13 - Nosce te ipsum : L'effondrement de la fonction de monde
Chaque atome de réalité autour de lui s'est libéré de son gît,
de la mort comme existence, désactualisé de sa subtance,
l'intérieur ou l'extérieur, plus la moindre différence,
l'avant et l'après n'est plus, le temps a disparu.
Ni haut, ni bas, ni droite, ni gauche, point de repère,
Ron est incapable de savoir s'il ne voit rien ou ne voit plus.
Après un temps ressenti de plusieurs vies apparaissent quelques lumières.
On dirait des vagues de nébuleuse,
de plus en plus nombreuse.
Elle passent et tournent, le traversent,
le parcourent, virevoltant tout autour
comme si elle voulaient lui faire la cour.
Un balet onirique que rien ne bouleverse.
Un mélange subtile de chaos absolu et de plénitude infinie.
Plus rien n’a de sens,
du moins en apparence.
Dans ce mélange d’images, de sons et émotions multiples,
un couple d’ingénieurs chercheurs étrangement familier.
Quels place occupent-ils dans son inextricable périple ?
Puis un visage féminin, à la fois humain et la fois, indéfinissable.
Simultanément plus vrai que le réel et semblant n'être qu'une fable.
Sans la moindre réponse précise, Ron tombe et s'endort, épuisé.

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