Michel Berger : la dernière chanson avant la nuit.

Une minute de lecture

Il y a des amours qui s’éteignent à la manière d'une lumière qu’on oublie d’éteindre.

Michel Berger, lui, n’a pas eu le temps de fermer la porte. On raconte qu’il voulait partir — non pas pour une autre vie, mais pour une autre voix.
Une femme, ailleurs, dans un autre tempo. Peut‑être l’Amérique, peut‑être juste un mirage.

France Gall, elle, restait là, dans la maison où les refrains s’étaient tus.

Elle savait que l’amour se déplace sans prévenir. Mais elle n'ignorait pas que certaines musiques ne meurent pas  : elles continuent de tourner dans les chambres vides, dans les souvenirs qu’on n’a pas rangés.

Et quand le piano s’est arrêté, il n’y avait plus ni départ, ni retour. Seulement une chanson suspendue, comme un adieu qu’on n’a pas eu le temps d’écrire.

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