Liberté
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Les phares jumeaux se dressent sur l’océan
Veilleurs immobiles surveillant les navires
L’onde du soir traversée d’or scintillant
Emplit de mélancolie mon cœur qui chavire.
Ô immensité azurée, où mènes-tu
Nos regards épleurés ? Quel est cet horizon
Promettant mille libertés ? Mon âme émue
Par tant de beauté, déclame son oraison.
Vole ! Vogue ! Songe ! Plonge ! dans cette mer
À la main ! À pieds joints ! quitte cette terre.
Laisse-moi goûter à la douceur inconnue,
Qui s’épanouit dans les jardins d’autrui,
Au parfum des langues oubliées et perdues
Sur mon palais anesthésié par l’ennui.

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