Un jour de plus

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Ils montèrent l’escalier sans parler.
La cage d’escalier était tiède, imprégnée d’odeurs familières de bois ciré et de cuisine lointaine. Le bruit de leurs pas résonnait doucement sur les marches. Après la route, après Verdun, après les mots retenus toute la journée, ce retour dans l’immeuble d’Élise avait quelque chose d’étrangement irréel — comme s’ils revenaient d’un lieu qui n’appartenait pas tout à fait au même monde.
Elle ouvrit la porte.
L’appartement les accueillit dans sa pénombre tranquille. L’air y était légèrement plus frais. Rien n’avait bougé : la table, la lampe, la tasse oubliée du matin, le plaid sur le dossier du canapé. La stabilité du lieu contrastait avec ce qui venait de se déplacer entre eux.
Adrien s’arrêta un instant dans l’entrée, comme il le faisait souvent, regardant l’espace avec cette attention particulière qu’il portait aux choses présentes.
— Vous devez être fatiguée, dit-il doucement.
Elle posa ses clés.
— Un peu.
Ils restèrent là quelques secondes, sans avancer davantage, comme si revenir entièrement ici demandait encore un ajustement.
— Je vais préparer quelque chose de simple, dit-elle. Si vous voulez.
— Je peux vous aider.
— Non… ça ira.
Le mot avait glissé avec une douceur presque protectrice.
Il hocha légèrement la tête.
Elle passa dans la cuisine. Il resta un instant dans le salon, puis la rejoignit sans bruit. Ils évoluèrent ensuite côte à côte dans l’espace étroit, se croisant, s’écartant, se rapprochant sans jamais se toucher vraiment — cette chorégraphie silencieuse des gestes partagés qui s’installait peu à peu entre eux.
Ils mangèrent peu. La journée pesait encore dans les corps. La conversation resta simple — le trajet, le restaurant, la route. Mais sous les phrases ordinaires persistait la conscience commune de ce qui s’était ouvert.
Plus tard, la lumière du salon était douce. Élise s’assit au bout du canapé. Adrien resta d’abord debout quelques secondes, puis s’installa à l’autre extrémité, laissant entre eux la distance respectueuse qu’ils maintenaient toujours.
— Je repensais à cette journée, dit-il après un moment.
— Et je voulais vous dire… que je vous suis profondément reconnaissant.
Elle tourna légèrement la tête vers lui.
— Je crois que c’était nécessaire.
— Oui.
Il resta un instant pensif, puis ajouta :
— Je ne sais pas comment vous remercier… pour tout cela. Depuis que je suis ici.
Elle eut un très léger mouvement de tête.
— Vous n’avez rien à me devoir.
— Si.
Le mot était posé avec simplicité.
Elle souffla, entre gêne et amusement.
— Alors nous ne sommes pas d’accord.
Une lueur passa dans ses yeux.
— Il est possible que cela arrive encore.
Elle eut un sourire bref, inattendu, qui allégea l’atmosphère.
Adrien observa un instant la pièce, puis revint vers elle.
— Puis-je vous poser une question ?
— Bien sûr.
— Est-ce que vous aimez le travail que vous faites ?
La question la surprit légèrement.
— Oui… je crois que oui.
— Vous n’avez pas l’air certaine.
— Ce n’est pas simple à expliquer.
— J’aimerais comprendre, si vous voulez bien.
Elle réfléchit un instant.
— Je travaille dans les archives militaires. Principalement sur la période de la Grande Guerre.
Il resta immobile une seconde.
— La guerre qui va venir, dit-il doucement.
— Oui.
— Et vous… vous étudiez cela ?
— J’identifie, je classe, je reconstitue des parcours. Des soldats, des unités, des lieux. Parfois des histoires individuelles. Des gens dont il ne reste presque rien.
— Vous leur rendez une existence, dit-il.
Elle le regarda, surprise.
— Oui… c’est un peu ça.
— Dans mon temps, dit-il, on ne conserve presque rien de ceux qui disparaissent.
— Justement. C’est pour ça que je fais ça. Pour que ces vies-là ne soient pas totalement perdues.
Leurs regards se rencontrèrent.
— C’est un travail important, dit-il simplement.
Elle baissa les yeux, touchée.
— La plupart des gens ne comprendraient pas pourquoi on passe sa vie dans des cartons et des dossiers militaires vieux d’un siècle.
— Je comprends très bien.
— Parce que cela parle de vies humaines, dit-il.
Un temps passa.
— Dans votre époque… est-il habituel que les femmes exercent ce type de fonction ?
— Oui. Beaucoup travaillent. Dans presque tous les domaines.
— Dans la mienne, ce serait rare.
— Les femmes travaillaient quand même.
— Oui. Mais peu choisissaient. Et rarement dans des fonctions intellectuelles… encore moins liées à l’armée.
Il la regarda.
— Vous vivez seule. Vous exercez un métier choisi. Pour moi… c’est remarquable.
Elle resta immobile, troublée.
— Je ne me suis jamais vue comme remarquable.
— C’est pourtant évident.
Le mot resta entre eux.
Ils restèrent encore quelques minutes ainsi, parlant peu, mais avec cette aisance nouvelle qui s’installait — la sensation simple d’être bien dans la présence de l’autre.
Finalement, il dit doucement :
— Vous devriez dormir.
— Vous aussi.
Ils se levèrent presque en même temps.
Dans le couloir étroit, ils s’arrêtèrent face à face. La proximité était plus sensible ici. Ni l’un ni l’autre ne bougea tout de suite.
— Bonne nuit, Élise, dit-il.
— Bonne nuit, Adrien.
Ils se séparèrent là.
Le lundi matin arriva trop vite.
Élise émergea lentement du sommeil. La lumière grise de l’aube filtrait à travers les rideaux. Pendant quelques secondes, elle resta immobile, entre nuit et veille — puis la conscience revint.
Adrien.
Une odeur de café chaud flottait déjà dans l’air.
Elle sortit de la chambre.
Adrien se tenait dans la cuisine, près de la cafetière. Il leva aussitôt les yeux en l’entendant.
— Bonjour, Élise.
— Bonjour, Adrien.
Il lui tendit une tasse.
— Le café est prêt.
Elle la prit. Le geste était devenu familier. Leurs doigts se frôlèrent brièvement.
— Merci.
Un calme matinal s’installa — plus proche que la veille encore.
— Je dois retourner travailler aujourd’hui, dit-elle.
Il hocha la tête.
— Aux archives.
— Oui.
— Je resterai ici.
— Oui.
Ils restèrent quelques secondes dans cette simplicité fragile du matin partagé.
Élise posa sa tasse dans l’évier.
— Je dois y aller.
— Bonne journée, dit-il doucement.
Elle prit son manteau sur la chaise, l’enfila. Elle sentit son regard posé sur elle — attentif, calme.
Elle prit ses clés.
— À ce soir.
— À ce soir.
Leurs regards se croisèrent brièvement.
Elle ouvrit la porte, sortit sur le palier et referma derrière elle. Le déclic de la serrure résonna doucement.
En descendant l’escalier, elle sentit encore la présence d’Adrien derrière elle, comme si une part d’elle restait dans l’appartement.
Dehors, le matin était gris clair. L’air humide portait l’odeur des trottoirs mouillés. Elle remonta le col de son manteau, traversa la rue jusqu’à sa voiture. Le métal froid sous ses doigts, la portière qui s’ouvre, le siège encore frais — tout reprenait sa place familière.
Le moteur démarra.
La ville défilait : feux, passants, façades, vitrines encore fermées. Et pourtant persistait cette conscience neuve : Adrien était resté chez elle.
Le centre d’archives apparut au bout de l’avenue.
Elle se gara, coupa le moteur, resta une seconde immobile avant de descendre. Puis elle prit son sac, ferma la voiture, et se dirigea vers l’entrée.
La salle d’archives était silencieuse comme toujours.
L’air portait l’odeur sèche du papier ancien et du carton. La lumière tombait en nappes pâles sur les tables de consultation. Quelques lecteurs étaient déjà installés, penchés sur des liasses ouvertes, dans cette concentration immobile propre aux lieux de mémoire.
Élise salua doucement en entrant, posa son sac à son poste, et se plongea dans la routine familière : demandes de cotes, registres, vérification d’inventaires, préparation de dossiers. Les gestes revenaient avec leur précision habituelle.
Et pourtant, sous cette surface ordonnée, son esprit restait décalé.
À plusieurs reprises, elle eut la sensation fugace qu’Adrien allait apparaître au détour d’une travée — comme s’il appartenait déjà à ces lieux d’archives et de guerre. Elle releva les yeux.
Il n’était pas là.
Vers la fin de la matinée, en classant un dossier dans une boîte de conservation, elle sentit le relief dans la poche intérieure de son sac posé sur la chaise. La présence de la médaille lui revint physiquement.
Elle s’arrêta.
Une pensée claire s’imposa :
Il faudrait qu’il la voie.
Elle ne savait pas d’où venait cette certitude. Mais elle savait que l’objet lui appartenait, et que quelque chose passait par lui.
Et en même temps, une résistance monta :
Si quelque chose se produit…
Elle repoussa le sac sous la table.
L’après-midi s’écoula dans le même silence studieux.
Jusqu’à ce que son téléphone portable vibre dans la poche de son gilet.
Elle le sortit.
Dr Moreau
— Allô ?
— Madame Aveline ? Bonjour, docteur Moreau à l’appareil.
— Bonjour, docteur.
— Je ne vous dérange pas ?
— Non.
— Je vous appelle au sujet de votre patient. Celui qui a quitté le service vendredi.
Adrien.
— Oui.
— Nous n’avons toujours aucune identification formelle. Et j’aimerais le revoir. Refaire un point clinique, évaluer l’évolution, et reprendre un suivi si c’est possible. Il est toujours chez vous ?
— Oui.
— Bien. Est-ce que vous pensez pouvoir passer avec lui ? Ce soir ou demain.
— Oui, je vais lui proposer.
— Parfait. Et j’aurais une question supplémentaire. L’objet qu’il portait à l’admission — la médaille ancienne. Est-ce que vous l’avez toujours ?
Sa main se posa sur la poche de son sac.
— Oui.
— Est-ce qu’il a pu la revoir depuis ?
— Non. Pas encore.
— D’accord. J’aimerais qu’il puisse la voir. Les objets personnels peuvent parfois réactiver des éléments mnésiques importants. Si vous pouvez l’apporter lors de votre venue.
— Oui.
— Très bien. Tenez-moi informé de l’heure.
— D’accord.
La ligne se coupa.
Elle resta un instant immobile, le téléphone encore à la main.
Dans la poche de son sac, la médaille semblait soudain peser davantage.
Et elle sut — sans pouvoir dire comment — que quelque chose venait de se remettre en mouvement.
Le soir tombait lorsqu’Élise rentra.
La rue était déjà bleutée par la lumière des réverbères. Elle gara la voiture, resta une seconde immobile avant de couper le moteur, puis sortit. L’air était plus froid que le matin. Elle remonta le col de son manteau et traversa le trottoir jusqu’à l’immeuble.
Dans l’escalier, le silence familier du lieu lui parut plus dense. Elle monta lentement, consciente, à chaque marche, de ce qui l’attendait derrière la porte : la présence d’Adrien, intacte, suspendue dans l’appartement qu’elle avait quitté quelques heures plus tôt.
Elle ouvrit.
Adrien était dans le salon, assis près de la lampe, un livre ouvert entre les mains. Il releva aussitôt les yeux en l’entendant entrer.
Son visage s’éclaira légèrement.
— Bonsoir, Élise.
— Bonsoir.
Elle referma la porte, posa ses clés. Il s’était déjà levé.
— Vous semblez fatiguée, dit-il doucement.
— Un peu, oui.
Il la regarda avec cette attention calme qui lui était propre.
— Votre journée a été difficile ?
— Pas vraiment… mais j’avais beaucoup en tête.
— Je comprends.
— Et vous ? demanda-t-elle. Vous avez avancé dans vos lectures ?
— Oui, dit-il avec un léger sourire. Certains passages éclairent… partiellement… ce que je vis.
Elle s’approcha légèrement.
— Partiellement ?
— Ils décrivent des continuités temporelles qui ne seraient pas totalement rompues. Des états qui pourraient coexister.
Elle hocha la tête.
— Comme ce que vous avez ressenti là-bas.
— Oui.
Un silence proche s’installa.
Elle inspira.
— Le docteur Moreau m’a appelée aujourd’hui.
Adrien hocha doucement la tête.
— Il aimerait vous revoir. Faire un point.
— Je comprends.
— Il propose que nous passions à l’hôpital demain.
— Très bien, dit-il simplement.
Aucune résistance. Seulement cette acceptation tranquille.
— Cela vous convient ? demanda-t-elle.
— Oui. Chercher à comprendre est légitime.
Un temps passa.
Puis il ajouta, plus bas :
— Et cela me rapprochera probablement de l’origine.
Elle sentit son cœur se serrer doucement.
— Oui.
Leurs regards restèrent liés.
Le téléphone sonna.
La sonnerie sembla presque intrusive dans l’espace intime entre eux.
Élise regarda l’écran.
Camille
— Excusez-moi, dit-elle doucement.
Elle s’éloigna de quelques pas vers l’entrée avant de répondre, lui tournant légèrement le dos. Adrien resta dans le salon, respectant instinctivement cette distance.
— Allô ?
— Élise ? C’est moi.
Sa voix se radoucit aussitôt.
— Camille. Salut.
— Je ne te dérange pas ?
— Non, pas du tout. Je viens juste de rentrer.
— Tu vas bien ?
— Oui… un peu fatiguée, mais ça va. Et toi ?
— Ça va. Mais j’ai pensé à toi aujourd’hui. À toute cette situation… ça doit te demander beaucoup.
Élise eut un léger souffle.
— Oui, c’est vrai que ça a un peu changé mon quotidien.
— J’imagine. Accueillir quelqu’un comme ça chez soi… tu n’as pas hésité longtemps.
Élise sourit légèrement.
— Non.
— Et je comprends pourquoi, dit Camille doucement.
Élise resta silencieuse une seconde.
— Il a quelque chose en lui, reprit Camille. Quelque chose de très… attirant. Pas au sens superficiel. Plus profond. Tu vois ?
Élise sentit une tension très fine en elle — non désagréable, mais sensible.
— Oui, je vois.
— Quand il a joué chez moi… ça m’est resté. Je n’arrive pas à l’expliquer. C’était comme si on entendait autre chose que la musique.
— Oui, dit Élise doucement. C’est exactement ça.
— Depuis, je pense à lui. Je me demande comment il va. S’il se sent mieux.
— Il va bien. Il est étonnamment stable, en fait. Plus que je ne l’aurais imaginé au début.
— Oui… stable. Et en même temps fragile, non ?
— Oui.
— C’est étrange, dit Camille. Il donne l’impression d’être solide… mais comme s’il pouvait disparaître si on le lâchait.
Élise sentit son cœur se serrer légèrement.
— Oui… il y a quelque chose comme ça.
Un temps passa.
— Je pourrais venir le voir un de ces jours ? demanda Camille. Juste parler un peu avec lui.
Élise sentit le malaise revenir — discret, intérieur — mais sa voix resta chaleureuse.
— Bien sûr. Ça lui fera plaisir. Et moi aussi je serai contente de te voir.
— Merci. Et toi… tu tiens le coup ?
— Oui. Et… ça me fait du bien qu’il soit là, dit-elle simplement.
— Je comprends.
Un bref silence complice passa entre elles.
— Bon, je ne te retiens pas. On se voit bientôt ?
— Oui. Quand tu veux.
— Et… dis-lui que je pense à lui.
Élise leva brièvement les yeux vers Adrien.
— Je lui dirai.
— À bientôt.
— Oui à plus tard.
Elle coupa.
Elle resta une seconde immobile, téléphone en main, puis revint vers le salon.
Adrien la regardait avec cette attention calme qu’il posait sur tout ce qui la concernait.
— Tout va bien ? demanda-t-il doucement.
— Oui.
Elle hésita une seconde, puis dit simplement :
— C’était Camille. Elle demandait comment vous alliez… et elle aimerait bien vous revoir.
Adrien eut un très léger mouvement de tête, surpris sans le montrer franchement.
— Me revoir ?
— Oui.
Un bref temps passa.
— Pour quelle raison ? demanda-t-il simplement.
La question n’était pas méfiante — seulement sincère, presque naïve.
Élise sentit un léger trouble monter en elle. Elle chercha ses mots.
— Quand vous êtes venu chez elle… dit-elle lentement… quand vous avez joué au piano… ça l’a marquée.
Adrien resta immobile.
— Elle m’a dit que ce n’était pas seulement la musique. Que quelque chose passait à travers vous. Quelque chose de… difficile à nommer.
Elle baissa brièvement les yeux.
— Depuis, elle y repense. Elle se demande comment vous allez… si vous vous sentez mieux… si vous vous souvenez davantage.
Un temps se posa.
— Elle a été… très touchée, conclut-elle plus bas.
Le mot resta entre eux, plus lourd qu’elle ne l’aurait voulu.
Adrien ne répondit pas tout de suite.
Puis il dit doucement :
— J’ai été heureux de la rencontrer.
Élise releva les yeux.
— Elle a été très bienveillante avec moi. Et très attentive. C’est une présence… apaisante.
Chaque mot était sincère, simple.
Et, sans qu’elle l’ait anticipé, quelque chose se serra en elle.
Pas une pensée claire.
Pas une jalousie formulée.
Mais une contraction brève — presque physique.
Comme si une place qu’elle n’avait pas encore nommée en elle venait d’être effleurée par quelqu’un d’autre.
— Oui, dit-elle.
Sa voix était restée calme.
— Elle l’est.
Un temps passa.
Adrien la regardait — avec cette attention douce qu’il avait pour elle seule.
Mais la phrase restait là : présence apaisante.
Élise inspira légèrement.
— Au fait… vous avez mangé aujourd’hui ?
Il parut presque surpris.
— Non.
— Non ?
— Je ne me serais pas permis.
Le ton était simple, évident pour lui.
Elle le regarda, touchée.
— Adrien… vous pouvez vous servir. Vraiment. Tout ce qui est ici est aussi pour vous.
Il resta silencieux une seconde.
— J’en suis reconnaissant, dit-il doucement. Mais je préfère attendre votre présence.
Leurs regards se rencontrèrent.
Elle sentit une chaleur douce monter en elle — quelque chose de très domestique, très intime.
— Eh bien… je suis là, dit-elle avec un léger sourire.
Un souffle passa entre eux.
— Alors nous devrions dîner, dit-il.
Mais aucun ne bougea tout de suite.
Le silence n’était plus le même.
La proximité restait là — plus dense maintenant, presque palpable.
Et, très légèrement, une autre tension s’y mêlait désormais : l’idée que Camille avait pensé à lui.
Dans la poche intérieure de son sac, posé près de l’entrée, la médaille reposait, immobile.
Élise savait qu’elle était là.
Et elle savait qu’elle avait choisi de ne pas en parler.
Pas encore.

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