Colza

2 minutes de lecture

Les champs de colza, blonds, jaunes pâles pleins de petits cousins courant dans tous les sens jusqu'a Barbizon, peut-être même au-delà ; des armées de commères les butinaient laborieusement, s'engluant jusqu'à la gueule d'un bon pistil bien juteux (miam).

Sérieusement ?!! Commencer un texte par ça ? Mais la culture, bordel !

Alors, j'en connais des cochons, mais là... Alors là... Je m'indigne ! Indignez-vous avec moi ! C'est simple, j'en suis baba, B.A.B.A !

D'abord, les champs de colza c'est une horreur qui s'étend sur des kilomètres, à perte de vue ! Une langueur monotone qui t'endort sur la route et tu zigzagues genre bourré sur ta moto... Parce que l'agriculture moderne n'a rien de bucolique, c'est purement industriel, à la chaîne, production de masse, uniformisation, rendement, profit, capitalisme... Alors dans un pays socialiste, ça fait un peu tâche !

Et le colza c'est pas pour le miel cousin, c'est pour mettre dans le sans-plomb ! De toute façon, les abeilles, il n'y en a plus... dézinguées par les néonicotinoïdes... Parfois j'en croise une, coincée dans mon radiateur, complètement stone. Une rescapée du frelon asiatique.

En plus, ça pue grave le colza en fleur, une odeur rance de pissou refroidi; alors j'en connais qui apprécient ça, genre des vicieux, concupiscents, dégarnis sur le dessus, genre le Français moyen qui ne peut jamais baisouiller maman parce qu'elle a sa migraine... mais pas moi ! Beurk !

D'ailleurs c'est tellement agressif le colza que tout le monde est allergique, jusqu'aux bébés qu'il faut biberonner avec la chambre d'inhalation et la Ventoline... Un vrai bonheur ! Nez morveux, yeux chassieux, peau qui gratte : voilà la vie des malheureux qui habitent ces régions provinciales agricoles au printemps.

Pour finir, je suis scandalisé par la fin de ce texte inepte : parce que des commères goulues qui butinent les cousins, j'en ai pas vu frérot ! Jamais ! Never ! J'ai cherché, tu penses, je serais le premier sur les rangs, tu me connais. Même je serais prêt à verser mon obole... La misère de raconter de balivernes pareilles et de faire croire aux lycéens que la vie est belle !

Parce que la vie n'est pas belle ! Voilà !

C'était my two cents...

Atchaaaaa !

Bzzzz !

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