Miroir d’histoire
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Lèvres d’hommes, lèvres de femmes mûres,
Glissent sur les bas d’un corsage obscur,
Dont le tic-tac incessant d’un verre glacé
Touche mon corps de longs lacets.
Œil de velours, ou œil d’amour,
Se lève la nuit d’un nouveau jour,
Qui tricotera un ciel de porcelaine
Pour le bonheur d’un cœur de laine.
Herbes hautes, ou herbes basses,
S’en iront, fatiguées mais un peu lasses,
À la flamme éteinte d’une bougie ;
Tous les ennuie : les chiffres gris.
Peau de verre, et peau de bois,
Par ma bouche, tu t’es glissé en moi.
Pour tout foulard et tout velours,
Tu as glissé ta main dans mon amour.

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