Chapitre 2
Ezlya
23h43, hall, Académie Alright, Los Angeles (L.A.)
— Bienvenue à l’Académie Alright, proclame une voix rauque.
Je lève les yeux alors qu’un homme rondelet nous accueille bras ouvert, mon frère et moi. Il est brun, la peau claire et les yeux verts pâles. Il semble beaucoup trop jovial pour le directeur d’une académie comme la sienne.
— Merci, monsieur, de nous accueillir, je murmure d’une voix faible.
— Oh, mais c’est un plaisir d’accueillir des prodiges comme vous !
— Prodige est un grand mot, vous savez, fait Lyric la mine plus sombre.
« Que lui arrive-t-il ? »
L’homme ne soulève pas sa remarque. Il nous tourne le dos et nous invite à le suivre.
— Je vais vous mener à vos dortoirs, vos affaires ont déjà été amenées !
Ni moi, ni mon frère ne répondons.
Nous le suivons juste.
Le hall est une pièce vaste dotée d’un haut plafond. Ce qui a le don de me rassurer.
Je suis claustrophobe…
L’ensemble est blanc, en marbre et… c’est compliqué de décrire un décor aussi somptueux !
Une fille entre par l’un de ses nombreux couloirs qui aboutissent dans le hall.
Une nymphe… ou une succube ?
« Une nymphe, les succubes dégagent une énergie meurtrière… »
Elle a la peau noire, brillante et parfaite. Sans imperfections. Ses cheveux crépus sont attachés en deux chignons sur la tête. Elle est habillée d’un top court, noir, torsadé, et d’un jean déchiré, d’un blanc qui tire sur le gris.
Elle est belle. Trop belle.
— Kheira ! l’interpelle le gérant.
Elle se stoppe net et nous dévisage.
— Oui, monsieur le directeur ? Qui est-ce ? ajoute-t-elle en me pointant du menton.
— Des gens, rétorque mollement mon frère avant de croiser les bras sur sa poitrine.
Si je ne le connaissais pas, je dirais qu’en un seul coup d’œil, il a détesté Kheira.
Il la fusille du regard, levant le menton comme pour prouver sa “supériorité” face à elle.
Spoiler alerte : elle est inexistante !
En fait, cet air froid et reculé est juste sa façon de se protéger. En gros, il trouve Kheira très jolie mais flippe à l’idée qu’elle s’en rende compte.
Tactique typique des gars cons.
— C’est des nouveaux élèves, Kheira, et cette fille sera ta nouvelle colocataire.
Le directeur me pointe de la main et je me fige nerveusement, par réflexe.
Kheira me dévisage de haut en bas, acquiesce, et lâche :
— Vous voulez que je l’emmène aux dortoirs, c’est ça ?
Le dirigeant hoche la tête avant de se tourner vers moi :
— Allez Mademoiselle, suivez Kheira, ne vous inquiétez pas !
J’échange un regard inquiet avec mon frère mais il ne fait qu’esquisser un petit sourire, soutenant mon regard.
— Bien, je marmonne, absolument pas à l’aise.
Kheira ne m’attend pas, elle tourne les talons et retourne sur ses pas. Par le couloir qu’elle venait de quitter.
Ok, j’avoue, j’ai pas fait attention au chemin que nous avons emprunté. J’étais absorbée par mes pensées et mon anxiété. Et par ma mission… que je ne dois PAS rater !
C’est seulement lorsque Kheira s’arrête que je reviens à moi.
On est dans un couloir au papier peint possédant des nuances de jaune soleil, tournesol et impérial. Étrangement, de grandes fenêtres illuminent le couloir. Quelques fleurs, posées dans un vase sur une petite table de bois, aèrent la pièce. Sans surprise… c’est des tournesols.
Une porte en bois blanc trône devant moi.
Kheira sort une clé de sa poche et déverrouille la serrure.
Elle ouvre la porte et entre. Naturellement, je la suis.
Je pénètre dans une grande pièce possédant deux portes fenêtres menant aux jardin, des armoires et quatre grands lits. Deux sont déjà utilisés et aménagés pour leurs propriétaires. Les deux autres sont nus, sans draps.
— Ashley, y a une nouvelle, fait Kheira en soupirant avant de se tourner vers moi. Comment tu t’appelles ?
— Ezlya.
— Enchanté Ezlya ! s’esclaffe Ashley en souriant.
La fille se redresse de son lit “naturalisé” et pose son livre, sans me quitter des yeux, bien sûr.
Elle a des pupilles vertes émeraudes, des feuilles dans ses cheveux bruns comme l’écorce, et des tatouages de fleurs dans le cou.
Je peux sans aucun doute affirmer qu’elle est une dryade.
« Ok, je suis avec une nymphe et une dryade. Ça va, non ? »
— Aurais-tu besoin d’aide pour tes affaires ? me demande Ashley en se levant de son lit.
Je la regarde s’avancer avec son grand sourire.
— Non, merci, refusé-je poliment, je ne suis pas venue avec.
Elle hausse les épaules et retourne s’installer sur son lit. Kheira nous dévisage quelques instants puis lâche :
— Bon bah…, moi j’y vais, à plus.
Ashley lui rend son salut mais pas moi, je me dirige vers l’une des portes de verre et l’ouvre.
La brise me frappe en pleine face.
Je me retrouve à nouveau dehors.
Seule, je peux laisser mon masque tomber.
L’endroit où je suis est une sorte de cour intérieure, entourée des bâtiments qui composent l’académie. Il y a quelques arbres, un petit étang, une fontaine et des bancs.
Je m’assois sur l’un des sièges extérieurs en soufflant.
La nuit noire m’apaise et je me détends.
Enfin, pas totalement, bien sûr. Il me faut rester sur mes gardes, toujours !
Ting
C’est mon téléphone.
Je le sors de ma poche et je consulte mes messages :
De “Chauve-souris” :
Demain, 1h50, Downtown L.A. (DTLA), Industrial Street
« Super, j’ai même pas commencé qu’ils nous rappellent déjà à l’ordre…
Bon, je suppose que je vais essayer de trouver la bibliothèque… »
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Ilan
23h52, Bar, Lieu inconnu, Los Angeles (L.A.)
Cling
Le verre fait un bruit sec quand je le pose sur l’égouttoir.
J’en chope un autre, fini de le sécher et le pose direct à côté du premier.
Ting
Fais la messagerie de mon téléphone.
J’attrape un chiffon pour essuyer mes fins et longs doigts.
Je saisis mon iPhone et je le déverrouille à l’aide de la face ID.
— Ilan ! m’avertit mon père en passant derrière moi.
— Oui, oui, p’pa ! je marmonne distraitement.
J’ai reçu un message de Noé :
De “le buteur de gens en pyjama” :
Échoué. Elle m’a vu.
Je grimace.
« Merde, fais chier »
— Papa ! j’appelle, en détournant les yeux de mon mobile.
Mon paternel me jette un regard en coin, s’écartant de son client avec un grognement.
— Quoi ?
— Noé a pas réussi, j’explique, grimaçant de plus belle, les narines frémissantes.
Il ne faut qu’une seconde pour qu’il change radicalement d’humeur.
—Pardon ?! explose-t-il en frappant le bar du poing.
Son client fronce les sourcils, pas trop perturbé mais un homme, assis plus loin, hurle :
— Woah ! Calme toi, mec ! Un peu plus et tu renversais ma bière.
Mon père lui montre son majeur en fronçant les sourcils, TRÈS énervé ! Il s’approche de moi, menaçant, mais je ne prends pas peur ; il ne me fera rien.
— Retournes-y, vas l’aider ! souffle mon père en se penchant pour murmurer dans mon oreille.
— Mais…, je tente de protester.
— VAS-Y !! Zec va me tuer, sinon ! il ajoute plus fort avant de marmonner : Littéralement.
Je frissonne, toute assurance envolée.
Oui, le père de Noé est un dangereux mercenaire, un parain de mafia... une sorte de tueur en série, quoi ! Le fait que son fils suive ses traces n’est peut-être pas le plus choquant.
— Je ne comprends toujours pas pourquoi il te menace, vous êtes pas des “meilleurs amis” ou que sais-je ?! je grommelle dans ma barbe.
Malheureusement pour moi…, Papa m’entend.
— Justement, p’tit con, crache-t-il, en tant qu’ami je me dois de l’aider dans ses putain de missions merdiques à la con !
Cette fois, je n’ajoute rien.
Ça serait inutile.
Je soupire juste.
— J’y vais, je lâche en tournant les talons.
Papa ne perd pas de temps, il retourne voir son client qui l’a patiemment attendu.
Cependant, le message de Noé me revient en tête.
« Comment l’a-t-elle aperçu ? Noé est tellement discret, il se glisse derrière nous sans qu’on le remarque… »
Un frisson me parcourt à cette pensée.
Que ce soit Yuki ou Noé, ils ont tous les deux des capacités surhumaines.
Je sors à l’arrière du bar, là, il y a ma moto. Mes clés sont dans l’une de mes poches.
Je tapote ma jambe droite, les cherchant au toucher avant de me rendre compte qu’elles sont dans mon autre poche.
Ting
Je fronce les sourcils.
« Un nouveau message ? C’est Papa ? »
Je prends mon téléphone que j’avais rangé dans la même poche que mes clés. Je les attrape au passage.
Je déverrouille mon portable pour voir un autre message de Noé.
De “le buteur de gens en pyjama” :
J’me suis énervé.
Viens récupérer le cadavre, quartier Skid Row, rue San Pedro Street.
« Super ! » je me dis, avec agacement. « Au moins, cette fois, il a eu la jugeote de me mettre l’adresse, ce bâtard ! »
Je m’installe à califourchon sur mon véhicule et j’y insère mes clés.
Mon mobile ?
Il est déjà retourné au fond de ma poche.
— Let’s go, je soupire avant de démarrer et de disparaître dans la nuit.
• • •
Noé
02h02, dortoir garçons, chambre Prune, Académie Alright, Los Angeles (L.A.)
Je suis retourné à l’académie quelques heures après qu’llan m’ait rejoint au club.
Il m’a accompagné jusqu’ici, bien sûr.
J’entends l’eau de sa douche couler…
Il y est entré il y a déjà 6 minutes et 42 secondes.
46 maintenant.
« Rah ! Pourquoi est-ce que je compte ?! » je me demande pour la je-ne-sais-combientième-fois.
Disons que j’ai une… particularité…originale… Je sais toujours l'heure qu’il est à la seconde près.
Horriblement monstrueux et flippant, je le sais !
— J’vais me balader ! je crie soudain en me levant de mon lit.
Lyric, notre nouveau coloc, lève le nez de son livre mais ne dit rien. Il y replonge aussitôt lorsque je le surprends à me contempler et que je me mets à le toiser du regard.
Je range mon téléphone que je pianotais depuis quelques minutes et tends l’oreille…
« C’est moi, où j'ai entendu Ilan rétorquer “évite les cadavres !” ?! »
Je hausse les épaules ; après tout, il n’a pas tort.
En sortant de la chambre, je me stoppe net durant quelques secondes.
Personne aux alentours ?
Ce n’est pas inhabituel…
J'emprunte le couloir en direction de la partie principale du bâtiment.
Le corridor est décoré d’un beau papier peint bicolore. Prune, je crois. Pas la peine de le décrire, c’est inintéressant !
Je marche pendant quelques minutes (« 4 minutes et 37 secondes pour être exact… RAH !!! »), pensif. Je repense à l’homme que j’ai tué un peu plus tôt.
Non, je n’ai pas de regret – je ne suis pas ce genre de personne. Je me demande simplement où Ilan a bien pu jeter le cadavre ?
« Je le serai ce soir, au plus tôt, aux infos. »
Je me concentre finalement sur mon environnement.
Je suis…. à la bibliothèque ?!
« Mais c’est genre… à l’opposé du dortoir des garçons ! Genre j’ai traversé tout le bâtiment en 5 minutes et 59 secondes (soit, quasiment 6 minutes…)
…
Faudrait vraiment que j’arrête, là ! »
La porte est juste devant moi, entrouverte, comme si quelqu’un était déjà passé par là
« Quoique… C’est pas impossible…
Yuki ? »
Pourtant, mon instinct me dit qu’elle n’est pas là…
C’est décidé ! J’entre.
Je pousse la porte qui s'ouvre dans un grincement horrible et je pénètre dans une pièce illuminée par une sombre obscurité – soit, quasiment pas !
J’avance de deux pas.
Trois.
Quatre.
« — Il y a quelqu’un ? » demande ma voix intérieure.
Comme pour répondre, la porte se ferme d’un coup sec.
Je me redresse, aux aguets.
Le noir est quasi-complet. Seules les deux grandes fenêtres, situées des deux côtés de la grande pièce, éclairent la salle.
Soudainement, du coin de l’œil, je le vois.
Un éclat, un scintillement.
Je m’écarte juste à temps.
Le sifflement que j’entends confirme mes doutes.
“Tchac”
Je fixe la lame plantée dans l’armoire juste devant moi.
Un ricanement s’échappe de mes lèvres et je me baisse pour esquiver un coup.
Je me tourne et frappe mon adversaire.
— Outch, j’entends avant de discerner mon agresseur.
Sa silhouette se précise dans l’ombre et je l'aperçois tomber en arrière.
Il remonte en effectuant un backbend kick-up impressionnant, et riposte en me frappant aux flancs.
Je laisse échapper un souffle, sous le choc, et je suis éjecté en arrière. Je tombe sur le dos et je plis les genoux, près à voir mon agresseur me sauter dessus.
Et c’est exactement ce qu’il fait.
Il me tombe dessus.
Et s’assied à califourchon sur moi.
Et me plaque au sol.
Pas assez fort, malheureusement, pour m’empêcher de bouger.
Je le repousse et inverse nos rôles. Désormais, c’est moi qui suis sur lui !
Mais…
« C’est des cheveux qui m’ont frappés au visage ? »
Je ne veux pas y faire attention mais un rire rompt le silence.
Pas rauque comme celui des mecs, non, un rire cristallin.
Pris d’un doute, je relâche mon emprise. Pas trop mais c’est assez pour que mon adversaire dégage son bras et effectue un mouvement brusque.
Durant quelques micro-secondes, je crois qu’il va me frapper mais…
“Tchac”
« Encore ? »
Les lumières m'éblouissent lorsque l’inconnu les allume. Je ferme les yeux. Et je m’écarte vivement de l’ennemi de peur d’une nouvelle attaque surprise.
Je me mets debout, mains sur les yeux et…
— Tu semblais bien plus menaçant tout à l’heure ! ricane la voix… douce et féminine… ?
Surpris – et perplexe –, j’ouvre les yeux et aperçois…
Un ange descendu du ciel…
Non, c’est une fille…
Une jeune femme.
La plus belle femme que j’ai jamais vu.
Durant quelques secondes, je perds la notion du temps, littéralement !
Et croyez moi, c’est une première pour moi !
« Reprends toi, mec ! »
Elle a de longs cheveux noirs, une peau halée et des yeux verts émeraudes… dans lesquels je me perds. Elle fronce les sourcils et s’assied en tailleur et… me balance un livre.
Je l’esquive, bien sûr.
L’esprit toujours embrumé.
— Qui es-tu ? je parviens à demander.
“Fplac !”
C’est le livre qui, en retombant, a fait ce bruit.
La fille esquisse un grand sourire et se lève à son tour.
— Toi d’abord, demande-t-elle.
Je ne me fais pas prier :
— Moi c’est Noé, Noé Rave… Rave-Bick ! !
Mon vrai nom est Ravenshade mais généralement, la mention de ce nom effraie les gens.
La beauté sourit et me tourne le dos. Je met un instant à comprendre qu’elle se dirige en direction de l’une des tables de la bibliothèque.
— Mon nom est Ezlya, annonce-t-elle en s’asseyant.
Elle tapote la table, m'incitant à la rejoindre.
Elle espère peut-être que je ne remarque pas qu’elle a “omis” de dire son nom de famille mais je ne suis pas con, tout de même !
— Tu es nouvelle ? je demande en m’approchant.
La fille se contente de sourire et esquive ma question.
— Que viens tu faire ici, la bibliothèque n’est généralement pas le lieu le plus fréquenté ! Et encore moins à 2h du matin, s’esclaffe-t-elle.
Gêné, je rigole à mon tour.
Cette fille m’attire tout en me mettant mal à l’aise.
— En tout cas, tu sais te battre ! ajoute-t-elle.
— Et toi aussi, rétorqué-je avec un sourire amical.
Ezlya se stoppe, quelques secondes, crispée. Elle secoue la tête et me rend mon sourire.
— Et… commence l’inconnue.
— NOÉ !! crie une voix dans le couloir avant… qu’Ilan ne surgit de nulle part.
Il débarque dans la pièce tout décoiffé, affolé et essoufflé. Lorsqu’il me voit, il se calme, sourit et explique :
— Je croyais que tu avais encore massacré quelqu’un, ricane-t-il… avant de remarquer Ezlya.
Je lui lance un regard assassin avant de fixer la jeune fille, inquiet. Si jamais elle flippe, c’est qu’elle a compris et si elle a compris… je serais obligé de l'éliminer et…
« Bordel, je crois que j’ai pas envie de la buter ! »
Non, non, ce n’est pas le coup de foudre ou je ne sais quel sentiment qui s’en rapproche !
« Enfin…, je crois…
Non ! J’en suis sûr !
J’ai juste la flemme de faire un autre meurtre aujourd'hui, à l’école en plus ! »
Ezlya nous fixe, un sourcil relevé ; elle n’a pas compris.
« Et heureusement, merci ! »
— Je veux dire, massacrer quelqu’un par son énorme charisme inébranlable ! se corrige Ilan, comprenant sa merde.
— Peut-être que c’est ce qu’il a fait, murmure Ezlya du bout des lèvres.
Elle sourit légèrement et se penche en avant, assez pour que je puisse distinguer les attributs de sa poitrine pas trop bombée à travers de son pyjama.
— Quelle heure est-il ? demande-t-elle soudain en se redressant, sourcils froncés.
— Deux-heures-trente-sept, je lâche sans réfléchir.
Regard interloqué.
De la part d’Ezlya, bien sûr.
— Beuh…, bah merci, balbutie-t-elle, perturbée, en se levant de son siège. Je…, il est tard, non ? Je devrais aller me coucher, bonne nuit.
Elle me contemple encore un instant puis, son regard dérive jusqu’à Ilan avant de revenir sur moi. Son assurance revient, elle aussi.
— Et vous devriez faire de même !
Elle m’adresse un sourire éclatant puis… elle s’en va.
Je me tourne alors qu’elle me passe devant et se rend à la sortie.
Ilan se pousse, la laisse passer, me fixant avec des yeux de merlan frit.
Et elle disparaît…
Bien trop vite à mon goût.
« What the heck ?! Qu’est ce que je raconte encore, moi ?!!
De la merde !
Oui, c’est ça, de la merde ! »
— C’était qui ? demande Ilan en s’approchant de moi.
— Une meuf, rien de plus, je soupire.
Après tout… Il n'a pas besoin d’en savoir plus.
• • •

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