Chapitre 4
Au début, il y crut.
Pas vraiment.
Pas totalement.
Mais suffisamment pour ne pas partir immédiatement.
C’était ça, le problème.
Pas la situation.
Pas la logique inexistante.
Pas même le fait qu’il venait d’embrasser un inconnu dans une tour remplie de livres.
Non.
Le problème, c’était cette seconde.
Cette infime seconde où il avait hésité.
Raven resta immobile, dos contre le mur, les bras croisés, comme si le simple fait de ne pas bouger pouvait remettre les choses à leur place.
Son regard glissa vers Raiponce.
Toujours là.
Debout.
Calme.
Trop calme.
Comme si rien n’était urgent.
Comme si rien ne venait de se produire.
« …C’est une coïncidence, » dit Raven.
Sa voix était posée.
Contrôlée.
Presque crédible.
Raiponce inclina légèrement la tête.
« Les observations suggèrent une corrélation. »
Raven ferma les yeux une seconde.
« Non. »
Silence.
« C’est une coïncidence. »
Raiponce ne répondit pas.
Évidemment.
Raven détourna le regard.
Il n’aimait pas cette manière de le fixer.
Pas parce que c’était hostile.
Mais parce que ça ne l’était pas du tout.
C’était pire.
C’était précis.
Il inspira.
Puis regarda la porte.
Il pouvait partir.
C’était simple.
Ridiculement simple.
Il avait déjà fait bien pire pour s’en sortir.
Il fit un pas.
Raiponce ne bougea pas.
Rien.
Pas de réaction.
Raven fit un deuxième pas.
Toujours rien.
Un troisième.
Toujours.
« Attendez. »
Raven s’arrêta.
Lentement.
Il tourna la tête.
Raiponce avait avancé.
Un seul pas.
Et il s’était arrêté.
Sa main était remontée à sa gorge.
Son souffle, irrégulier.
Raven resta figé.
« …Refais. »
Raiponce ne répondit pas.
Il fit un pas en arrière.
Respira.
Normalement.
Puis un pas en avant.
Son souffle se coupa.
Instantanément.
Raven sentit quelque chose se tendre dans sa poitrine.
Pas de la peur.
Pas encore.
Mais...
quelque chose.
« …Non. »
Raiponce recula.
Respira.
Avança.
Suffoqua.
Recule.
Respire.
Encore.
Toujours pareil.
Raven regardait.
Sans bouger.
Sans intervenir.
Ses pensées allaient vite.
Trop vite.
« C’est un truc physique, » dit-il. « Un genre de crise. »
Raiponce répondit calmement :
« Elle dépend de ma distance par rapport à vous. »
Raven secoua la tête.
« Non. »
« Si. »
« Non. »
Silence.
Raven détourna les yeux.
Regarda la porte.
Encore.
Il pouvait partir.
Toujours.
Il le savait.
Il n’y avait rien qui l’en empêchait.
Rien.
Il fit un pas.
Puis un deuxième.
Derrière lui,
Raiponce ne bougea pas.
Pas tout de suite.
Puis...
il avança.
Un seul pas.
Et son souffle se brisa.
Raven s’arrêta net.
Sans réfléchir.
Sans décider.
Seulement...
arrêté.
Il ferma les yeux.
« …Non. »
Un souffle.
Lent.
« Non. »
Il resta là.
Figé.
Puis se tourna lentement.
Raiponce s’était reculé.
Respirait à nouveau.
Calme.
Comme si rien n’était dramatique.
Raven le fixa.
« Si je pars… »
Raiponce répondit simplement :
« Je meurs. »
Pas d’émotion.
Pas de panique.
Juste un fait.
Raven resta silencieux.
Puis eut un rire bref.
Sec.
« Génial. »
Il passa une main dans ses cheveux.
« Vraiment génial. »
Il fit quelques pas.
Dans la pièce.
Pas vers la sortie.
Juste...
pour bouger.
« C’est pas mon problème. »
Raiponce inclina légèrement la tête.
« C’est une affirmation. »
« Oui. »
« Elle est-elle exacte ? »
Raven s’arrêta.
Se tourna vers lui.
« Je te connais pas. »
« C’est exact. »
« J’étais pas censé être là. »
« Probablement. »
« Et ça— »
Il désigna vaguement la situation.
« C’est pas ma faute. »
Raiponce réfléchit.
Puis répondit :
« C’est possible. »
Silence.
Raven le fixa.
« Tu pourrais au moins essayer de te défendre un peu. »
« Pourquoi ? »
« Parce que ta vie dépend de moi. »
Raiponce pencha légèrement la tête.
« C’est un fait. »
« Et ça te dérange pas ? »
Raiponce prit le temps de réfléchir.
Vraiment.
Puis dit :
« Je ne sais pas encore. »
Raven resta immobile.
Puis lâcha, plus bas :
« T’es pas normal. »
« C’est probable. »
Un silence.
Plus long.
Raven regarda la porte.
Encore.
Toujours.
Il pouvait partir.
Il le savait.
C’était facile.
Juste...
ne pas regarder.
Ne pas penser.
Comme d’habitude.
Il fit un pas.
Puis s’arrêta.
Encore.
Sa mâchoire se crispa.
« …Putain. »
Il recula brusquement.
Comme si ça l’énervait.
« C’est débile. »
Silence.
« C’est complètement débile. »
Raiponce le regardait.
Toujours.
« Vous ressentez une contradiction. »
Raven éclata d’un rire sec.
« Non. Je ressens surtout que j’ai pas envie de gérer ça. »
« Et pourtant vous restez. »
« Parce que— »
Il s’interrompit.
Serra les dents.
« Parce que c’est pas… »
Il passa une main sur son visage.
Encore.
Puis lâcha :
« Je vais pas te tuer. »
Le mot resta.
Là.
Brut.
Simple.
Raiponce inclina légèrement la tête.
« Ce n’était pas une hypothèse que j’avais formulée. »
Raven eut un rire sans joie.
« Ouais. Bah maintenant c’est fait. »
Silence.
Puis, plus bas :
« J’ai peut-être aucun problème à partir… »
Il regarda la porte.
Puis Raiponce.
« Mais j’ai pas envie de te regarder crever pour ça. »
Raiponce observa cette phrase.
Comme une donnée nouvelle.
Une anomalie.
Quelque chose qui ne rentrait pas encore dans ses modèles.
Raven, lui, s’appuya contre le mur.
Fatigué.
Agacé.
Coincé.
« Génial, » murmura-t-il. « Vraiment génial. »
Le silence retomba.
Mais cette fois, il n’était plus neutre.
Il était… partagé.
Raven resta appuyé contre le mur quelques secondes de plus.
Le temps de faire redescendre ce truc dans sa poitrine.
Pas la peur.
Pas encore.
Mais quelque chose qui s’en rapprochait un peu trop pour être confortable.
Il expira lentement.
Puis se redressa.
« Ok. »
Raiponce releva les yeux vers lui.
« Nous changeons de stratégie ? »
Raven leva une main.
« Toi. Tu parles plus comme ça. »
Silence.
« Comme quoi ? »
« Comme si t’étais un livre. »
Raiponce réfléchit.
« C’est une manière de structurer mes pensées. »
« Bah structure-les autrement. »
« Je peux essayer. »
Raven hocha la tête.
« Bien. »
Il fit quelques pas.
Pas vers la porte.
Juste pour occuper l’espace.
Reprendre un rythme.
« On va faire simple. »
Il s’arrêta devant lui.
« Qu’est-ce que tu sais du monde ? »
Raiponce ne répondit pas immédiatement.
Il sembla… trier.
Comme s’il cherchait la meilleure réponse possible.
« Le monde est vaste. »
Raven ferma les yeux une seconde.
« Non. On va éviter ça. »
Raiponce cligna des yeux.
« Éviter quoi ? »
« Les phrases inutiles. »
Silence.
« D’accord. »
Raven croisa les bras.
« Est-ce que t’as déjà vu quelqu’un d’autre que moi ? »
« Non. »
« Jamais ? »
« Non. »
« Donc tout ce que tu sais… »
« Provient de mes lectures. »
« Évidemment. »
Raven passa une main dans ses cheveux.
« Ok. Les gens. Tu sais comment ça fonctionne ? »
Raiponce inclina la tête.
« Ils interagissent. »
« Merci. »
« Ils forment des groupes. »
« Encore mieux. »
« Ils développent des attachements. »
Raven le fixa.
« Et ? »
Raiponce hésita.
« Ils ressentent des émotions. »
« Oui. »
« Qui influencent leurs décisions. »
Raven hocha lentement la tête.
« Bon. Déjà, t’as pas tout faux. »
Raiponce sembla légèrement satisfait.
« C’est cohérent avec les observations textuelles. »
Raven soupira.
« On va y arriver. »
Il fit quelques pas.
Puis se tourna à nouveau vers lui.
« Les règles sociales. Tu connais ? »
« Partiellement. »
« Donne un exemple. »
« Il est généralement recommandé de ne pas voler. »
Raven eut un sourire sec.
« Ouais. “Recommandé”. »
« C’est une norme. »
« C’est une loi. »
« Les deux peuvent coexister. »
Raven haussa un sourcil.
« T’es insupportable. »
« C’est possible. »
Un silence.
Raven observa Raiponce.
Vraiment.
Ses gestes.
Sa posture.
Sa manière de parler.
Tout était… trop propre.
Trop droit.
Trop pensé.
Comme quelqu’un qui avait appris le monde sans jamais le vivre.
« Ok. Autre question. »
Raiponce attendit.
« Si quelqu’un te doit quelque chose… tu fais quoi ? »
Raiponce réfléchit.
« Je n’ai pas d’expérience directe de ce type de situation. »
« Imagine. »
« Je peux formuler une hypothèse. »
« Vas-y. »
« Je demanderais une compensation équivalente. »
Raven eut un léger rire.
« Équivalente à quoi ? »
« À la valeur de ce qui est dû. »
« Et tu la mesures comment ? »
Silence.
Raiponce réfléchit plus longtemps cette fois.
« Je ne sais pas. »
Raven hocha lentement la tête.
« Voilà. »
Il fit un geste vague.
« Ça, c’est le monde réel. »
Raiponce le regarda.
« L’incertitude ? »
« Non. »
Raven eut un sourire bref.
« Le fait que rien n’est équivalent. »
Silence.
Raiponce sembla absorber l’idée.
« Donc les interactions ne sont pas équilibrées. »
« Jamais. »
« C’est inefficace. »
« C’est humain. »
Un silence.
Raiponce observa Raven.
Différemment.
Comme si cette phrase contenait quelque chose d’important.
Quelque chose qu’il n’avait jamais rencontré dans ses livres.
Raven, lui, reprit :
« Ok. Maintenant, plus important. »
Il le fixa.
« Si t’es avec quelqu’un… et que cette personne peut te tuer sans le vouloir… »
Raiponce cligna des yeux.
« Techniquement, vous pouvez— »
« Je parle de toi. »
Silence.
Raiponce réfléchit.
« Cela dépend de l’intention. »
« Non. »
« Si. »
« Non. »
Raven s’approcha légèrement.
« Si je pars, tu meurs. »
Raiponce hocha la tête.
« Oui. »
« Donc ? »
Silence.
Raiponce répondit calmement :
« Vous choisissez de ne pas partir. »
Raven resta immobile.
Puis lâcha :
« Pourquoi ? »
Raiponce inclina la tête.
« Parce que vous avez exprimé que vous ne souhaitiez pas me tuer. »
« C’est pas une réponse. »
« C’en est une. »
Raven secoua la tête.
« Non. C’est… »
Il s’interrompit.
Agacé.
« C’est trop simple. »
Raiponce le regarda.
« La complexité n’est pas toujours nécessaire. »
Raven eut un rire bref.
« Ouais. »
Silence.
Puis, plus bas :
« Ou alors t’as juste aucune idée de ce que ça implique. »
Raiponce réfléchit.
Puis répondit :
« C’est probable. »
Raven détourna le regard.
Regarda la porte.
Encore.
Toujours.
Puis revint à lui.
« Dernière question. »
Raiponce attendit.
« Le baiser. »
Silence.
« Tu sais ce que c’est ? »
Raiponce hésita.
« Théoriquement. »
« Théoriquement. »
« C’est un contact entre deux personnes, généralement associé à— »
« Stop. »
Raven leva une main.
« Dans la réalité. »
Silence.
Raiponce réfléchit.
Plus longtemps.
Puis dit :
« Je n’ai pas d’expérience. »
Raven le fixa.
Puis lâcha, presque malgré lui :
« Ouais. J’avais compris. »
Un silence retomba.
Mais il n’était plus le même.
Parce que maintenant...
Raven savait.
Pas tout.
Mais suffisamment.
Raiponce ne comprenait pas le monde.
Pas vraiment.
Et pourtant...
c’était lui qui venait de décider de rester.
Raven passa une main dans ses cheveux.
« Génial. »
Puis, plus bas :
« Vraiment génial. »
Et pour la première fois...
il ne savait pas du tout comment gérer la suite.
Le silence dura plus longtemps cette fois.
Pas vide.
Chargé.
Raven ne parlait plus.
C’était mauvais signe.
Il fixait un point dans la pièce, quelque part entre le sol et le mur, sans vraiment le voir. Ses doigts tapotaient légèrement contre son bras, un rythme irrégulier qui trahissait ce qu’il essayait encore de contenir.
Il réfléchissait.
Et ce n’était pas le genre de réflexion propre, structurée.
C’était brut.
Rapide.
Instinctif.
Sortir.
Tester.
Comprendre.
Se débarrasser du problème.
Ses yeux glissèrent vers Raiponce.
Toujours là.
Calme.
Disponible.
Comme s’il attendait simplement qu’on lui donne une direction.
Comme s’il n’avait aucune raison d’en avoir une lui-même.
Raven détourna le regard.
Non.
Il ne pouvait pas rester comme ça.
Il n’allait pas rester là.
Pas pour ça.
Il passa une main dans ses cheveux.
« Ok. »
Raiponce releva immédiatement les yeux.
« Vous avez une conclusion ? »
« Non. »
Raven secoua la tête.
« Mais j’ai des idées. »
Silence.
Raiponce sembla intéressé.
« De quel type ? »
Raven eut un sourire bref.
Pas vraiment rassurant.
« Du type qui m’arrange. »
Raiponce inclina légèrement la tête.
« Cela implique-t-il un risque pour moi ? »
Raven ne répondit pas tout de suite.
Puis :
« Probablement. »
Silence.
Raiponce sembla réfléchir.
« C’est cohérent. »
Raven eut un rire sec.
« T’es vraiment pas fait pour survivre. »
« C’est possible. »
Raven recommença à marcher.
Lentement.
Mesurant l’espace.
Mesurant la distance.
Toujours cette foutue distance.
Dix mètres.
Il la voyait presque.
Comme une ligne invisible tracée dans la pièce.
Comme une règle stupide qui venait de s’imposer à lui sans demander son avis.
Il s’arrêta.
Regarda la porte.
Puis Raiponce.
Puis de nouveau la porte.
Solution simple : partir.
Il la connaissait déjà.
Il l’avait envisagée.
Rejetée.
Pas par morale.
Pas vraiment.
Par… refus.
Un refus instinctif.
Il serra la mâchoire.
Il va mourir.
L’idée revint.
Clair.
Net.
Sans détour.
Raven détourna immédiatement le regard.
« Non. »
Plus bas.
« Pas ça. »
Raiponce le regardait.
« Vous rejetez une option. »
« Oui. »
« Pour quelle raison ? »
Raven eut un rire sans joie.
« Parce que j’ai pas envie de me retrouver avec un cadavre sur la conscience. »
« La conscience est une notion abstraite. »
« Merci. »
Raven leva les yeux au ciel.
« Super utile. »
Silence.
Il recommença à réfléchir.
Autrement.
Transférer.
Le mot apparut.
Simple.
Logique.
Efficace.
Ses yeux se plissèrent légèrement.
« Ok… »
Raiponce pencha légèrement la tête.
« Vous avez identifié une alternative. »
Raven ne répondit pas immédiatement.
Il regardait maintenant Raiponce autrement.
Plus comme une personne.
Pas encore.
Mais plus comme un problème non plus.
Comme...
une variable.
« Si ça marche comme je pense… »
Silence.
« Ça veut dire que c’est pas moi le problème. »
Raiponce attendait.
« C’est le lien. »
« Oui. »
« Et si le lien peut se créer… »
Raven marqua une pause.
« Il peut peut-être se déplacer. »
Raiponce réfléchit.
« Comme précédemment. »
Raven hocha légèrement la tête.
« Exactement. »
Un silence.
Raiponce demanda :
« Vous envisagez de reproduire l’interaction avec une autre personne. »
Raven eut un sourire.
Cette fois un peu plus franc.
« T’apprends vite. »
« C’est logique. »
« Ouais. »
Raven passa une main sur sa nuque.
« Donc… »
Il regarda la porte.
Puis Raiponce.
Puis l’espace entre eux.
« Il suffit de trouver quelqu’un. »
Raiponce sembla analyser cette idée.
« Et de recréer les conditions. »
« Oui. »
« Cela implique un transfert. »
« Oui. »
« Et donc une conséquence pour cette personne. »
Silence.
Raven haussa légèrement les épaules.
« Oui. »
Raiponce le regarda.
Plus longtemps cette fois.
« Vous êtes prêt à cela. »
Ce n’était pas une question.
Raven soutint son regard.
Un instant.
Puis détourna les yeux.
« Je suis prêt à pas rester coincé ici. »
Silence.
Raiponce réfléchit.
« Cela implique de déplacer le problème sans le résoudre. »
« Bienvenue dans le monde réel. »
Un silence.
Plus lourd.
Raiponce observa Raven.
Comme s’il essayait de comprendre quelque chose de plus profond que les mots.
Quelque chose qui ne se trouvait pas dans ses livres.
Raven, lui, continua :
« Après… »
Il s’arrêta.
Une hésitation.
Brève.
Presque invisible.
« Faut encore vérifier que ça marche. »
Raiponce inclina la tête.
« Vous n’en êtes pas certain. »
« Non. »
« Et si cela échoue ? »
Raven eut un léger sourire.
« On improvisera. »
Silence.
Raiponce sembla intégrer cette réponse.
« L’improvisation implique un risque élevé. »
« Oui. »
« Cela ne vous dérange pas. »
« Non. »
Un silence.
Puis Raiponce dit calmement :
« Cela me dérange légèrement. »
Raven eut un rire bref.
« Ouais. J’imagine. »
Silence.
Puis, plus bas :
« T’inquiète. »
Il haussa les épaules.
« Je vais pas te balancer au premier venu. »
Pause.
« Faut que ça reste crédible. »
Raiponce cligna des yeux.
« Crédible ? »
« Oui. »
Raven eut un sourire en coin.
« Les gens sont cons, mais pas à ce point. »
Silence.
Raiponce le regardait.
Toujours.
Mais cette fois ;
avec quelque chose de nouveau.
Pas de la peur.
Pas vraiment.
Mais une forme de compréhension.
Incomplète.
Fragile.
Raven, lui, se détourna.
Regarda la porte.
Encore.
Toujours.
Mais cette fois,
ce n’était plus une sortie.
C’était un plan.

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