Culture du vide
de
agneau

Je suis de mon coeur le vampire.
Ma situation indéniablement indicible se doit pourtant d'être racontée.
Le temps me manque, alors je serai bref.
Ivre de ma paresse, je m'adonne à de vilaines inepties.
Plus que l'ombre moi-même comme beaucoup d'autres d'ailleurs,
je suis ravi de vivre, que dis-je, de survivre dans le faux, l'artificel, le superflu, le néant.
La culture du vide me dégoûte tout autant qu'elle m'envoûte,
vicieuse monstruosité.
Elle est devenue cette excuse qui nous polarise.
Vivement que l'on se clive, que l'on s'iraelo-palestise.
Mais nous, alors ?
À force de se plaire dans la médiocrité de la pensée, aux bas-fonds de l'idiotie...
On dit de la propagande qu'elle est le fer de lance de la démocratie,
Nous mourrons chaque jour, sous les coups d'une arme plus mortelle encore que la guerre.
Les principes humains se perdent.
La tolérance se meurt.
Je n'ai plus que le verbe et la prose pour moi, pour me défendre.
Que ma pensée ne s'amenuise pas.
Que mon esprit ne s'éteigne pas.
Que ma flamme ne cesse de brûler.
Je scande ces mots, et puis, je retourne, comme tous les autres, au vide qui m'habite.
Voici venu le temps des valeurs de façade, des faux-semblants que j'incarne avec le dégoût le plus cordial qui soit : moi-même.
Table des matières
Commentaires & Discussions
| Culture du vide | Chapitre | 2 messages | 1 mois |
Des milliers d'œuvres vous attendent.
Sur l'Atelier des auteurs, dénichez des pépites littéraires et aidez leurs auteurs à les améliorer grâce à vos commentaires.
En rejoignant l'Atelier des auteurs, vous acceptez nos Conditions Générales d'Utilisation.
Déjà membre de l'Atelier des auteurs ? Connexion
