Mémoires monstrueuses (6)

13 minutes de lecture

21 octobre, an X732 (première partie)

Mihan, terre des monstres

Gaston


 Je me tiens devant une immense double porte en bois, deux gardes solidement armés y sont postés, m'accueillant de leur regard méprisant. J’imagine qu’ils n’apprécient guère le fait qu’un vulgaire sang-mêlé soit convoqué par la régente de notre terre. Pour eux, c’est comme si j’étais du même rang que les pots de fleurs du palais, un truc qui se regarde, mais qui ne devrait pas parler. Sans attendre, je leur montre la convocation écrite en annonçant le motif de ma venue :

  • Aurore exige ma présence dans son bureau, cette lettre le prouve.

Pour le coup, je ne m’attendais pas à trouver cette demande sur le pas de ma porte ce matin.

  • C’est “Dame Aurore”, abruti ! me hurle l’un des gardes. Et je ne vois pas pourquoi elle demanderait à ce qu’une chose comme toi vienne dans son bureau !

S’ils savaient que cette “chose” était le responsable du génocide à l’origine de leur promotion, je me demande quelle tête ils feraient. Vu leur comportement, je doute qu’ils y croient, à moins que la régente en personne le leur certifie.

  • Tu peux douter autant que tu veux, répliqué-je d’un ton neutre, j’ai la preuve écrite. Si une “chose” comme moi est capable de lire, j’imagine qu’il en est de même pour toi.
  • Il a dit quoi, le…
  • Stop, l’interrompt son partenaire, je reconnais le tampon sur cette feuille. Crois-le ou non, mais il dit vrai. Par contre, “convocation d’urgence” ne me semble pas être un motif rassurant. Quel crime as-tu commis ?

C’est aussi la peur que j’ai eue en voyant ces écritures, j’espère qu’Aurore n’a pas découvert le fruit de mes travaux.

  • Aucun.

Pour l’instant.

  • De toute façon, c’est le travail de notre Dame de te juger, pas le nôtre. Tu peux entrer.
  • Attends, Matt’, t’es sérieux ? Ce déchet s’est moqué de moi ! s’écrie le garde agressif

Son collègue soupire avant de lui répondre :

  • On te paye pour alerter Dame Aurore des possibles intrus, pas pour cracher sur ses employés. N’oublie pas qu’il me suffit de dire un mot au chef pour que tu la boucles.

Le garde déglutis avant de faire la moue. Sans attendre, les deux monstres ouvrent les portes, me donnant l’accès au bureau de la régente.

  • Merci, dis-je en m’avançant.

Le battant se referme derrière moi, tandis que je longe le couloir menant à la pièce. Une autre porte, bien plus fine que la précédente, me fait obstacle. Je frappe deux fois avant d’annoncer ma présence :

  • Ici Gaston, je suis venue répondre à votre convocation.
  • Parfait, je t’attendais. Entre et referme derrière toi.

J’obéis, puis pénètre dans la pièce où patiente l’ogresse, sagement assise devant son bureau.

  • Vous m’avez appelé pour une raison urgente ? demandé-je à ma supérieure.
  • C’est exact. Je m’excuse, mais nous devons faire vite, j’ai une réunion dans très peu de temps.
  • Souhaitez-vous que je revienne ultérieurement ?
  • Non, surtout pas ! Je devais te voir de toute urgence.

La voir aussi pressée ne me rassure guère.

  • Je suis à votre entière disposition. Quel que soit le motif, je vous écouterai, dis-je avec une légère courbette.

Va-t-elle me punir pour avoir travaillé sur une machine capable de nuire à sa domination ? Quand bien même cette probabilité m’étonne, je dois être prêt à tout.

  • J’ai cru comprendre que tu avais des nuits difficiles ces derniers temps, et que tu ne sortais pas de ton atelier, déclare-t-elle.

Elle me fait venir de toute urgence pour ça ? Qu’est-ce qu’il lui prend ?

  • C’est la vérité, mais mon état s’améliore actuellement. Nul besoin de vous inquiéter.

Cette nuit, encore, les rêves ont fui mon sommeil.

  • Ce n’est pas ton état qui m’inquiète, c’est ce que l’on a trouvé sur le mur de ton lieu de travail, dit-elle en glissant quelques papiers dans ma direction.
  • Qu’est-ce que c’est ?
  • Je pense qu’il vaut mieux que tu le saches par toi-même, lis-les.

Je déglutis en prenant les feuilles dans mes mains. Mon regard se pose timidement sur leur face, tandis que mes traits s’arrondissent. Pour le coup, on peut dire que je m’attendais à tout sauf ça :


Agent Gaston,

cessez vos travaux immédiatement,

ou votre VIE prendra FIN MAINTENANT!

Pourquoi ? Qui ? Comment ? Je n’arrive pas à le croire !


Ce que vous comptez faire

est un CRIME envers l’Univers,

et vous en serez jugé !

Qui pourrait poser ces lettres de menace ? Et surtout, qui pourrait être au courant de mes projets ?!

  • Étonnant, n’est-il pas ? me demande Aurore.
  • Je… Je ne comprends pas, qui…
  • Le Sergent Lazuli me les a rapportées, selon lui, elles traînaient depuis quelques jours et nul ne voulait les ramasser.

Lazuli ? Pourquoi ne m’en a-t-il pas parlé ? Serait-ce lui, le responsable ? Sûrement, c’est même le seul suspect possible !

  • Et… l’auteur…
  • Lis la troisième feuille et tu auras ta réponse.

La troisième lettre ? Je ne l’avais pas vu, elle était collée à la seconde.


Nous descendons des mont glacés,

porteurs de notre naissance,

nous emplissant de fierté et d’audace.


Nous marchons avec courage,

dans la boue de nos tourments,

accomplissant l’évolution de notre ère.


Nous reposons sans peine et sans peur,

songeant à nos exploits,

tandis que la mort nous pleure.

Ce texte, ne me dites pas que...

  • Je…

Pourquoi suis-je étonné ? C’était prévisible ! Après tout, j’ai déjà été prévenu !

 Trois paragraphes, contenant chacun trois lignes. "Notre naissance”, “l’évolution” et “la mort”, les noms des Sources y sont écrits noir sur blanc !

  • Vous voulez dire, déclaré-je après avoir repris mon souffle, que les Sources sont responsables de ses lettres de menace ?

Un rire dédaigneux sort de la bouche d’Aurore.

  • Voyons, Gaston ! Je sais bien que ces lettres te perturbent, mais de là à ce que tu dises ces âneries, ha ha ha !

Pourquoi n’est-elle pas arrivée à cette conclusion ? C’est pourtant si simple !

  • Vous…
  • Allons, allons, ne paniquons pas davantage, me coupe l’ogresse. Il est impossible que les Sources, soi-disant “divinités de la vie”, aient eu le temps d’écrire de si jolies lettres. Si vraiment, elle venait te menacer, je pense qu’une apparition en personne serait plus convaincante, non ? Et qui plus est, je ne vois pas pourquoi elles t’arrêteraient.

Moi, je vois très bien pourquoi !

  • Par conséquent, demandé-je timidement, vous avez une autre piste concernant le responsable ?

Le sérieux balaie son visage en écoutant ma question.

  • Tout à fait. Dis-moi, Gaston, te rappelles-tu du moment où nous avons appris l’existence des Sources, toi et moi ?
  • Oui, c’était pendant qu’on pourchassait un dirigeant humain, il s’était dissimulé dans un sanctuaire à leur nom.

Nous avions mis un temps fou à le trouver. Pendant ce temps, Aurore et moi avons eu tout le loisir de découvrir les lieux. L’existence des Sources y était expliquée, ainsi que diverses légendes à leur sujet. Ces informations m’avaient étonné, c’est sans doute la raison pour laquelle je n’ai pas réussi à les oublier.

  • Et lorsque nous avons coincé notre cible, te rappelles-tu de ses derniers mots ?

Lorsque nous étions sur le point de l’assassiner, il avait dit des phrases étranges. Je ne m’en rappelle pas avec précision, il me semble qu’elles étaient destinées à chacune de ses divinités. Non, ce ne serait pas…

  • Ses dernières paroles étaient les mêmes que celles inscrites sur la troisième lettre ?
  • Précisément.
  • Mais… Je ne comprends pas ! Ces mots…
  • Avaient été utilisés pour activer un mécanisme, je sais, termine l’ogresse. Difficile d’oublier la gigantesque explosion qui avait retenti juste après. À ce moment-là, si tu ne m’avais pas écarté de justesse, j’y serais restée aussi.
  • C’est justement le problème, ces phrases étaient utilisées pour provoquer un suicide ! Je ne vois pas ce qu’elles feraient sur ces lettres !
  • Ce n’est qu’une hypothèse, mais il se peut que parmi les adorateurs des Sources, certains aient échappés au génocide.

En toute honnêteté, j’ai du mal à y croire, des humains seraient encore en vie ? Impossible ! Comment pourraient-ils résister dans ce monde rempli de monstres ?!

  • Vous êtes donc persuadé que ces gens sont les responsables derrière ces lettres, de simples Hommes ?
  • Évidemment, c’est même la seule explication possible ! Tu pensais sérieusement que des dieux seraient impliqués là-dedans ? Allons, Gaston ! Je pensais que tu l’avais compris aussi bien que moi !
  • De quoi parlez-vous ?
  • De la vérité concernant les Sources, elles n’existent pas ! Pareil, pour l’Univers constitué de plusieurs mondes, rien de tout cela n'est vrai ! Les Hommes se sont juste forgé une nouvelle religion pour regrouper leurs communautés, afin de pouvoir nous faire face ! Résultat, où en sommes-nous aujourd’hui ? Ces adorateurs ont perdu la guerre, et durant toutes ces batailles, où étaient leurs soi-disant “dieux” ?! Nulle part ! Nos ennemis se sont bercés d’illusion et ont péri seuls, c’est l’unique explication !

Je mords ma lèvre inférieure en écoutant sa tirade, gardant le silence au plus profond de moi. Pour être honnête, je comprends tout à fait son raisonnement, quand bien même, je n’y adhère pas totalement. Rien ne prouve, de manière avérée, l’existence des Sources. Les écrits du sanctuaire ? Ils pourraient très bien être issus de l’imaginaire d’un homme. Si ce monde contient des gens croyant avec ferveur l’existence de forces divines, alors il peut tout aussi bien contenir des personnes en désaccord avec ces croyances. Croire ou ne pas croire, ce choix est attribué à chaque être, et nul n’a le droit de l’entraver.

 C’est du moins mon avis, quand bien même d’autres le rejetteraient sans peine. En revanche, je n’ai pas l’audace de le défendre. Aurore est ma supérieure, et la régente de ce nouveau monde. Je ne veux pas risquer ma sécurité en ces lieux, je dois me résigner et acquiescer en silence.

  • Vous avez raison, je me suis égaré pendant un temps. Merci de m’avoir rappelé à l’ordre.

 Quand bien même, la plume présente des pouvoirs et une histoire en rapport avec les divinités, je préfère ne pas souligner cette information. Elle pourrait donner de la curiosité à cette ogresse concernant mes projets. Aurore doit à tout prix rester ignorante à ce sujet.

  • Pour une fois que tu avais un argument différent du mien, j’aurais préféré que l’on en discute ensemble, soupire-t-elle. Malheureusement, je dois reporter cette chance à plus tard.

Il est vrai que le temps lui est compté, notre entrevue ne doit pas durer pour cette régente. Néanmoins, je ne peux m’empêcher d’être curieux à ce sujet :

  • Auro…
  • Dame Aurore ! Ici le Sergent Lazuli, je suis porteur de nouvelles concernant le dispensaire !
  • Entrez, Sergent ! Nous vous attendons ! tonne l’ogresse avec sérieux.

Je cligne des yeux d’un air ahuri tandis que la porte du bureau s’ouvre. J’ai du mal à comprendre, pourquoi Lazuli arrive à ce moment précis ? Il faisait état d’un dispensaire, lequel ? Et la régente a spécifié le terme “nous”, attendait-elle que je sois ici pour discuter avec la selkie ?

  • Gaston ? Que faites-vous ici ? s’étonne la fée.

Quelle politesse inattendue. J’imagine qu’il souhaite que notre lien soit dissimulé aux yeux de l’ogresse. Je devrais suivre son exemple.

  • Notre régente m’a convoqué.

Lazuli ouvre grand les yeux en entendant la nouvelle, laissant la panique emplir ses traits. Je sais très bien ce qu’il pense, et décidément, il n’est pas doué pour contrôler ses expressions ! Cache tes émotions, stupide beau gosse ! Aurore ne doit se douter de rien sur notre projet, et ta réaction risque de tout faire foirer !

  • Il me semble que vous avez des nouvelles pour moi, Sergent. Et vu votre expression, je ne m’attends pas à ce qu’elles soient bonnes.
  • Ah ! Effectivement, le dispensaire !

J’ai envie de l’égorger sur place.

  • Oui, le dispensaire… reprend l’ogresse. Vous avez des nouvelles sur la maladie, non ?

Une maladie ? Depuis quand ?

  • Vu ta réaction, Gaston, j’imagine que tu es assez curieux à ce sujet. Sergent, expliquez à mon employé la situation, et intégrez-y vos fameuses “nouvelles”.
  • À vos ordres ! déclare Lazuli au garde-à-vous. Le dispensaire situé au sud de la capitale est en proie à une mystérieuse maladie depuis deux jours. Cette dernière est terriblement contagieuse et affaiblit l’entièreté des patients.

Cela fait deux jours que ce mal est apparu ? Pas étonnant que je n’en entende parler que maintenant, je devrais songer à quitter mon atelier de temps en temps. Cela m’évitera de me faire à nouveau convoquer pour des lettres de menace.

  • Connaissez-vous les symptômes de cette maladie ? demandé-je à la selkie.

Si Aurore désirait ma présence ici, c’est sûrement car elle voulait mon avis, et potentiellement mon aide. Pour cela, autant récolter le plus d’informations possible.

  • Selon les médecins, les patients atteints développent tous les symptômes suivants : des difficultés respiratoires, des pupilles dilatées, des vomissements, des diarrhées, un écoulement salivaire abondant et enfin, des troubles du comportement.

Ces maux me rappellent quelque chose, mais si c’est bien ce à quoi je pense, alors le mal n’est pas aussi grave qu’il y semblerait. Autant continuer à creuser, rien que pour être sûr :

  • Seuls les malades du dispensaires sont touchés ? Y-a-t-il eu des décès ?

L’expression de la selkie change en écoutant ma question, son visage est couvert d’une certaine incompréhension.

  • Curieusement, il n’y a eu aucun décès, même parmi les plus faibles. Et pour ce qui est de la maladie, celle-ci vient de quitter le dispensaire ce matin, un bar du centre-ville a été touché.

Un choc retentit sur le bureau d’Aurore, sa main en est la responsable.

  • Et vous avez attendu tout ce temps pour me le dire, Sergent ?! Qui d’autre est au courant ?!
  • Toutes mes excuses, Dame Aurore ! Les médecins du palais sont déjà sur place, ils tentent de confiner l’endroit.
  • À mon humble avis, commencé-je d’un ton songeur, je doute que le confinement soit utile.
  • Et pourquoi donc ? demande la régente avec impatience.
  • Hormis la curieuse absence de décès, les symptômes pointent vers une intoxication. Le bar et le dispensaire servent tous deux de l’eau et de la nourriture, non ? Je pense qu’il faudrait analyser ces ressources.
  • J’ai bien fait de te garder dans mon bureau, reprend l’ogresse avec une pointe de soulagement. Sergent Lazuli, veuillez transmettre les ordres suivants aux médecins : analysez l’eau et la nourriture, ainsi que ses possibles sources de contamination. En attendant les résultats, les établissements touchés et ceux recevant la même source d’approvisionnement seront fermés.

Décidément, je peux compter sur Aurore pour prendre les bonnes décisions. Elle est l’une des seules à m’écouter et à prendre au sérieux mes déductions. Dire que ce travail d’équipe nous a permis de conquérir le monde, qui sait où il aurait pu nous mener à l’avenir ? Malheureusement, je ne serais plus de ce temps pour le voir.

  • Sauf votre respect, Dame Aurore, je pense qu’il vaut mieux que vous soyez présente au bar et au dispensaire. Cela permettra aux personnels de santé de s'exécuter dans les plus brefs délais, déclare la selkie.

Je sursaute en entendant les paroles de Lazuli. Je ne comprends pas pourquoi il impose son avis à notre régente. Les seules personnes capables d’avoir une telle audace sont soit des idiots, soit des ennemis, et surtout… quelque chose n’allait pas dans le ton de sa voix. Certains sons me donnaient de désagréables frissons, pour quelle raison ?

  • Sergent… commencé-je avec peur, que venez-vous de dire à l’instant ?
  • Pardon ? J’ai dit quelque chose ?

Son visage ahuri ne ment pas, lui qui est incapable de contrôler ses expressions. Dans ce cas, comment ? Ce n’était pas une hallucination, je l’ai parfaitement entendu, et je suis sûr qu’Aurore également !

  • Ce n’est rien, Gaston, me rassure l’ogresse en rassemblant une partie de ses affaires. Le Sergent a raison, il vaut mieux que je prenne place sur les lieux. De cette manière, je pourrais constater l’ampleur des dégâts.

Quoi ?! Dites-moi que c’est un rêve ! L’ogresse que je connais aurait pris ces paroles pour une contestation de son autorité ! S’est-il passé quelque chose entre ces deux-là ? Si c’est le cas, pourquoi Lazuli semble-t-il aussi ignorant ? Je… Je ne comprends pas.

  • Mais avant que je m’en aille, continue-t-elle en se dirigeant vers la sortie, j’ai d’autres directives pour vous. Sergent, veuillez donner à l’employé ici présent, le rapport des médecins concernant le mal présent au dispensaire et… au bar. Je préfère qu’il ait accès à toutes les informations au cas où ce fléau échapperait à notre contrôle. Quant à toi, Gaston, je crains que nous devions assurer ton déménagement. Compte tenu de l’emplacement et du contenu des lettres, ton atelier sera clos jusqu’à nouvel ordre.

Ce n’est pas bon ! Si l’accès à mes travaux m’est interdit alors la machine ne sera jamais terminée !

  • Aurore, s’il vous plaît, donnez-moi une autre pièce.
  • Pourquoi ?

La peur fait trembler mes muscles, tandis que mes respirations s’accélèrent. Je dois faire attention à mes paroles, je ne dois pas laisser fuiter la moindre information compromettante.

  • Je… J’ai encore des projets en suspens. Et je …
  • Ah, oui, c’est vrai ! Où en avais-je la tête ? Je t’avais ordonné de travailler sur une plume, non ?

Merde !

  • Hum… Oui… Exactement.
  • J’adorerais entendre tes découvertes à ce sujet, mais une situation délicate se présente devant moi. Tu devras me faire ton rapport une fois le problème de la maladie réglé. En attendant, tu demeureras à l’entrepôt du sous-sol. Sergent, veuillez le conduire jusqu’à ses nouveaux appartements, assurez-vous que personne n’attente à sa vie durant mon absence.
  • À vos ordres ! réplique Lazuli avant d’effectuer un salut militaire.

Aurore tourne légèrement la tête dans ma direction, le visage couvert de malice.

  • Tu ne dis rien, Gaston ? Aurais-tu un problème avec ma décision ? ricane-t-elle.

Je grogne intérieurement avant de répondre d’un ton et d’un visage neutres.

  • Il n’y a aucun problème, vos désirs sont des ordres.
  • Je vois, à très bientôt alors, termine l’ogresse en quittant son cabinet.

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