Jeanne, l’enfant de Lorraine
Jeanne, enfant née de Lorraine,
je prononce ton nom tout bas ;
dans mon cœur ta flamme souveraine
brûle encore, ne s’éteint pas.
Je n’ai pas vu tes champs de guerre
ni les bannières dans le vent,
mais ton courage sur la terre
résonne encore à travers le temps.
Tu n’étais qu’une jeune fille,
le regard levé vers les cieux,
et pourtant ton âme brille
plus fort que mille rois orgueilleux.
On t’a jugée dans la nuit sombre,
on t’a liée de chaînes et de bois,
mais la vérité chasse les ombres :
ta foi était plus grande que leurs lois.
Je pense à toi lorsque les flammes
se sont dressées autour de toi ;
le feu dévorait ton corps de femme,
mais ton âme restait droite et en foi.
Ils pensaient briser ta mémoire,
effacer ton nom à jamais ;
mais ton courage écrit l’histoire
que les siècles n’oublient jamais.
Car même au cœur de la cendre froide,
même lorsque tout semblait perdu,
ta lumière, vivante et droite,
a traversé les siècles nus.
Jeanne, écoute ma voix sincère :
je parle à travers les années.
Ton sacrifice sur cette terre
n’a jamais été oublié.
Car tant qu’un cœur sur cette terre
se lèvera pour dire ton nom,
ta flamme vivra dans la lumière
et ton combat ne sera pas vain, non.
Jeanne, enfant forte et fidèle,
ton courage guide mes pas ;
et tant qu’une âme croit en elle,
Jeanne d’Arc ne meurt pas.

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