Chapitre 16 : La pinata écrit par Suzie

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Chapitre 16 : La pinata écrit par Suzie

Offrir ma vie à cet arbre qui n'avait rien à faire de moi ou me venger de toutes ces personnes qui m'avait mis dans cette situation ?

La plupart des gens s’imaginent que quand tu vis dans la rue, tu ne penses plus, tu n’as plus de sentiments qu’on peut appuyer sur la plaie béante du cœur sans crier douleur. C’est faux. Je saigne au fond de moi. La différence c’est que je ne suis plus en quête de dignité. Comme ma salope de femme, elle a foutu le camp. Ça ne sert plus à rien de lui courir après. La seule chose qui m’importe c’est que je sais qu’un jour Myriam me réclamera. Et ça me suffit. Et puis marre de ce costume de magicien. Heureusement en dessous j’ai mes vieux habits puants qui me tiennent chaud.

Regarde Jojo, je prends le couteau et je le déchire. Ah que ça fait du bien de se défouler sur ces fringues de malheur qui ont pu un instant me faire croire au bonheur ! Et tiens, voilà encore ! Et encore ! Et encore ! Des guenilles maintenant.

Ne me regarde pas comme ça Jojo, j’ai le droit d’éclater de rire non ? Non surtout pas ton regard de cocker triste qui semble dire. Il n’est pas seulement paumé mon maître, il est fou ! Non mon chien, j’ai juste envie de rire de mes malheurs pour une fois. Les autres le font bien pourquoi je m’en priverai ?

Tiens, tu vois Jojo ce costume en morceaux. Je vais en faire une pelote. Maintenant imagine que c’est mon ex et mon connard de frère. Je serre, serre, serre, serre jusqu’à ce qu’ils étouffent. Tu les vois bien tous les deux enlacés dans cette pelote bien ronde n’est-ce-pas et maintenant tu sais ce que je vais faire. Regarde. Je prends la corde, je l’accroche à la branche, puis je fais balancer la pelote au bout et avec le manche du couteau et je tape, tape, tape de toutes mes forces comme sur une piñata.

Jojo s’éloigne de l’arbre, effrayé par l’objet battu de tout coté.

Comme je te comprends Jojo. Ecarte-toi. C’est sûr que de celle-là il ne sortira pas de croquettes mais de la bonne bouse de vache ! Jojo semble avoir compris il aboie de rire. Ben voilà, je me sens mieux. On peut y aller maintenant. D’ailleurs j’aperçois le métro là-bas. Allez viens Jojo, on va s’y réchauffer.

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