Oh temps,
Ta course folle m’a semée.
Le temps d’un simple espoir,
33 ans sont passés.
Je ne puis me résoudre à y croire,
Ton impatience m’a volé
Et ne m’a laissé en échange
Qu’une mémoire trouble, amputée.
Oh temps, si tu avais su patienter…
Tu as pris dans ta fougue une otage,
Une pauvre enfant apeurée.
Tes garanties, tes promesses, sont mirages.
Je le sais bien ; en réalité,
Comme l’innocence naïve et sauvage,
Tu disparais si tôt que tu nais