Des abords animés - Partie 2

2 minutes de lecture

 Elle avait trouvé la sacoche un jour par hasard dans la rue et avait été attirée par son aspect étrange. Elle avait été quelque peu déçue quand, jetant un œil à l'intérieur, elle avait constaté que le sac était vide. Grimaçant à la vue des étoiles brillantes brodées, elle avait alors voulu s'en débarrasser. Mais une bourrasque était venue plaquer la poche de tissu contre sa cheville. Elle avait remué la jambe, sans résultat, puis s'était penchée exaspérée pour décrocher le cabas casse-pied. Mais ce dernier était alors resté accroché à sa main, comme s'il y était collé. Andromeda avait ouvert sa main en grand, écarté ses doigts tant qu'elle le put, mais le sac était resté résolument fixé à sa paume. Elle avait alors essayé de frotter sa main contre sa hanche, et contre toute attente cela avait fonctionné. Mais la sacoche était désormais attachée ses vêtements.

 Avant que Andromeda ait pu faire le moindre geste, la corde dorée s'était allongée jusqu'à enserrer complètement sa taille, et la fameuse robe vermillon était sortie du sac et était venue vêtir la jeune femme, comme par magie. En fait, littéralement par magie. Andromeda avait bien tenté de retirer cette robe ridicule, mais en soulevant les pans au niveau de ses chevilles, elle s'était rendue compte que son jean et son pull avaient disparu. C'est pourquoi elle s'était hâtée de rentrer chez elle dans cette tenue, sous les coups d’œil moqueurs ou méprisants des gens alentour.

 Une fois de retour chez ses parents, elle avait couru à l’étage et s’était cloîtrée dans sa chambre à l’abri des regards. Si sa grande sœur l’avait surprise dans cette tenue, elle en aurait entendu parler pendant des années. Là, elle avait croisé son reflet dans le miroir de sa penderie ouverte, et elle n’avait pas pu s’empêcher d’éclater de rire.

« - Merde j’ai l’air d’une magical girl ! s’était-elle exprimée. Il faut que j’enlève ce truc tout de suite. »

 Elle avait tenté de rentrer ses bras dans la robe pour l’ôter en la tirant au dessus de sa tête, mais elle n’avait pas pu passer ses bras sous la ceinture de corde. Elle avait alors essayé de faire l’inverse, en retirant d’abord le haut de la robe puis en la poussant vers ses pieds, mais il lui avait semblé que la corde avait resserré son emprise pour l’empêcher de se dévêtir. Elle avait tapé des pieds en poussant de toutes ses forces mais cela n’avait rien changé.

« - Est-ce qu’on pourrait me dire ce que c’est que ce bordel ?! s’était-elle énervée.

- Bonjour, » l’avait alors simplement saluée une voix sur sa gauche.

Annotations

Versions

Ce chapitre compte 1 versions.

Vous aimez lire William BAUDIN ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à l'Atelier des auteurs !
Sur l'Atelier des auteurs, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscription

En rejoignant l'Atelier des auteurs, vous acceptez nos Conditions Générales d'Utilisation.

Déjà membre de l'Atelier des auteurs ? Connexion

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de l'Atelier des auteurs !
0