Omelette.

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Punaise ne dormait pas. Elle se souvenait de cet homme étrange, ivre, joyeux, sentant encore l’amour. Il avait poussé la porte, puis avait titubé jusqu’au lit avant de s’y abattre comme un arbre mort. Elle l’avait déshabillé, puis elle s’était allongée au pied du lit. Une chose était certaine, c’étaient les Dieux qui lui envoyaient ce client pas comme les autres.

C’était la première fois qu’elle montait en chambre comme on disait dans cette auberge qui faisait aussi office de bordel, mais elle savait ce qu’il fallait faire… Se lever en entendant le loquet de la porte. C'était son travail d'accueillir les clients en allant se placer devant l’entrée, d’être à l’écoute de leur moindre désir.

Bien sûr, elle était nue ou presque, mais elle avait vu dans les rues d'autres esclaves chargées de chaînes et de lourds colliers pénibles à porter, toutes avaient de grands tatouages, toutes étaient marquées au fer rouge. Les plus à plaindre étaient sans nul doute les Iŭga*.

Au moins elle, elle n’avait que de discrets tatouages, ainsi qu’une toute petite flétrissure laissée par la marque sur son épaule droite.

À l’auberge, elle mangeait toujours à sa faim et bien souvent autre chose que l’infect cycéon* des esclaves. Elle avait un endroit chaud et propre pour dormir la nuit et même droit à une couverture. Sauf que, chaque soir, quand elle avait fini son service, la chaîne de bronze de l’aubergiste Llamal était fixée à sa cheville.

Les épaules en arrière, le ventre rentré, ses petits seins pointant en avant, elle jeta un coup d'œil nerveux à la porte qui s’ouvrait… Qui serait son client ? Un marchand ? Un soldat ? Un prêtre ? Ou une lesbienne ?

Mais celui qui franchit la porte, son client était Teixó, elle pensait qu’il devait être riche et important, elle en était même certaine, elle l’avait déshabillé, ses vêtements étaient taillés dans des étoffes précieuses, sa cotte de mailles était faite d’un métal qu’elle ne connaissait pas, ses armes étaient étranges et il portait un large bracelet qui semblait faire corps avec son poignet gauche, il semblait manger la moitié de son avant-bras.

Elle était dans la plus belle des chambres et cela n’était pas normal. Elle n’était qu’une fille de salle, une serveuse une putae qu’on dépiaute dans un coin, qu’on jette sous la table pour sucer des bites pas toujours propres…

Pas plus tard qu’hier soir, alors qu’elle était en salle, elle avait été rudement rudoyée.

  • Damnation Punaise, que diable as-tu fait ? Avait crié Llamal.
  • Oh, maître, vous m'avez fait sursauter ! J’en ai presque perdu mes plateaux. Qu'est-ce que c'est, dominus ?
  • Je viens d’entendre deux clients se plaindre de ton service, ils veulent que je les rembourse ! Refuser de les branler, es-tu folle ?
  • Non-maître, seulement une fois, je le jure ! Un Resparres* sournois qui pendant que j’astiquais sa pine… Il m’a pincé si fort les tétons… J’en ai pleuré. En plus, il avait une forte odeur de poisson son sexe on aurait dit une vieille anguille avariée.
  • Ça ne doit pas te déranger que tes clients sentent le poisson… Toi t’es qu’une putain d’morue ! Punaise, tant qu'ils paient… Ils peuvent tout aussi t’enculer ou te pisser à la raie… J’en ai rien à foutre. Et à propos de Res Xatoum ? Il dit que tu refuses d'être à sa table.
  • Ah, oui bien… Non maître… Cela ne veut pas dire que j’ai manqué de respect à Sa Seigneurie, maître, cela veut dire qu’il voulait que je lui serve de table.
  • Je me fiche du type de meuble qui veut qu’tu sois ! Bordel de merde ! T’es qu’une putae d’esclave au rabais, faut qu’ça t’rentre dans le crâne, bordel de merde ! S’il veut que tu sois un crachoir ou un urinoir, c’est son droit ! Ton travail, c’est garder heureux les clients et c'est tout !
  • Mais maître ! À chaque fois ils font ce que vous venez de dire, Dominus.
  • Et fait pas la moue en plus ! Ton sac de monnaies, n'est pas encore rempli et tu ferais mieux d'apprendre vite, avant que je te brade comme fille d’abattage ou rameuse. Ils ont toujours besoin d’esclaves.
  • Mais…
  • En punition, tu prendras pour tout le reste de la soirée la place de Sangsue au bar à pipes. C'est la règle de la maison.
  • Quoi ? Non !!! S'il te plaît maître !
  • T’es pas la première traînée que j'ai dressée et tu seras pas la dernière non plus, je te le promets. Maintenant, où est Morvert ? Morvert espèce de poivrot ? ! Ah, te voilà, tête de mule… Cette esclave a besoin de sucer des pines. La bouche pleine, elle dira moins de conneries… Qu’elle aille remplacer Sangsue, tu la fous à poil et zou, au pilori.
  • Certainement, comme le veut le maître [hic]… Mais si cela ne te dérange pas que je dise, je pense que la pouffe apprécie le pilori plus qu'elle ne le laisse entendre. N'est-ce pas, Punaise ? [Hic]
  • Quoi ? Non !!!
  • Regarde ! Maître. Regarde comme elle mouille, une motte de beurre dans une poêle. Je crois que c’est pas une punition.
  • Absolument pas ! Maître, Morvert dit n’importe quoi, il est encore ivre.
  • Tu le penses, Morvert ?
  • Oui da, bien sûr ! [Hic]… Faudrait que les clients après qu’ils ont utilisé sa bouche lui flanquent un bon coup de ceinturon. [Hic]… Sur la tête de ma mère… Ça la rendra plus souple.
  • Non je pense qu’ils doivent d’abord lui filer un coup de ceinturon. Elle les remerciera avec la langue !
  • Tu as raison Maitre. Punaise a une langue plus douce qu'un gant de velours.
  • Pitié ! Pitiééé ! Maître, je ferai tout, je serai la plus humble des esclaves, pitié !
  • Des bêlements, comme une agnelle, n'est-ce pas, Dominus ? Tout pour la galerie. Mais ne vous inquiétez pas, avec moi, elle filera droit !
  • C'est vrai, Morvert. On aura moins de problèmes si on la dresse correctement dès le départ. En y réfléchissant, tu as tout à fait raison, pourquoi ne commences-tu pas par quelques coups sur ses fesses ? Les clients apprécient un cul bien rosé pour leurs serveuses.
  • Avec joie, maître.
  • Non ! Il est saoul, maître Llamal ! Ne le laissez pas ! Je promets que je serai une esclave soumise ! Je suis sûre qu’il va pisser dans ma bouche.
  • Occupe-toi de la laisser intacte, Morvert. Tu comprends tête de mule ?
  • Comme veut le Dominus. Allons, sac à foutre, on va dire coucou à Sangsue. Allons ! Allons ! Bouge ton cul de morue.
  • Yah ! Tire pas mes cheveux ! Pas si dur, j'arrive ! J'arrive !
  • Messieurs chers clients ! Patientez un moment, Punaise vous offre sa tournée, c’est Punaise qui régale !! Et n’oubliez pas un bon coup de ceinturon, mais pas avec la boucle.

Dans l’auberge, on entendit des hourras, et le bruit des chopes qui tambourinaient sur les tables.

Heureusement pour elle, même dans une vie ou le malheur semble de mise, il arrive qu’un miracle, un petit miracle advienne.

Un homme de la Ligne entra, il était accompagné de quatre licteurs*, il alla droit vers Res Llamal pendant que deux des licteurs arrachaient des mains de Morvert la jeune fille toute tremblante et déjà nue.

  • C’est elle ? Interrogea l’homme de la Ligne.
  • Oui Maître Aiguilleur, c’est elle. Répondit un des licteurs.
  • Nous voulons cette fille pour ta plus belle chambre. Nous la voulons de suite.
  • Mais mes Seigneurs, j’en ai d’autres de plus belles, plus expertes dans l’art de donner du plaisir. Celle-là c’est qu’une putae* de comptoir.
  • Ne discute pas, c’est celle-là que nous voulons, elle est réservée pour une personne qui viendra ce soir. Tu as bien entendu Llamal, celle-là et pas une autre. On la veut intacte et propre, sinon…

Punaise se retrouva sur l’épaule d’un licteur, qui l’emmena dans la plus belle chambre du bordel.

Comme le voulait l’usage, il entrava sa cheville à une longue chaîne fixée à un des pieds du lit.

  • Petite occupe-toi bien de la personne qui entrera, elle n’est pas ordinaire.

***

Je me réveillai, Punaise avait satisfait tous mes désirs, j’étais sexuellement repu. Aussi j’attendais qu’elle s’occupa de mon déjeuner ou de mon petit déjeuner car vu l’heure je ne savais pas trop.

Mon esclave de location était devant un petit réchaud de charbon de bois portatif, elle me faisait quelque chose qui ressemblait à des œufs brouillés.

Je sautais de mon lit, je pris une chaise et je m’assis près de ma jeune cuisinière, je la regardai faire et je ne pus m’empêcher de lui dire :

  • Comme tu es lente ! J’aurai déjà tout préparé depuis longtemps ! Mais toi... !
  • Excusez-moi, Maitre... J’essaie !
  • Tu fais pitié, laisse-moi faire. Descends plutôt me chercher à boire, je veux une bière. Allez oust ! Dis-je en souriant et en lui claquant les fesses. Avec un hochement de tête, elle courut hors de la pièce. Je rattrapais ce truc que j’aurai pu appeler de la tambouille, puis je vis Punaise revenir avec ma boisson.
  • Ta bière, maitre. Me dit-elle mi-cérémonieuse, mi-moqueuse. Elle s’approcha avec une démarche gracieuse, elle portait ma boisson sur un plateau.
  • Allez, apporte-moi ma chope. J’espère qu’elle est bien fraiche ?

Il était temps que je la gourmande, histoire qu’elle n’oublie pas sa place.

  • À genoux !

Agenouillée, elle me tendit le plateau.

  • Je vois, que tu es plus compétente en tant que serveuse qu’en tant que cuisinière. Je fronçais des sourcils, pendant un moment, nos regards se croisèrent et nous nous regardâmes longtemps dans un silence parfait. Prenant une profonde inspiration, je murmurai
  • Tu es une très belle rousse.
  • Merci... Mmmaitree, bafouilla-t-elle, je la sentis soudain gênée, elle baissa la tête.
  • Et voyons comment tu vas réagir à ... Ceci. En prononçant ces mots, j’activai une des commandes de mon Oracle.

Elle faillit laisser tomber son plateau qu’elle essayait de retenir d’une manière incertaine. Elle gémissait, elle devait ressentir au plus profond’elle, des vibrations, et une réelle stimulation. Une vague agréable devait lui traverser le corps, se concentrant dans son bas-ventre.

Je saisis ma bière avant qu’elle ne verse. Je laissais faire mon Oracle, à cette distance, elle ne pouvait pas échapper à son emprise. Je voulais la mener tout proche de l’orgasme, cela dura plusieurs minutes, jusqu’à ce que son excitation ait atteint sa limite. Au moment où elle allait succomber au plaisir j’éteignis l’Oracle. Elle laissa tomber le plateau. Je pense qu’elle était prête à me supplier. Sa main toucha son entre jambe.

  • Ne te masturbe pas ! Retire ta main ! Dis-je entre deux gorgées de bière.
  • Mais...
  • Esclave ! Quoi mais ? Lui demandai-je, narquois.

Elle baissa la tête honteuse.

  • Petite putain, veux-tu que je continue ? Tu veux que je te baise ?

Elle secoua la tête.

  • Comment ? N’es-tu pas ici pour mon plaisir ! Dis-moi ce que tu veux ?
  • Moi ? Maitre, rien !
  • Comment ça, rien ?
  • Non maitre, je veux ce que le Maitre veut.
  • Bon, j’aime mieux ça. Reste à genoux, devant moi ! Et prends ma bite dans ta main.

Elle ouvrit de grands yeux.

  • Tu m’as entendu ?
  • Oui Maitre. À genoux, elle s’assit sur ses talons. Puis elle délassa la braguette de mes hauts de chausses.
  • Maintenant, dis-moi ce que tu veux...
  • Je... Vouloir... Enfin le prendre dans ma bouche...
  • Tu veux dire me sucer ?
  • Oui, si le maitre le veut.
  • Ferme les yeux, ouvre grand la bouche. Et ne bouge pas !

Elle m’obéit.

  • Brave fille ! ... j’espère que tu vas aimer ?

Et je lui fourrai un bon morceau d’omelette au lard dans la bouche.

  • Alors elle n’est pas bonne ? Lui demandai-je, en posant ma chope de bière sur sa tête. Quelle merveilleuse journée... N’est-ce pas ?
  • Maiit….
  • Chut ! On ne t’a jamais dit de ne pas parler la bouche pleine ? Allez ouvre encore la bouche, il reste de l’omelette.

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