Chapitre 3 : Action

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  • Comment tu te sens ?

Je suis maintenant allongée contre le torse de Victor, et ses doigts caressent mes cheveux. J'inspire profondément.

  • Rassurée.
  • Bien, c'est ce que je voulais... Maintenant, dis moi, que veux-tu ? On peut s'arrêter là, comme je te l'ai dit, ou alors on peut aller plus loin, si tu me fais assez confiance.
  • Je veux continuer. Je veux sentir tout ce que tu peux me faire sentir.
  • Bien. Alors fermes les yeux et détends toi.

Mes paupières se ferment, et le matelas bascule un peu quand il s'assoit sur le bord du lit. J'entends le bruit de ses vêtements et en déduit qu'il se déshabille. Je pensais être fatiguée, mais ce doux son ravive la flamme en moi et me rends aussi émoustillée qu'une jeune prude le premier soir. Ce qui est, en soit, le cas. Il bouge à nouveau et la chaleur qui émane de son corps indique qu'il est probablement au-dessus de moi.

  • Tu peux rouvrir tes yeux.

Je le fais pour les refermer aussitôt. Il est maintenant nu devant moi, sans artifice, son torse contre le mien caresse ma peau, laissant des décharges électriques traverser mon corps qui ressent déjà le besoin de plus.

  • Allez, poupée... ne fermes pas les yeux... Prends ton temps pour m’observer. Je te donnerais une bonne raison de fermer les yeux après...

Le rugissement sourd de mon désir grogne en moi, prêt à déborder et m’inonder de plaisir. Je me force à entrouvrir mes paupières, suffisemment pour voir ses muscles saillants alors que ses bras puissants encadrent mon corps. Il est beau, c’est indéniable. Une beauté qui fait ressortir mon animosité. Mais ce n’est pas une perfection agressive qu’il possède, non. C’est doux, comme sa peau qui brille dans la pénombre. C’est magique comme l’instant que nous partageons. Curieuse du corps humain, et intriguée par toute perfection tel la femme que je suis, mes doigts parcours ses traits avec hésitation. Il se tend quand je presse ses abdos, soupire quand je fais les contours de ses biceps, et se surprend à vouloir plus de mes mains sur son visage. Ma main, et mon regard, passe rapidement sur son membre dressé. Je ne saurais le décrire autrement qu’en disant qu’il me semblait aussi incroyable que sa personne, et d’une taille qui ne manquerait de me satisfaire.

Je ne veux pas me presser, mais quand je deviens plus confiante, que mes caresses deviennent plus appuyés, que mes ongles grattent un peu sa peau. Face à ce rêve devenu réalité, je veux prendre mon temps. Admirer chaque parcelle de Victor.

C’est lui qui m’arrête. Il m’attrape les poignets et les entrave délicatement au-dessus de ma tête. Il n’est pas brute, et fait attention à ne pas me blesser.

  • Tu es bien trop belle, et ton simple toucher me rend fou... Si je veux t’offrir une nuit digne de ce nom, poupée, tu dois arrêter ces taquineries...
  • Mais pourquoi arrêterais-je alors que tu tiens au-dessus de moi dans toute ta splendeur.
  • Et depuis quand es-tu aussi éloquente... ?
  • Depuis que tu m’as promis le Septième Ciel avec ton apparence.
  • ... Attends.

Il bouge un peu pour attraper un préservatif sur la table à côté de lui.

  • Tu veux me le mettre ?
  • ... Je sais pas si j’en serais capable.
  • Comme tu veux.
  • Montre moi.

Il guide mes mains, avec des gestes simples pour me montrer comment faire.

  • Et voilà.
  • Merci.
  • De rien... Puis-je ?
  • Bien sûr.

Comme précédement, ses mains commencent leur route à leur tour, sur mon corps, chaque détour et chaque recoin, visitant tout ce qu’il peut toucher chez moi. Je ne suis bien qu’une poupée ainsi placée, et cela ne me dérange pas. Je me laisse aller, profite de tout ce qu’il a à m’offrir. Mais je ne reste pas impassive longtemps. J’ai besoin de le toucher encore et je reprends mes câjoleries. Pour un effet de surprise, je roule mes hanches ça et là, et à plusieurs reprises, il grogne et s’affaisse contre moi. Il doit sentir à quel point je le veux plus, mon humidité frottant son sexe dur maintenant à nu.

  • Poupée...
  • Un problème ?
  • Tu es le problème...

Mais il ne se plaint pas plus et m’embrasse. Je lui rends son baiser avec ferveur et passion, nos deux corps prisonniers d’une dance enflammée. Il a les yeux mi-clos et me regarde avec une simple question en lui. J’acquiesce et il lâche mes poignets. Victor attrape ensuite mes cuisses, et enroule mes jambes autour de sa taille. La proximité est suffocante, comme un trésor que je ne peux atteindre.

Enfin je le sens, pressant contre moi. Il est chaud, et enfin je le sens qui ouvre délicatement mon intimité. Bien contre le plaisir que je pensais ressentir immédiatement, une certaine douleur me fait me crisper. Il s’imobilise tout de suite.

  • Tu vas bien ? Ça va aller ? J’aurais dû te prévenir... Oui, ça fait mal. Mais je te promets que ça va passer. Dis moi quand tu vas mieux...

Je pris quelques minutes pour me sentie mieux et, quand la douleur passe, je ne manque pas de lui dire.

  • Ça va mieux...

Il reprit un rythme régulier, s’arrêtant dès que la douleur se faisait sentir. Et petit à petit, il finit par enfin passee outre ma virginité. Sans doute le moment le plus douloureux, mais Victor prit soin de me rassurer encore plus.

  • Je t’assure, ça va passer. Et tu verras, tout ira mieux.

Quand enfin, il s’enfonce en moi jusqu’à la garde, il attend que j’hoche la tête avant de bouger. Le premier va-et-vient est lent, profond et son index vient jouer avec mon clitoris. Ses mains attrapent mes hanches pour me rapprocher plus encore de lui quand il me prend. J’ai l’impression que je vais exploser de l’intérieur, et de bonheur. Mes pensées se font plus rares, et plus simples. Son nom ne cesse d’emporter mes réflexions, et je ne réfléchis plus.

Il semble se délecter de mes réactions, les encourageant par des baisers et des mots doux. Mes ongles s’enfoncent dans la chair de son dos, mais je ne peux pas m’excuser parce qu’il accélère son rythme sans attendre. Il vise ce point sensible, sans jamais se reposer. Je me sais serrée autour de lui, ses veines créant une friction supplémentaire en moi.

  • Victor... !
  • Ah, poupée, surtout ne te tais pas...

Ses doigts encerclent mon clitoris plus vite, avec assez de pression pour que mon dos se cambre. Sa bouche retombe sur mon sein, ma cambrure lui offrant ma poitrine pour son plus grand plaisir. Il me comble d’affection et d’attention. C’est une sensation divine, sans doute et sans peur, la logique perd pied face à cette extase indescriptible.

  • Je veux que tu viennes à moi. Je t’en supplies, poupée...

Son ton de supplication me fit perdre pied. L’extase qui m’envahit est encore plus puissante que celle que j’ai expérimenté tout à l’heure. Des étoiles envahirent ma vision. Mon corps tremble si fort qui attrape mes cuisses et s’enfonce en moi une dernière fois pour être sûr que mon plaisir continue encore. Son corps frémis puis il s’immobilise.

Aucun de nous deux ne parle ou ne bouge pendant quelques instants, puis il s’affala contre moi, me coupant la respiration sur le coup. Mais le silence me va, et je comprends enfin pourquoi toutes mes amies me parlaient de sexe avec autant de paillettes dans les yeux. C’est formidable, et Victor ne m’avait pas déçu.

C’est lui qui brisa le silence, en se retirant de moi lentement. Après une seconde de douleur, je souffle, me sentant fatiguée mais avec mes sens encore à vif.

  • Comment tu te sens poupée ?
  • Merci, Victor... articulais-je difficilement.
  • Je suppose que c’est un oui.
  • Et... toi ?
  • On ne peut mieux.

Il embrasse mon cerveau, puis il se lève et va me chercher un verre d’eau.

  • Il y a une pillule pour toi sur la table.
  • Noble attention...

Il m’apporte mon verre d’eau et je prends ma pillule.

  • Tu dois être épuisée. Dors, je reste là...
  • Promis... ?
  • Promis poupée...

Je m’agrippe à lui, épuisée mais refusant d’être seule maintenant. Il caresse mes cheveux et murmure des mots doux à mon oreille.

Le lendemain matin.

Je me réveille avec des courbatures, probablement dû à la nuit dernière. J’ouvre un œil, timidement, et vois que Victor n’est plus dans le lit, les draps à côté de moi sont vides. J’entends son stylo qui écrit sur le papier, il doit préparer un cours. Je me lève et retombe dans le lit. Ah, mes jambes n’ont pas suivies. Il saute de sa chaise.

  • Merde, ça va ?
  • Oui, ça va...

Il prend ses copies et son stylo et vient se réinstaller dans le lit avec moi. Je regarde ce qu’il fait.

  • C’est lequel ton établissement ?
  • Université Colomb...
  • Ça me dit quelque chose.
  • C’est le meilleur élève de ma classe.

Je regarde le nom. Thomas.

  • Oh... La boulette...

Victor. Je viens de coucher avec le prof de mon frère...

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