Poème à mon parrain disparu
Ce matin-là, avant même que le jour ne se lève,
Le monde, encore endormi, ignorait avoir déjà changé,
Que nous avions perdu un fils, un frère, un oncle, un ami.
Mais je ne pleurerai pas en pensant à toi… enfin, pas trop,
Je ne pleurerai pas en te disant au revoir… juste un peu,
Je ne pleurerai pas en pensant à ce que je n’ai pas eu le temps de te dire… ou alors tout bas…
Je veux te faire vivre, dans le souvenir du parrain espiègle,
Sourire en évoquant l’oncle qui aimait jouer avec nous, enfants,
Ressentir toujours la joie de ta présence à chaque retrouvaille.
Alors, je vais rire aux éclats, et convoquer ton humour,
Je vais être généreux, comme tu nous l’as appris,
Je vais trouver les mots pour panser, et m’inspirer de ta gentillesse.
Et te dire au revoir,
Et te dire merci,
Et te dire qu’on t’aime.
Et te dire qu’on ne t’oubliera pas. On ne t’oubliera pas.

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