Chapitre 113

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Anaïs entre dans une salle où plusieurs professionnels la saluent et lui expliquent qui ils sont, leurs fonctions et ce qui va se passer autour d’elle. La personne principale est un gynécologue-obstétricien.

: - Docteur Malmaison gynécologue obstétricien. Je vous pose la question une dernière fois : Souhaitez-vous arrêter cette grossesse?

Anaïs répond les yeux remplis de larmes : - Oui je suis sûre de ma décision je veux mettre un terme à cette grossesse.

Docteur Malmaison : - Très bien... alors je vois que vous avez été voir un anesthésiste bon vous avez choisi une anesthésie locale, je vois que vous ne présentez pas d’allergie très bien. Avez-vous pris le médicament mifépristone qui consiste à dilater le col de l’utérus et entraîner un arrêt de la grossesse?

Anaïs toute tremblante : - Oui....

Docteur Malmaison : - Tout est bon, je vous laisse vous déshabiller entièrement et vous installer sur la table. Nous allons commencer d’ici quelques minutes.

Anaïs se déshabille toute tremblante de la tête aux pieds, elle enfile une blouse en papier d’hôpital pour ne pas avoir le haut du corps découvert et s’allonge sur la table.

On lui administre des médicaments antalgiques, du misoprostol pour dilater encore plus le col, un anxiolytique et un gaz MEOPA pour dissimuler les ressentis difficiles.

Le docteur installe ensuite les étriers dans lesquels Anaïs pose ses pieds pour adapter une position gynécologique.

Ses jambes flagellent nerveusement.
En attendant que l’anesthésie locale fonctionne, Anaïs trouve le temps long.... très long.

Pleins de questions, d’émotions, de sentiments lui envahissent le cerveau. Elle n’arrive plus à savoir si ce qu’elle fait est bien, si elle le désire vraiment.... si elle arrivera à s’en remettre après l’IVG.

Tout ce temps là elle pleure pensant à tout ce qu’elle a fait de mal, à que cette grossesse aurait pu être évitée, si elle pourra oublier ce bébé à qui elle a ôté la vie.

Une sage femme lui parle avec bienveillance et l’apaise par des mots doux. La main d’Anaïs est étreint par celle de la sage femme qui lui caresse le dos de celle-ci.

Docteur Malmaison : - Je vais introduire le spéculum dans votre vagin afin de l’écarter au maximum pour l’intervention.
Ça ne sera pas douloureux.

Ses gants en latex écartent délicatement les lèvres de la jeune femme et son autre main pousse le spéculum dans l’intimité d’Anaïs. Il l’écarte tout doucement.

Anaïs est prête pour l’IVG totalement ouverte.

Le chirurgien introduit une canule dont le diamètre est adapté au stade de la grossesse d’Anaïs.

Il aspire l’œuf et le contenu de l’utérus, cela dure une quinzaine de minutes.

Toute l’équipe pluridisciplinaire surveille régulièrement Anaïs qu’ils ont placé dans une chambre.

La jeune femme a la tête tournée vers la fenêtre regardant le beau ciel bleu de cette journée froide et ensoleillée. Froide, comme son cœur.... son cœur abîmé et déchiré en mille morceaux.

Les calmants et l’anesthésie font que pour le moment elle se sent bien et apaisée.

Une sage femme entre à ce moment pour prendre sa tension, vérifier que tout aille bien : - Tout va bien ? Pas de douleur ? Pas d’hémorragie ?

Anaïs : - Non non ça va... ça va. Juste je perds un peu de sang, j’ai changé ma serviette il y a deux heures et là il faudrait que je re change.... c’est plus abondant que des règles.

La sage femme : - C’est normal après l’intervention les saignements ne sont pas inquiétants sauf grosse quantité. Vous trouverez peut-être des caillots ne paniquez pas.

Anaïs lui sourit : - Merci vous avez été si aimable avec moi.

La sage femme : - C’est normal un peu de réconfort ne fait pas de mal dans des situations comme celles-ci. Encore quelques heures et vous aurez la permission de sortir.

Anaïs reste longuement dans le lit d’hôpital à pianoter sur son téléphone, elle craque de nouveau.

´´ Je n’ai plus d’amis maintenant que j’ai envoyé bouler tout le monde... Sébastien.... Jennifer.... Julien.... Anthony....’´.

´´ Est ce que j’ai pris la bonne décision ? ... vais je le regretter un jour ? ´´.

Puis c’est l’heure pour Anaïs de sortir de l’hôpital, elle retrouve Lélia à l’extérieur.

Lélia attend patiemment devant l’hôpital lorsque sa petite sœur arrive lentement.

La jolie brune ouvre de grands bras pour faire un câlin à Naïs qui en a grandement besoin.

Anaïs : - Tu peux m’emmener à la caserne j’ai besoin de voir Clément!

Lélia : - Non c’est hors de question ma chérie ! Tu vas te reposer !!!

Anaïs pique une crise de nerfs devant l’établissement de soins : - POURQUOI TOUT LE MONDE EN A RIEN À FOUTRE DE CE QUE JE PEUX RESSENTIR ?! POURQUOI ?! JE SUIS DÉJÀ ASSEZ MALHEUREUSE COMME ÇA ET JE N’AI MÊME PAS LE DROIT DE VOIR LE SEUL AMI QUE J’AI!

Lélia : - Calmes toi Naïs, si ça te fais plaisir par contre on peut inviter Clément après sa garde ?! Ça me fait plaisir que tu t’entendes bien avec lui. Il est chez les pompiers c’est forcément quelqu’un de bien. Du moins j’en ai une bonne impression du peu que je l’ai vu.

Anaïs saute de joie puis se tient le ventre grimaçant de douleur : - Youpi!!!! Tu ferais ça ?! Merci Lélia ! aïe putain fait c...!

Lélia : - C’est ce que je te disais tu dois te reposer! Je te laisse contacter ton ami !

Toutes les deux montent dans la voiture et partent en direction de la maison des amoureux.

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