Jean et Thomas
[Epilogue du recueil Jean]
Jean, architecte de talent,
Bien souvent vu comme décadent,
Avec son cul trop accueillant,
A bien vécu pendant vingt ans.
Au fond du noir d’un grand sauna,
Frissons sous les mains de Thomas.
De ses baisers se délecta,
Dans ses yeux bleus, il se noya.
Thomas est un garçon gentil.
Leurs corps, leurs poils sont assortis.
Jean, lui n’avait jamais appris
Ce sentiment qui l’a cueilli.
Jean n’est pas devenu plus sage,
Thomas n’en a pas pris ombrage.
Même, il est fier de ce partage,
Quand lui-même n’est pas volage.
La belle vie, la côte d’Azur.
Sans jalousie, aucune usure,
De la patine, très peu d’ennuis,
De la routine, beaucoup de vie.
Sur les galets, dans son bureau,
Dans les troquets, dans son resto,
Thomas et Jean se sont aimés,
Thomas et Jean c’est pour cent ans.

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