131

2 minutes de lecture

Hôte : Annie ; 21h45 – Chambre de Henri et Annie, maison des Watson, Hanakaze

Mes perceptions se connectent aux sens d’Annie. Comme toujours, impossible de maîtriser mes déplacements… Mon Chishiki, les influences peut-être ? Cependant, si c’était le cas, mon ERA ne diminuerait pas. Serait-ce Hana qui m’influence… Ma connexion avec elle existe encore… Tout cela ne me laisse que des doutes, mais mon rôle, lui, ne change aucunement. Observer mes hôtes… Assise sur le lit, Henri parle de sa mésaventure, Annie rit aux éclats.

— Ce n’est pas drôle, j’étais vraiment gêné.

— Eh bien, la prochaine fois tu frapperas à la porte.

— Oui, il est certain que je le ferai.

Ses mains tombent en arrière sur le matelas, son regard se lève sur le plafond.

— En tout cas, c’est bien que Richard et Mélanie aient enfin décidé de le faire.

— Ils ont dû mettre des protections !

— Hi, hi, hi… Je n’espère pas, vu le mal que je me suis donnée pour les cacher !

— Je sais que devenir grand-mère est l’un de tes rêves, mais quand même.

— Oh, ne sois pas grincheux, tu n’as pas envie d’être grand-père ?

— Je ne peux pas le nier, en plus, Richard est un bon garçon.

De mon côté, un souvenir de la naissance de Mélanie remonte dans ma mémoire… Il n’est pas vraiment douloureux, mais… Ce moment où le médecin annonce à Annie qu’elle ne pourra plus enfanter la brise émotionnellement. Elle pleure… Henri reste près d’elle en silence… Ce qui est sûr, c’est que Hana n’est pas celle qui a vu cela, c’est un fragment qui n’est à personne, serait-ce le père ou la mère de mon Chishiki ? Beaucoup des souvenirs que je récupère me sont transmis par mon Chishiki… Naya ? Que veut-elle ? Non, inutile d’y penser. Henri regarde Annie qui s’allonge.

— Tu es si belle. Je t’aime.

— Merci, moi aussi. Et, tu n’es pas mal non plus. Hi, hi, hi… Tu es très tendu par ici.

Il s’allonge près d’elle. Leurs lèvres se rencontrent. Des caresses. Les mains de Henri déboutonnent la chemise d’Annie. Un regard échangé. Les langues s’effleurent. Il fixe son épouse.

— Je reste un homme.

— Tu veux le faire ?

— Qu’en est-il pour toi ?

— Non, toi d’abord ?

— Pourquoi veux-tu constamment que je le dise en premier.

— Qui avait surpris la reine dans son bain ?

— Oh, tu ne vas pas recommencer… N’est-ce pas toi qui as rasé la zone intime du roi.

— Hé, hé… Si tu veux jouer allons-y, monsieur j’ai eu une subordonnée qui voulait me séduire.

— Je l’ai explicitement refoulé, madame je me fais draguer par un riche noble !

— Ha, ha… Bien envoyé, mais ce n’est pas moi qui suis partie combattre sans sous-vêtements.

— Ce n’est pas moi qui ai fait une perruque en poils de chien pour un client.

— Il voulait une chevelure soyeuse et bien touffue.

Alors que leurs piques respectives s’enchaînent avec calme et voix virulentes, le plancher craque silencieusement. Annie se redresse rapidement et fixe la porte.

— Mélanie !

— Demain, maman, je suis fatiguée !

— Bonne nuit, ma puce.

« Je parie qu’elle l’a fait tout l’après-midi… hé, hé… » Ses sensations s’effacent…

Annotations

Versions

Ce chapitre compte 1 versions.

Vous aimez lire MirinaIshiki ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à l'Atelier des auteurs !
Sur l'Atelier des auteurs, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscription

En rejoignant l'Atelier des auteurs, vous acceptez nos Conditions Générales d'Utilisation.

Déjà membre de l'Atelier des auteurs ? Connexion

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de l'Atelier des auteurs !
0