Le ressac,
Il y a ces souvenirs qui remontent toujours à la surface. Son regard tantôt pétillant, puis profond qui sonde jusqu’au tréfond de mon âme. Il y a des gestes, tendres, attentionnés qui répondent à mes besoins. Des sourires qui me réchauffent de l’intérieur. Ces bras qui m’attirent en leur sein.
Puis des mots affreux qui brisent le charme. Des paroles qui ne viennent pas du cœur mais d’ailleurs. Des paroles qui ne laissent pas d’ouverture au possible. Des mots tranchants.
L’abandon. Et mes larmes.
Dix longues années à essayer de comprendre ce qui s’est vraiment passé. Dix longues années à croire que j’avais tout imaginé. Dix longues années où je me suis repliée, recollant un à un les morceaux de mon être. Apprendre à aimer. Faire confiance. Renaître.
Les questionnements ne cessèrent jamais. Ce visage et ce regard revenaient en rêve me hanter. De l’idée d’enfanter naissait le besoin de vérité.
La vérité. L’aurais-je un jour ?
Son retour. Son regard indescriptible. Mon cœur qui éclate en sanglots. Ces sentiments refoulés si longtemps.
La mauvaise foi est toujours là.
Une barricade devant la voie. Aucune issue n’est possible. On en est toujours là. À s’ouvrir. À se refermer. Comme le roulement des vagues sur la plage.
La vérité n’est-elle pas déjà là ? Deux êtres liés l’un à l’autre sans pouvoir le nommer. Sans comprendre ce qui les lie.

Annotations
Versions