Je te choisis
Je ne sais jamais comment commencer quand il s’agit de toi. Peut-être parce que chaque mot me semble trop faible pour contenir ce que je ressens réellement. Tu t’es glissé dans mes pensées sans prévenir, et maintenant, il suffit que je pense à ton regard, à ta voix, pour que tout le reste devienne secondaire.
Tu as cette manière étrange de me toucher sans même me frôler, de m’apaiser alors que je suis un chaos ambulant. À côté de toi, tout semble plus clair, plus simple, comme si le monde reprenait enfin une forme compréhensible. Tu arrives à faire taire mes tempêtes rien qu’en étant là.
Je me surprends à attendre ton pas, ton sourire rare, ton humour discret, même tes silences. J’ai parfois l’impression que tu me connais trop bien, trop vite… et c’est peut-être pour ça que tu m’intimides autant. Tu me regardes comme si tu voyais au-delà de ce que je montre, comme si tu lisais ce que moi-même j’essaie de cacher.
Je n’arrive pas à te dire tout ça en face. Alors je l’écris. Parce que j’ai besoin que tu saches que tu prends une place immense dans un cœur que je croyais fermé, ou du moins difficile d’accès. Avec toi, j’ai l’impression d’exister un peu plus. D’être plus forte, plus vraie.
Je ne te demande rien. Je ne veux t’imposer ni choix ni promesse. Je veux seulement déposer ces mots devant toi, en espérant qu’ils te touchent autant que ta présence m’a touchée.
Et si un jour tu doutes, souviens-toi simplement de ceci : je te choisis. Dans la lumière, dans l’ombre, dans le silence comme dans le tumulte. Je te choisis, encore et encore.
À toi.

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