Chapitre 4
Je vous l'avais déjà dit que j'attendais des voix depuis cinq jours ? Oui, un peu plutôt, au début ces dernières était anodin mais effrayante. Des appels à l'aide la plupart du temps, des fois un enfant qui pleurait, une femme qui criait, cela ne durait jamais longtemps, pas plus de trente secondes au max mais cela me déstabilisait.
Le premier jour, je trouvais cela normal, dû au stress et à la fatigue comme me le disait ma mère, mais cinq jours j'en passe oui.
Et si j'étais devenu folle ?
La folie commence comment déjà ?
Je pris la première livre sur les symptômes des troubles mentaux qui me passe sous le nez avant d'aller m'assoir dans un coin reculé. Plus je lis les lignes, plus je me sentais perdu, car je n'étais ni replier sur moi-même, ni dans l'incapacité d'agir.
Les sautes d'humeur, je passe car je pense que cela arrive à la majorité de la population non ?
Un comportement désorganisé, pas du tout oui, ou non ? Des problèmes de concentration, oui depuis les cinq derniers jours.
Pour conclure, ce livre est bidon et je ne sais toujours pas si je vais devenir folle ou si je ne l'étais déjà.
Et merde.
******
Le cours de l'après-midi se passa normalement, sauf le fait que dès la fin de ce dernier Deyan m'accosta.
- Tu peux me prêter quelque note depuis le début du semestre ?
- Oh, pas de soucis.
Ce regard, j'avais le pressentiment la connaitre, peut-être juste une impression non ? Je lui tends mes notes.
- Je t'apporterai le reste demain.
- Merci, fils ce dernier avant de descendre les estrades et de quitter les lieux. Merde, j'en suis sûr, ce timbre je l'ai déjà entendu quelque part.
Mais où ?
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Les jours qui suivent se passèrent le plus normalement possible, hormis que j'étais fatigué comme pas possible.
La cause ?
Les voix, ces dernières devenaient de plus en plus nombreuses, les cris et les pleurs s'intensifiaient.
C'étaient effrayantes.
- Eh oh! Petia, tu m'écoutes ?
- Oh, pardon, tu disais ?
- On y va ? Les cours sont terminés depuis une dizaine de minutes.
- Ah, fis-je tout simplement en remarquant que nous étions les seuls étudiants restant dans la salle.
- Tu es sûr que ça va ? Me demande Elena l'air inquiet
- Oui, t'inquiète
- Tu es dans les nuages depuis le début de la semaine, je sais que c'est la dernière année mais ménage toi un peu ma belle. Conclut-elle.
Si tu savais Elena que les cours n'y sont pour rien, loin de la même.
" Viens " Entendis-je soudainement, j'aurai cru sentir un souffle chaud dans ma nuque que j'en ai la chair de poule, je me retourne mais rien.
- Petia ? M'appela Elena avant que je ne cours presque à sa suite.
C'était quoi ça ? Car, je n'ai pas divagué hein ? Il y avait vraiment quelqu'un qui était là.
Non ?
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Le jour suivant n'étaient pas mieux, entre les questions bêtes de ma mère, mes insomnies et les examens qui arrivaient à grand pompent, j'étais à bout.
C'était pour cela, qu'en ce samedi après-midi, j'avais accepté de suivre Elena, Marko et quelques amis à la piscine chauffante. C'est rafraichissant je dirai. Pourtant, je me sentais tout de même lourd,par dans le sens où j'étais grosse, ni rien, mais comme si je n'étais jamais seule, je sentais une présence effrayante à côté de moi.
Toutefois, quand j'ouvris les yeux, je tombais sur deux arbres vert émeraude. Deyan, j'aurai juré que ces yeux était gris, attendez, mais ils sont gris là, et puis putain, je suis folle.
Il me sourit au coin avant de s'allonger à son tour sur la chaise longue, ne pipant aucun mot.
Il était bizarre, il ne me parlait presque jamais sauf pour me demander des services, portant il ne cessait de me scruter de me lorgner, son regard était intense, presque effrayant.
Mais là, ce qui me titillait, c'était ces yeux, car, je n'ai pas rêvé, ils étaient à l'instant vert. N'est-ce pas ?
Ou pas.
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I togava v tŭmnata nosht vse oshte te tŭrsya.
Bez da izdavam zvuk, shte te zaveda otnovo
Je me réveille en sursaut, le coeur battant et en sueur. C'était quoi cela ? Quelqu'un vient de chanter non ? J'allais allumer ma lampe de chevet quand je me stoppe nette, il y avait quelqu'un assis au pied de mon lit. Merde, crie, appelle maman imbécile, pourtant je n'y arrive pas, j'essaie mais en vain.
Il était de dos, il fredonnait encore le même air, une flutte à la main d'après ce que je pus voir et je reste là, à l'écoute comme paralyser, il répétait les mêmes mots en boucle, encore et encore que c'en était effrayant.
" Et puis dans la nuit noire, je te cherche encore.
Sans faire un bruit, je t'emmènerai encore "
Et ce timbre, sa voie était glaciale, j'avais l'impression de l'avoir déjà entendu mais où ? Qui ?
Et je restai là, assise, le coeur battant, effrayer à écouter cet homme chanter, fredonner cet air lugubre.
A mon reveille le lendemain, tout était normal, peut-être que j'avais rever ? Oui j'avais rever, il n' y avait pas d'autre explication possible.
Ou c'est ce que j'essayais de me convaincre.
Petia vient, entendis-je au creux de mon oreille dans un souffle glacial que j'aurai cru que mon coeur s'arrêtait.
Et je me sentis tomber au sol.
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