Le peu
Pendant longtemps je me suis accrochée au « peu » que l’on pouvait donner, comme si cela était déjà « beaucoup », ou du moins, « mieux que rien ». Mais le réel souci était surtout la perception en ce qui concerne ma propre valeur.
Je me limitais à ce que je pensais mériter, tout simplement.
Et « rien» réveillait bien trop mon trauma d’abandon pour que je puisse l'encaisser.
Hé oui, travailler sur soi n’est pas une chose aisée, il faut se le dire.
Quand on se rend compte que l’on est responsable d’autant de choses dans sa propre vie, et que prendre la fuite en accusant les autres n’est plus possible, ça devient compliqué pour l’égo. Très compliqué.
Alors je ne dis pas que tout est de ma faute, je n’en suis pas là, et cela serait contre-productif, mais je dis par-là que vraiment j’ai laissé pleins de merdes m’arriver.
Je les voyais arriver, je me suis menti tant d’années en voulant me faire croire le contraire.
C’est tellement confortable de se poser toujours en victime me direz-vous.
Au final, qu’est-ce qui nous empêche chaque jour de construire ce nouveau « nous » dont nous avons besoin ?

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