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Hôte : Éline ; 17h50 – Chambre de Samuel et Éline, maison des Ariin, Hanakaze
Mes perceptions se connectent aux sens d’Éline, son regard fixe Samuel, qui baille en se couvrant la bouche. Derrière lui, diverses peluches en laine couvrent le long du mur en pin. Elle s’assoit à gauche de son époux, le matelas s’enfonce légèrement.
— Tu es fatigué, prends le temps de te reposer !
— C’est toi qui dois te reposer pour notre bébé ! Je me charge des tâches ménagères. Je vais aussi trouver quelqu’un pour te remplacer à la boucherie.
— Tu es gentil, mais ne me traite pas comme si je ne pouvais rien faire. Être enceinte de six mois me laisse encore libre de mes mouvements.
— Je sais, ma chérie, mais tu es ma première préoccupation.
De sa main gauche, Éline caresse la joue de Samuel. Brusquement, il baille…
— Ha, haha… Au fait, as-tu une idée pour le prénom de notre enfant ?
— Mickaël pour un garçon et Miyuki pour une fille, ça me fait penser à ceux de Michel et Mizuki.
— Ça me plaît beaucoup ! C’est une excellente idée et j’adore ses…
Brusquement, un coup sec. Elle respire plus lentement. Inquiet, il passe une main autour de l’épaule de son épouse qui rit faiblement.
— Le bébé a bougé ?
— Oui.
— Ça va ?
— Oui, mais il cogne fort.
— C’est peut-être elle ?
— Ha ha… Oui.
Avec tendresse, Samuel enlace Éline. Les secondes s’écoulent en silence, déjà une minute, deux… L’étreinte dure… Finalement, tous deux se reculent.
— Repose-toi, d’accord.
— D’accord, mais ensuite je viens t’aider.
— Ça me va.
Serein, Samuel se lève, quitte la chambre. Éline tient son ventre en souriant. « C’est incroyable de porter une vie. Ah… Même si ça n’a pas que des bons côtés. » Respirant plus lentement, elle prend le temps de souffler plus régulièrement. Après un court instant, elle se lève et quitte la chambre. Ses pas résonnent sur le parquet, elle entre dans la cuisine, Samuel est affairé à cuisiner.
— C’est de l’épice que je sens ?
— Oui, je sais que tu n’aimes pas trop le sucré, alors j’ai tenté une pâtisserie épicée.
Calmement, elle s’installe à table, son époux lui sert une petite galette ronde à la teinte rouge. Éline porte une bouchée à ses lèvres, un piquant la fait sourire.
— C’est très léger en goût, mais j’aime beaucoup.
Ses sensations s’effacent… Encore…
— Arrête de te plaindre, je t’ai presque localisé, il faut dire que Hana ne me facilite pas les choses. Je n’aurais pas parié que ton ancienne observatrice était capable d’autant avec si peu de moyens…
La voix de mon Chishiki provient de la salle de recherche… Mais elle n’est déjà plus ici… Donc, c’est bien Hana qui l’empêche de me localiser…

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