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Hôte : Mizuki ; 05h46 – Bassin extérieur, derrière la maison des Ashura, Hanakaze
Mes perceptions se connectent aux sens de Mizuki. Toujours nue, elle sèche ses cheveux avec une serviette douce, fait de même avec son corps, Shana essaie d’essuyer son dos.
— Attends, je vais t’aider.
— Merci.
Avec calme, Mizuki essuie chaque goutte d’eau.
— Ça te dérange si je touche ta poitrine un instant pour vérifier son poids ?
— Un peu… C’est assez intime, même si on est toutes les deux des filles.
— Désolée, je ne veux pas te mettre mal à l’aise, oublie ça.
Un silence s’installe entre elles… Une seconde, deux, trois…
— D’accord, mais vas-y doucement.
— Merci, je n’en ai que pour quelques secondes.
D’un geste précis, Mizuki soulève légèrement les seins de Shana au creux de ses mains, les repose ensuite doucement avec une expression perplexe. « Sa poitrine est un peu lourde. Je vais éviter certains mouvements pour son entraînement. »
— Ce que tu as fait ressemblait à un geste médical.
Mizuki sort de sa bulle en entendant Shana, dont la voix est montante.
— C’est Yumi qui m’a expliqué comment faire, après tout, ça fait partie de ma formation.
— C’est vrai que tu comptes devenir herboriste, mais normalement ce geste n’y est pas lié.
Les filles commencent à se rhabiller, enfilant tranquillement chaque vêtement. Autour d’elles, le bain extérieur reste calme.
— Yumi est également une sage-femme et elle a aussi un cursus médical complet.
— Je comprends mieux, tu te formes aussi à la médecine.
— Oui, mais je ne connais que les gestes de base pour le moment.
— C’est déjà énorme, tu n’as que quinze ans. Tu connais quoi comme base ?
— Merci. Le toucher tactile, les bandages d’urgence, détecter un trouble émotionnel.
— C’est comme ça que tu as vu que je manquais de sommeil hier ?
— Oui.
Un merle se pose sur la palissade. D’un geste express, Mizuki fait un large pas en avant en tirant Shana par la main. Au même instant, l’oiseau lâche une déjection, qui tache le sol.
— Merci…
— De rien.
— Comment savais-tu qu’il…
— Son mouvement.
— Tu as eu le temps de le voir ?
— Oui, mais toi aussi tu l’aurais vu si tu n’avais pas eu le dos tourné.
— Je n’en suis pas aussi sûr.
Ses sensations s’effacent… Me revoilà dans mon bureau mnésique… Naya est cette fois dans le salon, un miroir qui n’était pas ici est désormais présent. Devant son reflet, elle touche sa poitrine dénudée…
— Toi aussi tu les as sentis dans les mains de Mizuki… Les seins de Shana sont énormes et si doux, c’est dommage que je n’ai pas une si belle poitrine, même si ça complique les mouvements…

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