11 - Nosce te ipsum : La routine du désastre
Tellement de questions, et si peu de réponses...
Habitué à ces situations de danger permanent qui rôde,
il lance une itération de son protocole de surveillance,
ne détectant aucune anomalie ou comportement suspect des machines,
il s’autorise à se relâcher, parcourant des yeux ses murs couleur émeraude.
N’ayant finalement pas brisé son verre, il se servit un verre d’Alguisior,
une boisson aux algues bouillies, mixée puis fermentée pour le stockage.
« J’ai mérité je pense, pour une fois je m’offre une petite green. »
La green était la plus appréciée en ces temps sombres, d’une couleur éclatante,
si tant est qu’apprécier est une sensation que les gens comprennent encore.
La plus chère également, et ironie, c’était la moins nourrissante.
Tous issus des algues, il n’existait plus que 4 types de breuvages.
La green, la brown, la yellow, la quatrième n’était connue que des initiés.
Les seules personnes à savoir évitaient d’en prononcer le nom.
On l’appellent la "Redark", une mélasse rouge et noir aux couches superposées.
Ron réfléchit, sentant que le danger à explorer le réseau est trop dangereux,
il prend la décision d’explorer sa mémoire à travers son ordinateur.
Un problème technique le bloque, les données (souvenirs) semblaient corrompues.
Les segments impossible à séparer, à lire, comme si l’ordre n’y existait plus.
Malgré tous les protocoles qu’il connaît : rien.

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