Larmes de pluie

Moins d'une minute de lecture

Il pleut sur la ville

Comme il pleut dans mon âme

Le moral est servile

Et rend la vie infâme

N'aurais tu pas un mot

Une phrase perdue

Qui rendrait plus beau

Ce malheur de rue

Transformant les sentiers

De terre en flaques noires

Recouvrant les graviers

Qui rayaient mon miroir



Sur les dalles glissantes

Les gouttes s'écrasent

La rivière gluante

Les fait muer en vase

Les seules épargnées

Sont celles qui perlent

Que le vent éloignait

Du temps qui déferle

Comme une vague sur le sable

Volant les coquillages

Qui sont indispensables

Pour préserver des âges

Ses légendes et ses rêves

Qui semblent naturels

Alors qu'ils les lèvent

Ses passants éternels

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