Zir
Somptueuse délicatesse que la bibliothèque de Zir, une ode chantée par les artisants, aux savants de ce monde. Le plancher d’alisier, huilé, brillait comme au jour de sa pose. Mille ans plus tard, il accueillait toujours les esprits les plus brillants de ce monde. La mezzanine d’ébène verte, entourait la pièce en donnant l’accès aux plus hautes étagères, aux plus vieux ouvrages. Les mains des moines, adroites de leur plume, avaient calligraphiés les plus belles lettrines qui soient. Le bois de rose qui accueillait cette précieuse Histoire, dénotait délicatement, avec les reliures en cuir nourrie et soignées. L’échelle glissait sans un bruit, sans un frottement le long de la pièce. Celui qui savait tout, Asio stigyus, arpentait sans un bruit le plancher, les escaliers, et observait avec minutie chaque recoins de l’Histoire.
Le feu dans l’âtre qui crépitait envoûtait la pièce et les pieds froids d’Athan, absorbé par sa lecture. L’orage au dehors tambourinait sur les fenêtres. À l’abris de toutes choses, le savoir se transmettait ainsi, en ce lieu sacré, en cette nuit, où les morts arpentaient la terre, où les esprits rejoignaient, une lune durant, le monde mortel.

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