Samael
Je n'ai jamais dit que je t'avais perdu ou alors c'était sans affects.
Je disais que ma fille avait perdu son père. Comme si nous avions perdu un objet que nous aurions été capables de retrouver si nous le cherchions.
Je n''avais pas chercher suffisamment à te retrouver. J'avais juste pleuré la partie de toi qui me manquait.
L'éphéméride avait usé une année de page, on m'avait dit : cela devrait aller mieux...
Je ne savais pas ce que j'étais censé faire... Mes émotions étaient parties avec ton cercueil, ou quand j'avais vu pour la première fois ton visage sans vie.
J'avais pleuré certes mais je ne sais plus pourquoi...
J'avais perdu le poids de la maladie, j'étais délivrée de la responsabilité de ta fin de vie.
Mes larmes étaient peut être celles de mon soulagement...
Mais où est tu, cette partie de toi que j'aimais, ton odeur, notre chemin.
Ou es tu parti avec notre avenir... As tu emporté l'amour que je t'ai donné ?
Soudain, à essayer de pleurer ou du moins à apprivoiser mes émotions, assise, seule avec mon âme dans ma voiture; j'ai réalisé que je ne l'avais pas fait.
Je n'avais versé aucunes larmes pour toi, mon amour , mon compagnon d'art, le créateur d'espoir....
Tout simplement parce que je mettais interdit de pleurer mon bourreau..
Un an, sans toi. Une errance.
Aujourd'hui, ou demain, un jour, peut être, je parviendrai à pleurer ton absence.

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