Dréa
On m’a appris à obéir avant de m’apprendre à respirer. À tenir droite quand tout en moi voulait fuir. À sourire quand la peur devenait trop visible.
Ici, personne ne me demande ce que je veux. On me demande si je tiendrai.
Le palais brille comme une promesse, mais je sais reconnaître une cage quand j’en vois une. Les murs sont polis pour qu’on n’y laisse pas de traces. Les regards glissent pour qu’on ne s’y attache pas.
Ils pensent que je suis une servante. Ils se trompent.
Chaque pas que je fais est un calcul. Chaque silence, une arme. Et chaque regard posé sur moi est une faille possible, chez eux, ou chez moi.
Le pouvoir ne se prend pas toujours par la force. Parfois, il s’insinue. Il attend et il attire.
Et quand il vous tend la main… il faut décider si vous allez la saisir, ou le faire tomber avec vous

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