Chapitre 02: Promesses

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Pascal sortit ses affaires de sa valise et les rangea soigneusement dans l’armoire. Cela lui prit à peu près une demi-heure pour le faire. Lorsqu’il termina, il se dirigea vers son sac à dos dans lequel se trouvait son précieux ordinateur portable. Il attrapa ce dernier, s’assit sur le lit, et l’alluma. Quand il retrouva devant l’écran d’accueil, il se rendit compte qu’il avait oublié de demander quelque chose de très important à la propriétaire des lieux : le mot de passe du Wi-Fi. Il pouvait bien utiliser son téléphone portable comme modem mais la consommation de données risquait d’être monstrueuse. Heureusement pour lui, les sœurs avaient décidé de ne pas fermer l’œil de la nuit.

Prestige déposa donc son ordinateur sur son lit, se leva, puis sortit de sa chambre. Il trouva alors Laura et Maeva à l’endroit exact où il les avait laissées.

- Je vois que ce soir c’est nuit blanche, rétorqua-il une fois en leur présence.

- Wesh ! Ça fait longtemps qu’on s’était pas posée toutes les deux devant la TV. On profite donc, répondit Hélène.

- C’est sûr ! ajouta la petite sœur.

- Je vois. Dis, j’ai oublié de te demander ca tout à l’heure mais c’est quoi le mot de passe du Wi-Fi ? questionna le jeune homme.

Laura lui donna alors ce qu’il venait de lui demander, ce qu’il nota sur son téléphone portable, et ce dernier la remercia pour le geste. Prestige retourna ensuite dans sa chambre pour y connecter son ordinateur.

- Je sais pas pourquoi mais j’ai vraiment envie de voir le coté pervers dont tu m’as parlé, rétorqua soudainement Maeva.

- J’te conseille vraiment pas. Une fois que tu vois ça, c’est dure de l’oublier. Ce mec a un truc bizarre qui attire, dit Laura.

- Comment ça ? questionna la petite sœur.

- J’sais pas comment expliquer ca mais dis-toi juste que c’est comme jouer avec le feu. Surtout qu’il est sorti de sa retraite. Depuis ce jour, je me méfie encore plus de lui, déclara la jeune femme.

Maeva voulut en savoir un peu plus sur la retraite de Prestige et demanda donc à sa grande sœur de quoi il s’agissait exactement. Elle lui expliqua alors que pendant les quatre dernières années, son ami s’était fait la promesse de ne toucher à aucune fille. Toutefois, il s’était décidé de la rompre à cause d’un évènement s’étant produit chez l’une de ses connaissances.

- Pourquoi il s’est imposé ce genre de promesse ? demanda le petite sœur qui n’arrivait pas à comprendre la logique derrière une telle décision.

- J’en sais rien. Ce que je peux seulement te dire est que le Pascal que j’ai connu au lycée ne va pas tarder à montrer le bout de son nez, répondit Hélène.

Les filles cessèrent temporairement leur discussion et se concentrèrent sur la série qu’elles regardaient. De son côté, le jeune homme venait de connecter son ordinateur au réseau Wi-Fi de l’appartement. Il rentra alors dans un dossier sur son bureau et consulta la liste de fichiers qu’il contenait. Le document qui cherchait ne se trouvait cependant pas à l’intérieur. Il attrapa donc son téléphone et voulut appeler Eliezer. Malheureusement, il se rendit vite compte que l’heure n’était pas propice à ce genre de chose et décida donc de le faire quand il ferait jour. Il lui laissa cependant un message.

- Mec ! Tu as oublié de déposer le document dans le dossier partagé. Fais-le lorsque tu le pourras s’il-te-plait. Tu connais la déraille, rédigea-t-il.

Le texte étant parti, il éteignit son ordinateur, le déposa sur une des commodes, puis s’allongea sur le lit. Les minutes passèrent et le jeune commença à s’ennuyer. Finalement, ses paupières devinrent de plus en plus lourdes et il ne put plus maintenir ses yeux ouverts. Pascal finit par s’endormir tel un enfant.

-----*-----

Lorsque Pascal ouvrit de nouveau les yeux, le soleil avait déjà amorcé son ascension. Il attrapa alors son téléphone portable pour vérifier l’heure qu’il faisait et s’il avait reçu un message de la part d’Eliezer. Le jeune homme constata qu’il était bientôt 10h du matin et que son ami lui avait effectivement répondu.

- Désolé mec, je dormais. Je t’ai transféré le document. Il devrait être disponible d’ici peu sur ton ordi, était-il écrit.

- Merci beaucoup, rédigea-t-il juste après.

Prestige se redressa et attrapa l’appareil qu’il avait déposé la veille sur l’une des commodes. Il l’alluma, entra son mot de passe, et se rendit effectivement compte que le fichier qu’il attendait se trouvait sur son ordinateur. Celui-ci contenait une liste d’achats bien précis qui allait mettre un peu de piquant durant son séjour chez la belle Laura.

Le jeune homme déposa l’appareil sur le lit et alla chercher ses affaires. Il était temps pour lui d’aller prendre une bonne douche. Il se dirigea ensuite dans la salle de bain se trouvant en face de sa chambre. Il saisit la poignée de la porte et entra dans la pièce. Toutefois, quelqu’un se trouvait déjà à l’intérieur. En effet, Prestige tomba nez-à-nez avec la petite sœur de son amie qui était en ce moment à moitié nue. Par reflexe, les yeux du jeune homme se fixèrent directement sur les seins fermes de la demoiselle.

- Désolé ! s’exclama-t-il alors que cette dernière se mit à crier et à cacher sa poitrine avec ses mains.

Pascal referma immédiatement la porte. Néanmoins, il était déjà trop tard. L’image était déjà imprimée dans sa tête.

- Et puis merde ! C’est reparti pour un tour, se dit-il devant la porte de sa chambre.

Le jeune homme pénétra dans la pièce et déposa ses affaires sur son lit. Il chercha alors un moyen de se faire pardonner. Après plusieurs minutes de réflexion, il se dit qu’un bon petit-déjeuner serait une assez bonne idée pour commencer. Il ressortit donc de sa chambre et se dirigea vers la cuisine. Là, il ouvrit le frigo et regarda ce qui se trouvait à l’intérieur.

- Bon ! Bon ! Bon ! C’est parti pour une petite omelette, rétorqua-t-il.

Pascal retira du frigidaire des œufs, un oignon, un poivron, et un peu de fromage. Il regarda ensuite dans les placards pour voir ce que Laura possédait comme assaisonnements. Quand il trouva tout ce dont il avait besoin, il se mit finalement au travail.

Pendant que Prestige faisait sauter oignon et poivron à la poêle, Maeva sortit finalement de la salle de bain. En entendant le crépitement de l’huile, elle se dirigea vers la cuisine, pensant que c’était sa sœur qui préparait.

- Tu cuisines quoi comme ça ? Je meurs de faim, demanda-t-elle avant de se rendre compte qu’il ne s’agissait pas de sa grande sœur.

- Mon spécial petit-déjeuner, répondit le jeune homme.

La demoiselle lança un regard noir à Pascal qui comprit immédiatement qu’elle ne lui avait toujours pas pardonné pour le léger petit incident.

- Si tu veux bien patienter. Ce sera prêt dans quelques minutes, dit de nouveau Prestige.

Maeva n’avait vraiment pas envie d’écouter Pascal, mais à cause de la délicieuse odeur qui se dégageait de la cuisine, son estomac commença sérieusement à crier famine. Elle alla donc s’assoir comme le lui avait suggéré le jeune homme et alluma la télévision pour faire passer le temps. Quelques minutes plus tard, attirée elle aussi par le somptueux parfum, Laura quitta sa chambre.

- Qu’est-ce que tu prépares Maeva ? demanda-t-elle alors qu’elle se trouvait encore dans le couloir.

- C’est pas moi qui cuisine, répondit la petite sœur.

- Heu ! Tu déconnes ? P qui fait la cuisine ! Il faut que je filme ça, s’exclama Hélène.

N’ayant pas son téléphone portable sur elle, la propriétaire des lieux accourut dans sa chambre pour aller le récupérer. Elle revint ensuite dans le salon et commença à prendre le jeune homme en vidéo.

- Je vais le mettre sur les réseaux, dit-elle.

- Il n’en a pas question ! réagit Prestige.

Ce dernier demanda à la jeune femme de ne pas le faire, qu’il détestait être pris en photo, mais surtout qu’il ne voulait pas que des images de lui apparaissent sur les réseaux sociaux. Hélène rejeta cependant sa demande, ce qui le poussa à réduire la puissance du feu, d’abandonner sans cuisson, et de poursuivre la jeune femme. Celle-ci alla alors se refugier dans sa chambre et ferma la porte à clé derrière elle.

- Laura, ouvre ! ordonna Prestige.

- Non ! Je n’ouvre pas ! répondit-elle sur un ton moqueur.

- Bon ok, n’ouvre pas la porte. Mais efface au moins la vidéo, dit-il de nouveau.

- Non ! Non ! Elle reste dans mon téléphone. Je suis même en train de la publier sur les réseaux, rétorqua-t-elle.

- Ne fais pas ça. Tu sais très bien que je n’aime pas ça, supplia le jeune homme.

- Tu me donnes quoi en échange ? demanda Hélène.

- Ne fais pas ça Laura, s’exclama Prestige.

- C’est à toi de voir. Ce n’est pas moi qui suis dans une position défavorable en ce moment, déclara-t-elle.

- Ok ! Tu veux quoi en échange ? finit-il par céder.

- Pendant une semaine entière, tu feras tout ce que je te demande. Ok ? répondit-elle.

La demande formulée par la jeune femme était des plus contraignante. Connaissant la personnalité de son amie, il savait que s’il acceptait cette condition, sa vie se transformerait littéralement en véritable enfer. Il n’avait néanmoins pas le choix. Au moins, il savait comment il allait se venger.

- Ok, c’est bon ! J’accepte, déclara-t-il.

La demoiselle déverrouilla sa porte et sortit finalement de sa chambre. Elle montra ensuite l’écran de son téléphone sur lequel l’option ‘supprimer’ s’affichait.

- N’oublies pas ! s’exclama-t-elle.

- Je sais t’inquiète. Une promesse est une promesse et je tiens toujours les miennes, répondit Prestige.

Laura effaça alors la vidéo, ce qui marqua le début du calvaire du jeune homme. Pendant que les deux jouaient au chat et à la sourie, Maeva avait toujours faim. Elle le fit savoir au cuisinier qui retourna immédiatement après au fourneau. Une chance pour lui, les tranches d’oignon et de poivron n’avaient pas brulé. Il ajouta les œufs qu’il avait au préalable battus et, quelques minutes plus tard, c’était prêt. Il accompagna le tout avec du pain de mie et du jus d’orange et servit le tout aux jeunes femmes. Tout le monde se souhaita un excellent appétit et chacun entama la dégustation de ce qui se trouvait dans son assiette.

A suivre !!!

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