La trêve du gardien
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Le soleil annonce son départ,
Timide, il diminue son éclat.
Visage rouge, un doux regard,
Une promesse que demain il sera là.
Il regarde son reflet sur l'eau douce,
Puis la ville qu'il va quitter tout à l'heure.
Une dernière lumière pour nous tous,
Une trêve pour sécher nos sueurs.
Sa trêve pour moi est un voyage,
Une descente au fond des abysses,
Le temps pour mes démons de faire le ménage,
Je deviens gardien de nuit sans supplice.
Un fil mince dans la main,
Un ascenseur pour demain,
Embelli par mon chagrin
Et les larmes du gamin.
À toi, qui entends mon souffle,
Mon silence n'est pas adieu.
Je te suis depuis mon gouffre,
Ne descends pas de tes cieux.
Aimer ce n'est pas hurler,
Mais savoir bien protéger.
Je t'aime comme tu es,
Les âmes savent se parler.

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