9.1 Skalia

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Vaillance rouvrit les yeux plusieurs heures plus tard, le dos un peu tordu par ce lit étranger, mais bien plus en forme que chaque jour de sa dernière semaine sur Sol IV. Les inquiétudes qu'elle s'était faites durant sa conversation avec Gwënaelle s’étaient éclipsées dans ses rêves même si, ses petits mensonges laissaient un certain vide dans la poitrine de l’adolescente. D’ailleurs, Gwënaelle dormait encore à ses côtés, ses mains cramponnées au sweat de Vaillance comme si elle craignait que sa camarade ne disparaisse dans son sommeil.

Observée sous cet angle, sa nouvelle amie lui rappela légèrement sa sœur. Les deux filles avaient tant d’énergie à revendre qu’elle tombait comme des bûches venu le moment de se coucher. Vaillance s'en voulut un peu quand le visage d’ange de la noble argenté se fronça en sentant son oreiller improvisé s’esquiver lentement. Vaillance murmura des excuses et, sur la pointe des pieds, quitta la salle commune pour rejoindre le centre de pilotage.

Depuis son départ, Anil n’avait pas bougé d’un pouce. Toujours cloué à son siège favori, le garçon se reposait une tasse à la main et un holoécran couvert d’écriture devant lui. Autour de lui, les lueurs pâles des nal’tear s’étaient muées en orange de soir d’été, ce qui indiqua aussitôt à l’adolescente que leur destination n’était plus très loin.

Vaillance s’avança jusqu'à lui et jeta un coup d’œil par-dessus son épaule, trouva une cour de Jotün illustré de schémas dédaléens que la nouvelle pupille n’arriva pas à déchiffrer. En notant son air égaré, Anil afficha l’un de ses sourires narquois et fit disparaître l’écran.

— Bien dormie, la marmotte ?

— Oui, même si le lit n’est pas vraiment confortable.

— Vraiment ? C’est pas si mal, nan ?

Vaillance s’assit à ses côtés, sur le siège que Koliane aurait occupé en temps normal, et observa le garçon attentivement. Plus une trace de la légère tristesse qui avait saisi Anil lors de leur départ ne restait et son dynamisme ordinaire été de retour.

— Comme tu peux le voir, nous sommes à deux pas d’Erin, chantonna-t-il. Dans moins de dix minutes, je couperais la dérive et nous commencerons notre descente jusqu’à Skalia.

Tout en parlant, il tira de sa poche une un emballage marqué du symbole des haïkadens et la jeta à la fille.

— C’est une E-bar, ça te tiendra le ventre jusqu’à ce midi. Tu veux une tasse de caféiné en plus ?

Vaillance accepta avec un remerciement et extirpa du packet une barre de céréale. Le petit déjeuner de fortune était composé d’un amas de céréales et de fruits qui laissa l’adolescente de marbre. La nouvelle écuyère aurait préféré quelque chose de plus copieux, mais dans sa situation elle ne pouvait guère jouer les fines bouches.

— Petit chanceux, tu as eu un goût psyark. Je me tape tout le temps des Aegis, ce sont les pires.

— C’est quoi exactement ? questionna Vaillance en saisissant la tasse tendue par le garçon.

— Les E-bars ? Une création d’un élève pour un examen de Jotün. Les gardiens ont tant aimé, qu’ils ont décidé d’en produire pour tout le monde. Tu en auras une chaque matin, je te conseille de les garder pour les coups de fatigue. Tu pourrais alimenter un réacteur nucléaire avec ces trucs.

Il était vrai qu’en quelques bouchers, Vaillance eut l’estomac rempli. Le goût, bien qu’un peu terne, n’était pas terrible. Cela n'avait rien à voir avec les magnifiques pâtisseries maison de Jasper, mais restait toujours mieux que de mourir de faim.

Elle se força aussi à ingurgiter le liquide noir et amer servi par le garçon, trempant sa barre dedans comme il le faisait. Gwënaelle les rejoignit quelques minutes plus tard, les paupières lourde tel un chaton au réveil.

Le vaisseau ralentit et les nal’tear s’évanouir pour rendre leurs places aux étoiles et, au premier plan, l’énorme soleil bleu qui brillait sur le système d'Erin. Le nef se détourna de l’astre aussitôt et Vaillance aperçut une belle planète se dessiner dans le vide cosmique.

Erin IV était bien plus grosse que la terre. Depuis l'orbite, on pouvait observer plusieurs continents orange baignant dans de larges océans ainsi que des anneaux de spatioport et station qui encerclaient le monde tel un collier.

Erin IV se situait au carrefour de nombreuses lignes de nal'tear ce qui en faisait l’un des ports commerciaux les plus importants de son segment. Sa proximité avec l’empire Vlin’ns lui avait donné le titre symbolique de porte vers le pays étranger ce qui attirait une foule de marchands venus des quatre coins de la galaxie, mais qui lui avait coûté cher durant la guerre où les deux armées s’étaient affrontées pour le contrôle de la boule de poussière.

Au moment où le nef creva la mer de nuages qui couvrait le ciel d’Erin, la radio du vaisseau laissa échapper quelques échos étranges. Camille, sentant le pire approcher, s’apprêta à accrocher sa ceinture, mais Anil l’arrêta d’un geste.

— Du calme, jolie Vaillance, ricana le garçon. C’est juste le brouilleur à nal’tear qui fait tout déconner.

— Un brouilleur à nal’tear ? répéta la jeune noble.

— Vous voyez ce continent en contrebas ? Dans le temps, c’était le plus peuplé d’Erin IV. Maintenant, nous l’appelons la désolation. Il fut pris d’assaut par les vlin’ns durant la guerre, car ils souhaitaient s’emparer du brouilleur. Ça leur aurait permis d’empêcher les vaisseaux de la Confluence de passer. Ils n’ont pas réussi à le démarrer, mais depuis la fin de la guerre il produit des ondes qui bloquent même le plus puissant des signaux. On pourrait garer une armada devant, personne ne serait capable de la détecter.

Le nef survola le continent abandonné un moment avant d'atteindre une grande étendue d’eau puis une énorme ville, la capitale planétaire. Ce ne fut qu’une fois cette dernière dépassée qu'Anil annonça leur destination toute proche.

Une pointe d'excitation fit battre le cœur de Vaillance. À ses côtés, Gwënaelle trépignait sur son siège, cherchant la base de l’ordre dans l’immensité du ciel bleu. Notant l’air malicieux de leur guide, Vaillance comprit qu’il y avait anguille sur roche. Elle s’apprêta à demander au garçon quand elle sentit les poils de sa nuque se hérisser. Elle saisit aussitôt qu’ils venaient de traverser un bouclier. Un hochet de surprise échappa aux deux filles alors que Skalia apparut, depuis le début caché sous un champ d’occultation géant.

— Bienvenue à Skalia, écuyère ! exulta Anil.

Bouche bée, Vaillance découvrit une immense ville flotante, un morceau de terre que l'on aurait soustrait à la gravité par quelques magies oubliées et sur lequel ont aurait battit une cité digne des plus anciennes légendes.

Tout en survolant la base, Anil leur expliqua que Skalia était divisée en cinq grands districts, chacun ayant une charge bien précise. Au nord s'étendait la cité où les habitants de la base trouvaient repos, restauration et loisir. L’Est s'intitulait le quartier des épreuves où les gardiens s’entraînaient au combat et où la majorité de leur nouvelle vie se déroulerait. À l’Ouest ont trouvait forges et arsenaux où le matériel des haïkadens était entretenu et stocké.

Le centre contenait le cœur de Skalia, l’épine. Cette immense tour, qui dominait toute Skalia, habritait la salle du conseil des premiers où se tiendrait dans quelques heures la cérémonie de l’aube qui marquerait le début de la scolarité des écuyers. Le sud de la base, quant à lui, était couvert par un parc interminable qui encerclait en partie l’Est et L’Ouest. Rivière et falaise serpentaient ensemble jusqu’à de grands dômes blancs étincelants. Vaillance en conta des dizaines et, quand elle interrogea le pilote, apprit qu’il s’agissait de la serre aux mille mondes, le fief des corbeaux.

— De toute la base, c’est de loin mon endroit préféré même si je ne fais pas partie des piafs. J’y vais souvent avec mes amis pour y disputer quelques matchs de V-Rift durant notre temps libre.

Toutes les deux avaient déjà entendu parler du V-rift, l'un des sports les plus connus de la Confluence. Spectaculaire au possible, la discipline partait pourtant d’un concept très simple: se passer la balle entre coéquipiers et marquer dans l’un des buts, les rifts, d’en face. Ce qui attirait l'oeil du public était le jeu aérien parfois violent et les terrains tout uniques dans lesquels pratiquer les joueurs. Gwënaelle ne manqua pas de faire connaître son intérêt et Anil lui promit de l’emmener essayer un de ces jours tout en terminant son atterrissage.

Le nef toucha le sol du spatioport et une dernière secousse annonça la fin de leur voyage. Elles étaient enfin sur Erin IV et il était temps pour les deux cadettes de découvrir leur nouveau chez elles. Anil se leva de son siège et après quelques étirements, invita les deux filles à le l'accompagné dehors. Gwënaelle s’élança avec entrain, Vaillance suivit le train.

Leur périple à travers Skalia commença par le spatioport de la cité. Ce dernier n’avait rien à envier avec ceux que Vaillance avait pu visiter durant sa brève vie. Déjà, elle pouvait voir plus de nefs qu’elle n’arrivait à compter et les vaisseaux de transport n’étaient qu’un échantillon de l'armada amarré à la frontière nord de la cité volante.

Une fois descendue sur le tarmac, Vaillance découvrit des frégates aussi grandes que des immeubles et de fins chasseurs aux traits agressifs. En ce début d’année, le spatioport était plus animé que jamais et des groupes entiers d’écuyers se croisaient entre les pistes d’atterrissage, criant et riant à leurs retrouvailles après de longues vacances, le tout sous la surveillance de gardien accompli.

Comme la base était beaucoup trop grande, se déplacer à travers devenait vite compliqué et les cinq secteurs étaient connectés par un système de train gravitationnel. Anil les emmena jusqu’au quai où ils embarquèrent dans l’une des rames. Le train, malgré sa taille, était bien rempli et Vaillance eut tout son temps pour étudier les habitants.

Elle reconnut facilement ses futurs camarades de classe, leurs vêtements étranges venant de leur monde natal les trahissaient presque autant que l’émerveillement qui brillait sur leur visage alors qu’il découvrait la cité en contrebas. Gwëanelle aussi, tête collé contre la vitre, dévorait le paysage du regard. Elle ne délaissait ses observations que pour poser des questions à Anil, qui prenait joie à lui répondre.

Vaillance profita de leur conversation pour s’éloigner un peu et s’appuya contre l’une des rambardes les plus à l’écart de la foule. Un soupir aussi discret que profond glissa de ses lèvres.

La jeune noble était bien la seule pupille de la rame à ne pas s’extasier devant le paysage. Ce n’était pas tant que la ville ne l’impressionnait pas. Au contraire, la merveilleuse cité des haïkadens était un monument de technologie et de style, mais plutôt qu’une partie d’elle le lui interdisait. À chaque fois que le désir enfantin de rejoindre Gwënaelle et d’admirer le monde étrange la traversait, sa raison la rappelait à l’ordre. Elle n’était pas censée désirer être ici et encore moins s’amuser.

Confuse par ses propres sentiments, Vaillance laissa transparaître ses problèmes en une grimace contrariée.

— Tout va bien ?

Vaillance eut un petit sursaut et se retourna vivement vers celui qui venait de lui parler. Une moue désemparer traversa son visage quand elle réalisa qu’il s’agissait d’un autre pupille et pas le plus simple à aborder. C’était pour la jeune noble sa première rencontre avec un nog’lon, l’une des cinq proéminentes.

Le garçon la dépassait facilement de deux têtes et était deux fois plus large. Sa peau grise aux reflets noirs était parsemée de petite plaque d’os qui suivait les lignes de sa mâchoire, ses pommettes et ses orbites, le rendant fort intimidant. Penchant la tête, Vaillance attrapa l’une de ses mèches.

— Heu… Oui… Tout va très bien.

— Tu es certaine ? Tu fronçais les sourcils à l’instant comme si quelque chose te trottait sur la tête. Si ça ne va pas, il faut le dire tout de suite.

La voix posée du garçon rassura quelque peu Vaillance. Malgré son apparence de brute, il ne semblait pas être une mauvaise personne contrairement à ce qu’elle avait d’abord pensé. Il sourit à l’humaine et d’un geste élégant frappa deux fois sur son cœur comme le voulait le salut des gardiens.

— Ender Mercer, tu es bien une pupille pas vraie ? Tu arrive d’où ?

— De Sol IV, répondit-elle en répliquant le salut. Je m’appelle Vaillance Weiss.

— Un plaisir de faire ta connaissance Vaillance. C’est bizarre, souvent les nouveaux venu ne parviennent pas à décrocher leurs yeux de la ville. Tu es déjà visité Skalia ?

— Moi ? Non… Je cherche encore un peu ma place c’est tout.

Elle marqua une pause et sourit timidement au garçon.

— Tu n’as pas d’accompagnateur ?

— Non, je suis arrivé il y a quelques jours. Comme j’habite sur Erin IV, j'ai fais le trajet aprés avoir appris que j’allais devenir un écuyer. Si tu as des questions, n’hésite pas à me demander surtout. Nous sommes ici pour nous serrer les coudes.

À ce moment-là, la rame s’arrêta à leur destination et le grand nog’lon la salua d’un geste de la main avant de suivre le groupe de pupille qui sortait. Anil et Gwënaelle quittèrent aussi leur place et Vaillance dut se dépêcher pour ne pas se faire distancer.

Une fois dehors, un énorme édifice se dressa devant Vaillance. Le hall des géants, comme l’appelaient les écuyers, était le centre logistique de la base et le bâtiment capital du secteur ouest. La tour apparue plus à Vaillance comme un monument qu’un centre de tri. Les grandes portes en marbre dépassé, l’adolescente se retrouva dans une immense salle circulaire qui la laissa sans voix.

Le long des nombreuses colonnes qui encerclaient la salle, des Orcas millénaires reposaient, plongés dans des puits de gravités tels autant de squelettes silencieux.

Comme chaque écuyer l’ayant précédé, elle admira les armures qui jetteraient de l’ombre au les plus belles œuvres d’art de la Confluence, les fresques aux mille et un détail contant les batailles épiques des héros et les murs incrustés d’ornements et de glyphes mystérieux. Vaillance n'osait plus parler, terrifiée à l’idée de déranger le calme lunaire du sépulcre.

Anil les poussa en avant. Au pied de chaque orca, une stèle commémorait le nom et la doctrine du guerrier. Vaillance n’en reconnut aucun, contrairement à Gwën qui s’extasiait un peu plus à chaque pas. Se détournant des machines de guerre, Vaillance découvrit que le plafond était recouvert de mosaïque multicolore formant le symbole des neuf doctrines.

Elle n’eut malheureusement le temps de l’admirer qu'un instant avant qu’Anil ne les attrape par le bras pour les traîner à l’écart de la foule.

Le jeune page n’était pas à sa première visite du hall des géants. Bien au contraire, il connaissait l’endroit comme ça poche puisque les Jotün utilisaient le bâtiment en tant que quartier général depuis des lustres.

Il leur fit découvrir un petit escalier qui amena à un ascenseur à graviter caché et qui les souleva jusqu’au-dessus du hall principal. Marchant le long d’une rambarde, les deux filles purent observer leurs camarades qui attendait leur tour en contrebas et voir de près les orcas. Anil s’arrêta à côté d’un grand vert marqué du symbole des manticores sur son épaule.

— Voici feuillage de fauve, l’orca de celle qui fut la haute gardienne des manticores durant la guerre. Elle est tombée au combat pour défendre Erin, expliqua le garçon à voix basse.

Il pointa alors du doigt l’Orca juste en face, un énorme golem si noir qu’on aurait cru qu’une flaque d’ombre flottait dans le puits de gravité. Vaillance se sentit tel un moustique en face de l'armure qui surclassait ses semblables en taille et épaisseur. Ses deux bras étaient plastronnés de scutum, de grand bouclier rectangulaire apprécié des aegis et son dos était couvert d’une cape aussi imposante qu’un mur et qui ne reflétait pas la moindre lumière.

— Celui-là c’est Crépuscule dominant, celui du haut gardien des Aegis. Il paraît que c’était un monstre qui massacrait ses ennemis sans aucune pitié. Ici, nous l’appelons le loup noir d’Erin. Il a disparu à la fin de la guerre et plus personne ne l’a revu depuis.

Anil fixa Crépuscule plusieurs secondes, une touche de révérence dans son regard. Même la tempétueuse Gwënaelle s’était calmée pour observer les armures de ses héros favoris. Vaillance se sentant un peu mise de côté, car elle ne comprenait rien. Ceux ayant utilisé ces armures étaient comme Axia, pourtant elle n’arrivait pas à discerner les différences entre la jeune femme et n’importe quel autre gardien.

Qu’importe, c’est un truc de haïkadens tout ça, songea Vaillance.

Anil leur laissa quelque seconde de plus puis les guida vers un bureau caché dans un coin de la grande salle. À peine entrée, Vaillance dut plisser les yeux pour voir à travers la pénombre et ne pas trébucher sur les câbles et les nombreuses machines étranges qui pavaient le sol.

D’un geste de la main, Anil les invita à ne pas faire de bruit. Il traversa le vestibule jusqu’à une porte qui menait à un atelier beaucoup plus vaste. Dans un coin, assis à un bureau entourait d’une multitude d’holoécrans, un sextagènére au visage crevassé par les années et aux cheveux blancs d’albâtre s’affairait à son travail. Anil tira la grimace en le voyant.

— Xaï ! jura-t-il à voix basse. C’est mon chef. Il ne doit surtout pas nous repérer.

Cela dit, il s’aventura plus en avant sur la pointe des pieds et ne remarqua même pas quand l’homme releva la tête et croisa le regard de Vaillance. L’adolescente crue qu’elle venait de rencontrer la méduse et se retrouva figée telle une statue.

— Anil ! gémit-elle d’une toute petite voix.

Le page se stoppa net, comprenant très bien ce qu’il se passait. Il se redressa et, jurant entre ses dents, se retourna vers le gardien.

— Pupille Remzi ! aboya le gardien. Puis-je savoir ce à quoi vous jouez ?

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Quasar point :

Skalia est l’une des neuf citadelles haïkaden et le troisième plus grand centre de formation de l’ordre.

La première est Alspire, la plus grande cité haïkaden qui orbite Proxeron (le monde natal de Gwënaelle et l’une des capitales de la Confluence)

La seconde est Shadwen, bâtie au cœur de Feris, le monde capital de la race des terribles valag’fends que vous rencontrerez dans quelques chapitres.

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