais pas un ne prenait les devants : l’hésitation semblait de mise, comme s’ils s’éveillaient d’un mauvais rêve. Mel s’ébroua, et fixa le trio avec une appréhension non dissimulée. Puis elle remisa son attention sur Rémi, lequel paraissait le plus tourmenté par l’ordre qu’il venait lui-même de donner. Il chiffonnait ses mains comme s’il voulait se distribuer des claques sans parvenir à se l’autoriser.

— Rémi, tu ne vas pas le dégager comme ça ! plaida Mel doucement. Il ne pourra pas s’en sortir seul et il nous mettrait en danger si tu le fais. Tu le sais ! Essaie de réfléchir par toi-même !

Rémi secoua la tête, non pour contester ses propos, mais plutôt comme pour se débattre avec sa voix intérieure. Il alternait des tremblements de rage qui faisaient vibrer ses poings, et des sursauts de lucidité tourmentée où il semblait s’acharner à contenir cette pulsion, préférant se blesser lui-même que de risquer de blesser sa camarade. À un moment, il alla jusqu’à se mordre la main avec une telle force que la scène en devenait presque pathétique.

— Rem… Rémi, regarde-moi. Ce n’est pas toi, tu n’es pas capable d’être aussi violent. Tu ne pourrais pas me faire du mal, et à lui non plus. Tu ne peux pas le chasser.

— Arrête, Mélissa, tu vois bien que tu ne l’aides pas du tout. Non seulement il en serait capable, mais il n’hésiterait pas à me tuer, moi ou Lucas, s’il en recevait l’ordre. Il en serait capable et toi tu ne ferais rien pour l’en empêcher, lâcha Arthur sur Rémi avec un aplomb qu’il n’avait sûrement pas dans le cas présent.

— Il veut seulement nous protéger, marmonna Mel tandis que Rémi tremblait maintenant de tous ses membres comme un junkie pour reprendre le contrôle. Ce n’est pas sa faute, avec la disparition de Mathieu…

— Ben voyons, ricana Caitlin en avançant à découvert, piquée au vif, il nous protège tellement bien qu’il se laisse posséder dès qu’il panique. Et s’il veut le dégager, on sait tous pourquoi, pas vrai ? reprit-elle a l’intention de Rémi qui convulsait avec peine. Avant, tes gars t’auraient obéi direct quand tu laisses faire ton alter parce qu’il est persuadé d’être le seul chef. Mais maintenant que ce mec – elle pointa Ilian sans état d’âme – est là, il sait très bien comme nous qu’il n’a plus aucun pouvoir et c’est pour cette raison que tu pètes un plomb.

Amen, sister, approuva à l’anglaise un type derrière eux.

Cate adressa un grondement à l'adresse de celui qui avait osé l’interrompre dans sa diatribe, mais l’individu ne lui en tint pas rigueur, trop concentré sur une tâche bien plus importante. Trapu et mat, mais filiforme, c’était lui, à présent, qui sécurisait prudemment les miroirs, tous soigneusement enveloppés dans leur tissu. Ilian ne put s’empêcher de remarquer que les autres s’étaient tous légèrement écartés de lui, comme par un réflexe instinctif dicté par une peur palpable de ces objets. Seul à ses côtés se tenait un autre de ses camarades, courageusement presque, qui fixait Cate d’un courroux exaspéré mais latent. Bien plus grand et bien bâti, il offrait l’image d’un adulte adulescent à la prestance bien plus affirmée que celle de Lucas.

C’est sur cette réflexion qu’Ilian réalisa qu’il avait terminé le tour d’horizon des étrangers présents dans la salle : la foule qu’il s’était imaginée menaçante n’était composée que d’une dizaine d’individus paumés et batailleurs. La plupart étaient des adolescents, et le reste ne l’était plus depuis peu.

  • C’est le grabuge chez les fantômes. Ils se murmurent que le troisième ne va pas tarder à faire son apparition. Quand ce sera le cas, ce sera une véritable boucherie sans précédent. J’avais fui en partie pour éviter cette réunion, pour vous protéger si on peut direoui, tu peux rouler des yeux, je ne changerai pas ma version, Ganache ! mais au final, je crois que cela n’a servi à rien. Et je ne peux pas rester sans rien faire.

Aïe... Déjà que la baston régnait un peu dans les rangs, si cette prophétie se concrétisait, personne n’était prêt pour un bain de sang. Ils avaient à peine ébauché leur plan de secours. Son plan de secours. Enfin, presque le sien...

— C’est toi qu’on devrait dégager, t’as presque disparu.

— Ce n’est pas vrai ! Il est encore là, tu ne le connais pas ! s’insurgea Mélissa, toutes griffes dehors.

— Non, en fait on ne vous connaît pas très bien, confirma Caitlin. Et à nous, ça ne nous réussit pas trop mal. Et toi, Mel, tu gères comment, avec ton monstre ?

Mélissa frissonna, regarda Rémi, dont les tremblements diminuaient de fréquence, regarda Ilian, puis Caitlin sans mot dire.

— J’en étais sûre, triompha Cate, vindicative jusqu’au bout., Vouloir protéger tout le monde, c’est bien, et c’est comme ça qu’on tombe dans le piège. Claire et Garance qui ramènent... un mouton parmi les loups à la place de Mathieu, no offense, hein, mais tu n’es pas Mathieu. Et si on ne sait pas où est Mathieu…

Deux autres gugusses déboulaient en trombe dans la salle déjà pleine à craquer, et voilà que l’ambiance s’emballait de nouveau. Y en a un qui était gonflé à bloc, l’air de vouloir tout dégommer, et l’autre pouvait se rajouter à la galerie d’ahuris qui peuplaient déjà cette pièce.

— C’est quoi ce bordel, vous foutez quoi ici, putain ?! déballa le surexcité en promenant sa fureur d’un bout à l’autre sans concession.

Il constata ensuite la lutte de Rémi, puis il s’affaissa, fauché par la vision du trio triangulaire que formait Arthur et Lucas, Ilian en pierre d’angle.

— Ah, lâcha-t-il d’une voix plus faiblarde. Ouais, c’était bien ça. Ils sont passés au niveau supérieur. Super.

Il passa nerveusement la langue sur ses lèvres.

— On a définitivement raté un truc. Pour ne pas changer.

Il louvoya prudemment en direction de son compagnon qui baladait son allure hagarde, terrassé par le contrecoup.

— Clément, s’il te plaît, commence pas à perdre la…

Une jeune femme se détacha de l’assemblée abasourdie pour se jeter sur lui.

— Où étais tu passé, Mathieu ?

Elle le frappa violemment sur la poitrine.

— Pourquoi êtes-vous injoignables, même par bilocation ? Répondre aux messages, c’était trop demandé ? Le téléphone, c’est fait pour les chiens ?!

— Ho, ho ! Écrase, Léane ! Je n’ai jamais reçu le moindre appel ni SMS, et ça, c’était leur plan, se défendit Mathieu. Tu vois, ils ne s’infiltrent pas dans la tuyauterie, mais pour les réseaux, ça a toujours été leur spécialité, ironisa-t-il à l’intention de Clément. Et on peut dire que ça marche.

Clément ne broncha pas, toujours hébété. Il considérait comme une apparition fantomatique Léane, dont les élans bouleversés semblaient enfler en lui, de coup en coup, sa propre envie de dégomme.

Des filaments gris frisés et désordonnés en toiles d’araignée ponctuaient la longue et raide chevelure chocolat de Léane, presque en auréoles pour certains ; de larges mèches décolorées encore plus prononcées la striaient de part en part, l’entremêlant d’un cuivre cendré patiné. Dès que Mathieu posa les yeux sur cette particularité bien singulière, il se dégonfla et désamorça toute autre tentative de mordant, en dépit des assauts. À l’inverse, qui bloquait sur la même image se gonflait Clément, s’emplissant littéralement de la fureur délestée.

— Léane, assena simplement Mathieu d’un ton qui se voulait posé. Tu penses que tu pourrais me lâcher et t’intéresser à Clément avant qu’il ne se décide à t’arracher la tête ?

Les poings s’immobilisèrent aussitôt. Léane zieuta craintive Clément à la dérobée. Elle se débina et enfouit sa tête contre le torse de Mathieu afin de se soustraire aux foudres de Clément.

— Mauvaise tactique, estima Mathieu, en subtilisant ses poignets pour la dégager de son étreinte. Déjà qu’il est furax d’avoir été mis à l’écart, si tu l’ignores, il va vriller total. Tu veux lui faire perdre le contrôle à nouveau ?

Léane refréna un hoquet hystérique en confrontant enfin Clément qui ne la voyait déjà plus, aveuglé par la haine : son index tressautait sur un rythme inconnu mais régulier d’un mécanisme infatigable, comme s’il s’amusait à compulser des données en vue de flanquer une dérouillée mortelle.

— Clem’, tu… il… chevrota Léane, médusée.

— T’inquiète, ça lui arrive de temps en temps, comme lui, nuança Mathieu en désignant Rémi qui haletait péniblement pour reprendre le contrôle, la tête entre les mains. Et j’imagine que ça doit te toucher toi aussi. Tu n’es pas aussi protectrice d’habitude. Ça ne te ressemble pas, d’avoir des émotions, ricane-t-il en reprenant du poil de la bête.

Léane en reste bouche bée mais Mathieu ne semblait pas en avoir terminé sur le plan fourberie.

— Si je te manquais tant, rien ne t’empêchait de venir nous voir, on n’a pas changé d’adresse, nous au moins, dit-il avec des accents rancuniers aisément décelables. C’était pas si compliqué de vérifier, mais j’imagine que ton égo devait bloquer dessus. Ou alors, t’es si centrée sur toi que tu t’imaginais qu’il t’en voudrait encore pour le coup des pâtes.

Touchée, Léane recula sous le choc. Clément se départit de sa fureur stupéfiée pour revêtir la même consternation choquée que Léane.

— Si tu veux déconner, Clem, commence plutôt avec Rémi, il est dans de bonnes conditions, ricana Mathieu.

Clément parut enfin s’apercevoir de la présence de Rémi en bout de salle et la douche écossaise fut immédiate : il blêmit et des taches coquelicot s’égrenèrent sur son visage alors que la colère frémissait à nouveau.

— Je n’ai pas besoin de perdre le contrôle pour le défoncer, assura-t-il fermement pour être entendu.

Ça ne loupa pas, Rémi perdit le peu de contenance qu’il avait réussi à regagner et se détourna aussitôt dans la contemplation du tableau du naufrage afin de mieux s’y noyer.

— Mais oui, bien sûr, en convint Mathieu d’une tape sur l’épaule, un brin sarcastique. Mais tu m’avais aussi promis de ne pas t’énerver, alors la démolition du mobilier, ça attendra un peu.

— Ils ne faisaient pas partie du contrat ! insista Clément avec véhémence.

— Le terme mobilier est fait pour ça, pour tout englober.

— Hé ! protesta le gamin de la balustrade, manifestement choqué au nom de tous les autres. Personne ne réagit autrement à la pique, mais Arthur poussa malgré lui un sifflement appréciateur.

— Ouch, murmura Garance.

— Ça, c’est fait, lâcha Lucas, tout aussi impressionné.

Mathieu ignora superbement le petit, comme si ce dernier était là pour faire tapisserie.

— Vous m’excuserez, conclut-il sobrement à l’intention de Léane et Clément, avant de se frayer un passage.

Une ou deux personnes s’interposèrent, mais Mathieu, manifestement bien remonté, ne se laissa pas distraire.

— Votre sens du timing est à chier, marmonna-t-il en s’incrustant entre Arthur et Ilian, en première ligne. Presque aussi pourri que votre capacité à reconnaître les pièges.

— Content de te revoir aussi, et en pleine forme, repartit Arthur, apparemment plus à l’aise maintenant que séparé d’Ilian.

— Ton timing à toi est parfait, peut-être ? attaqua Lucas, en adoptant lui aussi le ton « murmure sauvage » convenu par leur cercle intime, en désignant Rémi qui tanguait sur place, comme un possédé, visiblement prêt à reperdre pied.

Mathieu ne daigna même pas regarder Rémi et afficha un air blasé.

— Oh, ça, j’ai l’habitude. C’est rien à côté de ce que peut faire Clément. La dernière fois qu’il a pété un plomb, il a juste essayé de dégommer Alec. Enfin, Alec l’aurait dégommé si Florian n’était pas intervenu.

Lucas fit un bond littéral, Garance lâcha un feulement étranglé et Arthur se tourna vers Mathieu, les yeux exorbités.

— Pardon ?!

— T’as très bien entendu, grommela Mathieu d’un ton rageur. Et après ce que je viens de lui débriefer, à Clément, vous pouvez vous estimer heureux qu’il n’ait pas déchiqueté Léane ou Rémi sur place. Et d’ailleurs, je ne sais même pas ce qui me retient…

— Qu’est-ce que tu insinues ?

— De quoi tu parles ? renchérit Arthur.

— Tu sais très bien de quoi je parle.

Mathieu confronta Arthur, d’un regard chargé de défi.

— De votre plan foireux. Qui n’est même pas le vôtre, et encore moins celui de Thomas.

— Qui t’as mis au courant ? comment tu sais ça ? se faufila Garance, en retenant son souffle.

— C’est pas la question, trancha Arthur en plissant les yeux, circonspect. Si ce plan n’est pas de Thomas, il est de qui ? Et qu’est ce que tu foutais avec Florian ?

Annotations

Versions

Ce chapitre compte 1 versions.

Vous aimez lire Cagou0975 ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à l'Atelier des auteurs !
Sur l'Atelier des auteurs, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscription

En rejoignant l'Atelier des auteurs, vous acceptez nos Conditions Générales d'Utilisation.

Déjà membre de l'Atelier des auteurs ? Connexion

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de l'Atelier des auteurs !
0