Visite d'Elendil
La lumière du matin baigne les jardins d'Elendil d'une douce lueur dorée.
Depuis la fenêtre de ma chambre, j'observe la cîté s'éveiller.
Cela fais seulement qu'un jour je suis arrivée.
Et poutant...
Tout me semble étrange.
Familiarité et nouveauté se mélangent dans mon esprit sans que je puisse comrendre pourquoi.
Les toits blancs. Les ponts suspendus. Les arbres immenses qui entourent la cité.
Par moments, j'ai l'impression de découvrir un lieu inconnu.
Puis l'instant suivant...
J'ai la sensation étrange d'être d'y déjà venue.
Comme un rêve oublié.
Ou un souvenir que je n'arrive pas à atteindre.
Un léger coup contre la porte me fait sursauter.
- Entrez.
La porte s'ouvre presque immédiatement. Et Thalion entre.
- Bonjour.
- Bonjour.
Le capitaine observe quelques secondes ma chambre.
- Je vois que tu n'as pas fui pendant la nuit.
- J'y ai pensé.
- Sage décision.
Je lève les yeux au ciel.
Un sourire amusé perce sur le visage de l'elfe.
- Le prince m'a confié une mission extrêmement importante.
- Laquelle?
- M'assurer que tu ne te perdes pas dans Elendil.
- Je ne suis pas une enfant.
- Tu es arrivée hier.
- Ce n'est pas pareil.
- C'est exactement pareil.
Je me mets à soupirée.
- Vous êtes insupportable.
- Merci.
- Ce n'était pas un compliment.
- Je choisis de croire le contraire.
Avant je ne puisse répondre. Thalion désigne l'extérieur d'un mouvement de tête.
- Viens.
- Où allons-nous?
- Visiter Elendil.
Je souris immédiatement.
Et Thalion a la certitude qu'il vient de gagner.
Quelques minutes plus tard, on traverse les rues blanches de la cité.
Partout autour de nous, des fontaines murmurent doucement.
Des jardins suspendus reliaient certains bâtiments.
Des fleurs aux couleurs éclatantes grimpent le long des murs de pierre claire.
Je tourne la tête dans tout les sens. Comme une enfant qui découvre un nouveau monde.
- Tu peux rire.
Je me retourne vers Thalion.
- Pardon?
- Je vois bien que tu essaies de ne pas avoir l'air impressionnée.
Je croise les bras.
- Je ne suis pas impressionnée.
- Bien sûr.
- Pas du tout.
- Naturellement.
Je finis par éclater de rire.
Et pendant quelques secondes, le regard de Thalion se fait plus doux.
Parce qu'il a déjà vu ce rire. Il y a très longtemps.
Et malgré lui, une pensée traverse son esprit.
"Par les Valar..."
"Encore..."
Murmure Thalion pour lui-même.
Je ne l'entends pas.
Je suis déjà repartie à la découverte d'Elendil.
On quitte les grands jardins pour rejoindre une avenue plus animée.
Rapidement, les bâtiments élégants laissent place à une succession d'échoppes.
Des artisans travaillent le bois sous des auvents fleuris.
Des souffleurs de verre façonnent de délicates sculptures translucides.
Des bijoutiers exposent des créations si fines qu'elles semblent impossibles à réaliser.
Je tourne la tête dans tout les sens.
- Tu peux respirer.
Je me retourne vers Thalion.
- Je respire.
- A peine.
- Tout est magnifique.
- Je sais.
- Non mais vraiment magnifique.
- Je vis ici depuis trois siècles. Je suis au courant.
Je lève les yeux au ciel.
Puis mon regard est attiré par une petite boutique aux fenêtre couvertes de pâtisseries.
Je ralentis aussitôt.
Thalion remarque immédiatement le changement.
- Ah.
- Quoi?
- Je connais ce regard.
- Quel regard?
Celui qui annonce une catastrophe.
- Je regardais simplement les gâteaux.
- Voilà.
- Voilà quoi?
- La catastrophe.
Je secoue la tête en riant.
Une délicieuse odeur de miel flotte dans l'air.
Derrière la vitre repose des dizaines de pâtisseries soigneusement décorées.
Certaines sont couvertes de fruits.
D'autres de fleurs cristallisées.
Je reste quelques secondes à les admirer.
Puis j'aperçois une petite tarte dorée.
Mes yeux s'illuminent aussitôt.
- Celle-là est jolie.
- Jolie?
- Oui.
- Tu choisis tes pâtisseries parce qu'elles sont jolies?
- Evidemment.
- C'est inquétant.
- Vous êtes inquiétant.
La pâtissière derrière son comptoir étouffe un sourire.
Je finis par sourire quelques pièces de ma poche.
Puis, à la surprise de Thalion, je désigne une autre pâtisserie.
- Je voudrais également celle-ci s'il vous plaît.
- Pour toi?
Demande Thalion.
- Non.
Quelques instants plus tard, la pâtissière me remet deux paquets soigneusement emballés.
J'en prends un et tends l'autre à Thalion.
Le capitaine cligne des yeux.
- Pourquoi me donnes-tu ça?
- Parce que vous passez votre matinée à me faire visiter Elendil.
- C'est mon travail.
- Peut-être.
Je lui adresse un sourire.
- Mais je vous remercie quand même.
Pendant quelques secondes, Thalion reste parfaitement immobile.
Comme si personne ne lui auvait jamais offert une pâtisserie de sa vie.
- Tu m'offres vraiment un gâteau?
- Oui.
- Je ne sais pas comment réagir.
- Essaie de dire simplement merci.
- Ah oui.
Il prend finalement le paquet.
- Merci.
Je lui souris touché.
- De rien c'est avec plaisir.
Puis on reprend notre marche.
Quelques pas plus tard. Thalion ouvre discrètement la boîte.
- Tu es déjà en train de la manger?
- Bien sûr.
- C'était censé durer.
- Je suis un guerrier.
- Quel rapport?
- J'ai besoin d'énergie.
- C'est ridicule.
- C'est stratégique.
Je secoue la tête en riant.
Nous traversons un petit pont de pierre au-dessus d'un ruisseau lorque Thalion reprend la parole.
- J'ai un question.
Je me méfie immédiatement.
- Pourquoiai-je l'impression que je vais le regretter?
- Parce que tu commences à me connaître.
- C'est inquiétant
- Merci.
Je soupire.
- Quelle est cette question?
Il prend un air parfaitement innocent.
Ce qui me rends encore plus méfiante.
- As-tu déjà été amoureuse?
Je manques de trébucher.
- Quoi?!
- Voilà une réaction très intéressante.
- C'est une question étrange!
- Pas vraiment.
- Si.
- Donc la réponse est non.
- Je n'ai jamais dit ça!
- Ah.
Il hoche lentement la tête.
- Donc la réponse est oui.
- Ce n'est pas ce que j'ai dit non plus!
Son sourire s'aggrandit.
- Fascinant.
Je lève les yeux au ciel.
- Vous êtes impossible.
- Je sais.
- Et vous?
- Moi?
- Oui.
- J'évite généralement les catastrophe.
- Ce n'était pas ma question.
- Pourtant c'est ma réponse.
Je secoue la tête en riant.
Quelques secondes plus tard, il reprend.
- Une autre question.
- Non.
- Tu n'as même pas entendu.
- Je refuse par principe.
- Sage décision.
Il marque une pause.
- Que penses-tu du prince?
Cette fois, je m'arrête net.
- Thalion!
- Quoi?
- Vous faites exprès!
- Absolument.
Je reste quelques secondes sans voix.
- Il est gentil.
Le capitaine m'observe.
- Gentil.
- Oui.
- C'est tout.
- Et sérieux.
- Très sérieux.
- Trop sérieux.
- Nous sommes d'accord.
Je souris malgré moi.
- Et intimidant.
- Ça, il détesterait l'entendre.
- Pourquoi?
- Parce qu'il passe son temps à prétendre le qu'il est parfaitement accessible.
Je le regarde avec incrédulité.
- Il prétend ça?
- Oui
- C'est ridicule.
- Nous sommes encore d'accord.
Je ne peu retenir un rire.
Puis je reprends notre marche.
Pendant quelques instants, le silence revient.
Avant que Thalion ne reprenne une dernière fois.
- Dernière question.
- J'ai peur.
- C'est normal.
- Thalion...
- Si Drannor tombait dans une rivère, tu essayerais de l'aider?
- Bien sûr.
- Même si tu tombais avec lui?
- Evidemment.
- Intéressant.
- Pourquoi?
- Pour rien.
Je plisse les yeux.
- Vous êtes en train de préparer quelque chose.
- Peut-être.
- Je le savais.
- Mais rassure-toi.
- Je ne suis pas rassurée.
- c'est raisonnable.
Et pour la première fois depuis son arrivée à Elendil...
Le capitaine eut l'impression étrange de retrouver un fragment de bonheur qu'il croyait perdu depuis longtemps.
Lorsque nous arrivons près des terrains d'entraînement, le bruit de l'acier résonne déjà dans l'air.
Des dizaines de gardes s'exercent au combat.
Certains s'entraînent à l'épée.
D'autres au tir à l'arc.
Plus loin, plusieurs elfes répétent des mouvements parfaitement synchronisés avec des lances.
Je ralentis aussitôt.
Tout cela est fascinant.
- Impressionnant, n'est-ce pas?
Je tourne la tête vers Thalion.
- Un peu, oui.
- Un peu?
- D'accord. Beaucoup.
Un sourire amusé apparait sur son visage.
Nous continuons à avancer jusqu'à une vaste cour circulaire entourée de gradins de pierre.
Cette fois, de nombreux gardes sont déjà rassemblés.
Et au centre...
Je reconnais immédiatement Drannor.
Il porte une tenue d'entraînement plus légère que son armure habituelle.
Une épée d'exercice repose dans sa main.
Face à lui, Thalion retire tranquillement sa cape.
- Ne me dites pas...
- Si.
Je sens immédiatement mon enthousiasme grandir.
- Vous allez vous battre?
- Tenter de survivre serait plus exact.
- Tu exagères.
Répond Thalion en entrant dans l'arène.
Plusieurs gardes échangent des sourires.
Visiblement, ce genre de scène est habituel.
Je m'installe sur les gradins avec les autres spectateurs?
Un silence impatient parcourt la cour.
Puis les deux elfes se mettent en garde.
Pendant une seconde...
Rien ne se passe.
Puis ils attaquent.
Je cligne des yeux.
Et manque presque de perdre leur position.
Leurs mouvements sont beaucoup trop rapides.
L'acier s'entrechoque dans une gerbe d'étincelles. Une attaque. Une parade. Une feinte.
Puis trois autres mouvements que je ne comprends même pas.
Autour de moi, plusieurs gardes observent avec une attention absolue.
Comme si chaque geste constituait une leçon.
Drannor avance avec une précision redoutable. Calme. Maîtrisé.
Chaque attaque semble calculée plusieurs secondes à l'avance.
Thalion est différent. Plus imprévisible. Plus rapide.
Il bouge avec une fluidité presque insolente.
- Par les Valar...
Je murmure.
Un garde assis près de moi esquisse un sourire.
- C'est ce que nous avons tous dit la première fois.
Je ne réponds même pas.
Je suis incapable de détourner mon regard.
L'affrontement continue.
Les lames se croisent encore.
Les deux elfes semblent se connaître parfaitement.
Comme s'ils pouvaient anticiper les pensées de l'autre.
Thalion tente soudain une attaque basse.
Drannor pare san difficulté.
Puis contre-attaque de suite après.
Le capitaine doit reculer.
Quelques gardes applaudissent discrètement.
- Allez Drannor!
Les mots m'échappent avant même que je réfléchisse.
Le silence tombe aussitôt autour de moi.
Je cligne des yeux.
Tous les gardes viennent de tourner la tête dans ma direction.
Même les combattants.
- Quoi?
Je demande innicemment.
Un rire parcourt les gradins.
Au centre de la cour, Thalion pose une main sur son coeur.
- Trahison.
- Je ne prends pas parti!
- Mensonge.
Même plusieurs gardes semblent amusés.
Quant à Drannor...
Je crois apercevoir l'ombre d'un sourire.
Le combat reprit.
Et cette fois, je me laisse complètement emporter.
Les échanges deviennent de plus en plus impressionnants.
Les lames dansent.
Les gardes retiennent parfois leur souffle.
Puis soudain...
Drannor force Thalion à reculer de plusieurs pas.
- Oui!
Je frappe dans mes mains sans même m'en rendre compte. Comme une enfant enthousiaste.
Le bruit résonne dans la cour.
Et pendant une fraction de seconde...
Quelque chose change dans le regar de Drannor.
Son mouvement hésite. A peine. Mais suffisament.
La lame de Thalion touche son épaule.
- Touché.
Le capitaine recule aussitôt.
Un silence surpris parcourt les spectateurs.
Cae cette erreur est inhabituelle. Très inhabituelle.
Je ne comprends pas pourquoi plusieurs gardes semblent soudain étonnés.
Ni pourquoi Thalion observe son prince avec autant d'attention.
Moi, je ne vois qu'une chose.
J'étais en train d'assister au spectacle le plus impressionnant de toute ma vie.
l'entraînement prend fin quelques minutes plus tard.
Les gardes commencent à quitter progressivement les gradins.
Partout autour de moi, des conversations reprennent.
Certains commentent les techniques utilisées.
D'autres plaisantent sur le duel.
Un sourire flotte encore sur mes lèvres.
J'ai rarement passé une aussi bonne matinée.
Peut-être même jamais.
Je traverse tranquillement la cour.
Les derniers gardes saluent respectueusement le prince et son capitaine.
Personne semble réellement pressé de partir.
Je m'apprête à rejoindre les écuries lorsqu'une converssation attire mon attention. Sans le vouloir.
- C'est donc elle.
Je ralentis légèrement.
Plusieurs nobles se tiennent sous une arche de pierre non loin.
Ils ne m'ont pas vue. Ou peut-être pensent-ils que je ne peux pas les entendre.
- La jeune femme du Rohan.
- La palefrenière.
Un léger rire s'en suit.
Je sens mon sourire disparaître.
- Je ne comprends toujours pas pourquoi le prince lui accorde autant d'attention.
- Ni pourquoi le capitaine semble déjà s'être attaché à elle.
- C'est incompréhensible.
Je reprends ma marche. Plus vite.
Mais leurs voix continuent malgré tout de me parvenir.
- Une inconnue apparaît du jour au lendemain...
- Sans famille.
- Sans passé.
- Sans rang.
- Et la voilà installée au coeur d'Elendil.
Mon estomac se noue.
Chaque mot semblent trouver exactement l'endroit où faire mal.
Parce qu'une partie de moi craint déjà qu'ils aient raison.
- Elle n'a rien à faire ici.
Cette phrase me frappe plus violemment que toutes les autres.
Je baisse les yeux. Et continue à marcher. Sans me retourner. Sans ralentir.
Comme si cela le m'as pas blessée.
Mais plus je m'éloigne...
Plus leurs paroles semblent résonner dans ma tête.
Une inconnue. Sans passé. Sans famille;
Mes mains tremblent légèrement lorsque je referme la porte derrière moi
Le silence m'enveloppe aussitôt.
Je travers la pièce.
Puis m'assois près de la fenêtre.
Dehors, les jardins d'Elendil sont magnifiques.
Pourtant je n'arrive plus à les regarder.
Les paroles des nobles reviennent encore et encore.
Peut-être qu'ils ont raison.
Peut-être que je n'ai rien à faire ici.
Peut-être que je suis qu'une étrangère que tout le monde finiront par rejeter.
Quelques coups frappés contre la porte me font sursauter.
Je relève rapidement la tête.
Mon coeur bat encore trop vite.
- Entrez.
Le poignée s'abaisse.
Et Drannor entre.
Je me redresse instanément.
- Mon prince.
Mais il ne répond pas tout de suite.
Son regard de pose sur moi.
Et je comprends immédiatement qu'il a remarqué quelque chose.
Mes yeux. Mon expression. Ma façon d'éviter son regard.
Il referme doucement la porte derrière lui.
Puis le silence s'installe.
Un silence étrangement confortable.
Comme s'il me laisse le temps de choisir si je voulais parler.
Finalement, il prend la parole.
- Tu les as entendus.
Ce n'était pas une question.
Je baisse les yeux.
- Oui.
Le silence revient.
Quelques secondes seulement.
Puis je murmure.
- Ils ont raison.
La réponse arrive immédiatement.
- Non.
Je relève les yeux.
Le regard du prince n'a pas changé. Calme. Sérieux. Absolument certain.
- Ils ne me connaissent même pas.
- Justement.
Sa voix est ferme.
- Ils parlent de ce qu'ils ignorent.
Je secoue légèrement la tête.
- Je suis arrivée hier.
- Oui.
- Je ne connais personne.
- C'est vrai.
- Je ne sais même pas qui je suis.
Cette fois...
Quelque chose passe dans son regard.
Une émotion fugace. Presque douloureuse.
- Ce n'est pas ta faute.
Je reste silencieuse.
Le prince s'approche lentement de la fenêtre.
Son regard se pose quelques secondes sur les jardins.
Puis il reprend.
- Tu crois que tous ceux qui vivent ici ont toujours trouvé leur place immédiatement?
Je n'ai pas le temps de répondre.
- Même moi, J'ai déjà eu l'impression de ne pas appertenir à cet endroit.
Je le regarde avec surprise.
L'idée me paraissait impossible.
Drannor. Le prince d'Elendil. Etranger dans son propre royaume?
Comme s'il avait deviné ma pensée, un lèger sourire perce sur ses lèvres.
- Je sais.
Je ne pus retenir un petit rire.
Et quelque chose semble immédiatement se détendre dans l'atmosphère.
Le regard du prince s'adoucit légèrement.
- Tu as ta place ici, Flore.
Sa voix est calme. Simple.
Mais je crois chacun de ses mots.
Parce qu'il ne semble pas essayer de me rassurer.
Il dit simplement ce qu'il pense.
- Et pour ce que cela vaut...
Un éclat d'amusement passe dans ses yeux azur.
- Les selles elfiques te détestent probablement autant que toi tu les détestes.
Je laisse échapper un rire malgré moi. Un vrai. Le premier depuis l'entraînement.
Et pendant une seconde...
J'ai l'impression qu'il est sincèrement soulagé.
- Voilà.
Murmure t-il.
- C'est mieux.
Pendant un instant, aucun de nous deux ne parle.
Puis Drannor incline légèrement la tête.
- Rejoins-nous demain.
- Mêmesi certains nobles préféraient le contraire?
- Surtout pour cette raison.
Cette fois, je souris réellement.
Et pour la première fois depuis mon arrivée à Elendil...
J'ai l'impression de ne plus être complètement seule.

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