L’éveil

Une minute de lecture

Huit heures du matin, il s'assoit en terrasse et commande un espresso, puis sort un carnet et commence à écrire. La serveuse le sert et, lui adressant un clin d’œil, curieuse, lui demande :

— Qu’est-ce que t’écris ?

— Je raconte la nuit que nous avons passée et quelques vers sur ton réveil…

— Mais non… fait-elle, rougissante en se tournant de tous côtés…

— Ne t’en fais pas, personne n’écoute, il est parfait ton café, dit-il en posant dix euros dans la coupelle, garde la monnaie...  

Libre comme un oiseau qui s’envole là-haut

Au-dessus d’un nuage et voit dans le lointain

Le soleil qui s’élève et de rose repeint

Les nues, tandis que moi, j’attends comme un idiot

Enténébré encor par la nuit qui contraint.

Peinant à me lever pour tirer les rideaux

Je constate qu’alors l’aurore est sur le point

De chasser toute la noirceur de ce tableau.

Toi, tu dors toujours, exhibant l'un de tes seins

Qui semble s’échapper du drap comme l’oiseau

S’évaderait de la cage qui le retient,

Ivre de liberté dans l’espace nouveau !

Lorsqu’un rai de soleil vient effleurer ma main

Qui cajole ce galbe en caressant ta peau,

Doucement tu frémis et t’éveilles enfin !

Tu souris et me dis : on dirait qu’il fait beau !

Alors m’attirant vers toi, tout contre ce sein,

Attisant mon désir, tu m’offres en cadeau

L'autre et puis le reste du corps, comme un écho

De cette nuit d’amour... dernier spasme lambin…

JI 22/03/26

Annotations

Vous aimez lire Jacques IONEAU ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à l'Atelier des auteurs !
Sur l'Atelier des auteurs, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscription

En rejoignant l'Atelier des auteurs, vous acceptez nos Conditions Générales d'Utilisation.

Déjà membre de l'Atelier des auteurs ? Connexion

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de l'Atelier des auteurs !
0