Chapitre 49 Départ
Un voyage vers les Tropiques à bord de son voilier blanc : voilà ce dont Hervé rêvait toutes les nuits depuis qu’il avait commencé à le construire avec son grand-père.
Pas dans le but d’obtenir un trophée ou une récompense, non. Pas non plus pour le plaisir de la vitesse, ni pour améliorer l’ergonomie d’un engin amateur.
Non, simplement pour l’ivresse du vent du large qui vous gifle le visage, le goût salé de l’écume qui vous assèche les lèvres, les couchers de soleil sur l’horizon arrondi, l’eau qui s’étend à perte de vue autour de vous, scintillant sous un rayon de soleil.
Il rêvait du vent dans ses voilures, du bois qui craque et qui vit, de la pluie qui tambourine sur la vitre de l’écoutille et ruisselle sur le ciré jaune jusqu’à s’infiltrer dans les chaussettes de laine tricotées par grand-mère.
Il rêvait de départ.

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